Norma
Opéra (1831) de Vincenzo Bellini
Livret de Felice Romani, d’après la tragédie Norma ou l’Infanticide d’Alexandre Soumet
Direction musicale Nir Kabaretti
Concept et mise en espace Paul-Émile Fourny
Costumes Giovanna Fiorentini
avec Claudia Pavone, Na’ama Goldman, Nikolai Schukoff, Nicolas Cavallier
Chœur de l’Opéra-Théâtre de l’Eurométropole de Metz • Orchestre national de Metz Grand Est
Nouvelle production de l’Opéra-Théâtre de l’Eurométropole de Metz
Opéra en version semi-scénique, en italien – L’action se situe dans la Gaule romaine. Norma, grande prêtresse, a été la maîtresse de Pollione, proconsul romain dont elle a eu deux enfants. Mais celui-ci est tombé amoureux d’une jeune vierge du temple, Adalgisa. D’abord furieuse et vengeresse, Norma finit par avouer sa propre faute et est condamnée au bûcher, suivie de Pollione.
Né à Catane en Sicile le 3 novembre 1801 au sein d’une famille de musiciens aux revenus modestes, Vincenzo Bellini fait montre d’aptitudes exceptionnelles. Bourreau de travail, exigeant autant avec lui-même qu’avec les autres, il tient à tout superviser, de la rédaction du livret à la mise en scène, des répétitions des chanteurs à celles de l’orchestre.
Grâce à La Sonnambula, créée au Teatro Carcano de Milan le 6 mars 1831, il fera résonner son nom aux quatre coins de l’Europe. Suivra Norma, dont la première, mal préparée, le 26 décembre 1831 à la Scala de Milan, fut un véritable naufrage. Mais cette œuvre ne tardera pas à devenir un grand chef-d’œuvre, et le plus reconnu de nos jours ; considéré comme l’ouvrage-phare du compositeur, il marque une étape importante dans l’histoire de l’opéra.
Norma, partout surnommé le “rôle des rôles”, s’est vu servi par les plus grandes cantatrices à travers le monde. D’une exigence exceptionnelle, il demande à la fois la plus virtuose des techniques lyriques et les plus profondes vibrations de tragédienne. Vocalement, il requiert tant l’extrême agilité des notes aiguës que la rondeur sombre des notes graves. Ce rôle, Maria Callas l’a endossé plus de soixante-dix fois, immortalisant le souvenir de son interprétation.
Point culminant de l’œuvre, le célébrissime “Casta Diva“, incantation à la lune et prière à la “chaste déesse”, constitue l’exemple majeur de l’art du belcanto, où le texte épouse la mélodie dans un juste équilibre entre chant et interprétation dramatique.
Réservations : Guichets, Office de Tourisme-Agence Inspire Metz – 2 place d’Armes, Metz • opera.eurometropolemetz.eu • +33 (0)3 57 88 36 66 • billetthea@eurometropolemetz.eu
20 h – Vendredi 6 mars
15 h – Dimanche 8 mars


