Monumental

Monumental

Au cœur de Strasbourg, Terra Alsatia, spectacle mis en scène par Damien Fontaine, promet en l’église Saint-Paul un voyage visuel et sonore unique à travers l’histoire et le temps.

Terra Alsatia

Note d’intention de Damien Fontaine, metteur en scène

En 2019, un concept inédit de spectacle immersif et vivant a vu le jour au cœur de la basilique de Domrémy.
Cette première expérience à grande échelle dans un édifice religieux a marqué le point de départ d’une aventure artistique ambitieuse.
Compte tenu du succès des premières réalisations de ce type, le projet s’est rapidement étendu à travers la France, notamment à Paris, Lyon, Metz, Nancy, Mulhouse mais également à l’international, à Bogotá, Jérusalem, Moscou, Bâle…
Mon ambition est de créer des instants d’émotion et de communion autour d’événements humains forts et mémorables.
Les églises et cathédrales se transforment alors en un écrin visuel monumental.
Des images et tableaux animés sont projetés sur l’ensemble des murs, en parfaite harmonie avec l’architecture des lieux.
Chaque espace – nefs, chœurs, voûtes et transepts – se métamorphose en un décor immersif à 360°.
Jeux de lumière, trompe-l’œil et projections dialoguent avec le jeu des acteurs.
Des artistes et figurants donnent vie à des récits écrits spécifiques à chaque édifice.
Chaque création est donc conçue sur mesure, tant sur le plan narratif que scénographique.
Il s’agit d’un véritable travail de « haute couture », et non d’une simple adaptation de spectacles existants.
À Strasbourg, l’église réformée Saint-Paul accueillera une création immersive inédite.
Le projet associe des bénévoles de tous horizons et de tout âge afin de former une véritable communauté.

Synopsis

Au lendemain de la guerre de 1870, Strasbourg bascule. Les frontières changent, les familles se fracturent, les loyautés se déchirent. Tandis que certains quittent l’Alsace, d’autres choisissent de rester et de bâtir une région nouvelle. Celle à l’image des tailleurs de pierre qui élèvent l’église Saint-Paul sur les rives de l’Ill, des dockers et négociants du Port du Rhin en plein essor, ou des grandes dynasties agricoles à l’origine des houblonnières et de l’âge d’or brassicole.
Mais derrière cette prospérité naissante se cachent tensions, rivalités et secrets enfouis.
Dans l’écrin monumental de l’église Saint-Paul, Terra Alsatia plonge le spectateur au cœur de ces destins entremêlés d’hommes et de femmes ballottés au gré des guerres de 1870 à 1945, sur fond d’exode, de trahisons mais aussi d’amour, de réconciliation et de spiritualité.
Avec Terra Alsatia, Strasbourg devient ici le miroir d’une Europe en mouvement, oscillant entre frontières, ambitions et identités partagées, là où chaque vie raconte un morceau de notre mémoire commune.

Renseignements et billetterie en ligne : terra-alsatia.fr
De 29,90 à 39,90 € (pass-famille possible)
2 séances par jour – Durée : 1 h 15
Du 28 février au 29 mars

La belle affiche

La belle affiche

Verdi, Bellini, Haydn, Camus, Franck, Christe… De mars à mai, l’Opéra-Théâtre de l’Eurométropole de Metz enchaîne les noms prestigieux dans un programme qui l’est tout autant !   

Saison 2025/26 Hors les murs

Norma

Vincenzo Bellini
Opéra version semi-scénique – Norma ou le chef-d’oeuvre du bel canto. Et pourtant, comme Carmen ou Madama Butterfly, l’opéra de Bellini fut d’abord un échec à sa création, avant de conquérir les scènes du monde entier. Désormais considéré comme l’ouvrage-phare du compositeur, il marque une étape importante dans l’histoire de l’opéra. L’action se situe dans la Gaule romaine. Norma, grande prêtresse, a été la maîtresse de Pollione, proconsul romain dont elle a eu deux enfants. Mais celui-ci est tombé amoureux d’une jeune vierge du temple, Adalgisa. D’abord furieuse et vengeresse, Norma finit par avouer sa propre faute et est condamnée au bûcher, suivie de Pollione.
Arsenal Jean-Marie Rausch, Metz
20 h – Vendredi 6 mars  / 15 h – Dimanche 8 mars

L’Étranger

Albert Camus
Théâtre jeune public – Un spectacle qui donne à voir et à entendre les mots d’un auteur majeur de la littérature contemporaine française, Albert Camus, en conviant tous les arts : musique, danse et théâtre. L’action se déroule à Alger, en Algérie Française. S’exprimant à la première personne, Meursault fait l’inventaire de ce qui l’a amené à assassiner un jeune Arabe, un jour de grand soleil sur la plage, et du procès qui a suivi. Le succès du roman de Camus emmène le lecteur-spectateur en le plaçant au «coeur» du personnage de Meursault, partageant ainsi la «peau» du personnage dans la vérité de sa vie et le refus du mensonge.
Conservatoire à Rayonnement Régional, Metz
15 h – Samedi 7 mars

Apéritifs-concerts thématiques

Choeur de l’Opéra-Théâtre de l’Eurométropole de Metz
Chapelle Saint-Blandine, Metz
19 h – Les 17, 24 et 31 mars

Les Béatitudes

César Franck
Oratorio, concert de Pâques – César Franck considérait Les Béatitudes comme son oeuvre majeure. Organiste de Sainte-Clotilde et fervent catholique, il travaille durant dix ans (de 1869 à 1879) à cette partition qui renouvelle de manière originale le genre de l’oratorio. De son vivant, il n’a malheureusement jamais pu en entendre une exécution intégrale avec orchestre. Les Béatitudes sont l’expression de la foi extrêmement profonde du compositeur, transformant sa prière en musique. C’est ce qui donne toute sa valeur et sa grandeur à cette oeuvre rare, magistrale, ardente et engagée.
Cathédrale Saint-Étienne, Metz
20 h – Vendredi 10 avril

Les sept dernières paroles du Christ en croix

Joseph Haydn
Oratorio version pour piano – Commandée en 1786 à Haydn par l’église Santa Cueva de Cadix, en Espagne, Les sept dernières paroles du Christ en croix existent sous quatre formes différentes : version pour orchestre, pour quatuor à cordes, pour solistes, choeur et orchestre, et enfin pour piano. Cet oratorio est unique dans l’histoire de la musique : sept méditations sur chacune des dernières paroles du Christ, précédées d’une ouverture et d’un final illustrant le tremblement de terre suivant sa mort. Une des partitions les plus inspirées et émouvantes de Haydn, dont les paroles accentuent encore la force dramatique.
Basilique Saint-Vincent, Metz
20 h – Du 15 au 18 avril / 15 h – Dimanche 19 avril

SYNC / Purcell Pieces

Un programme associant deux ballets du chorégraphe néerlandais Nils Christe. Présenté sur une musique du compositeur minimaliste italien Ludovico Einaudi, SYNC, qui signifie synchronisation, syncope et être synchronisé, est une pièce rythmée et intense qui allie techniques de danse classique et moderne. Nils Christe y élargit l’image du corps humain en utilisant une poutrelle comme partie intégrante de sa chorégraphie. Dans Purcell Pieces, il transpose différentes compositions du grand compositeur baroque anglais Henry Purcell en une danse contemporaine captivante.
NEC, Marly
20 h – Vendredi 24 et samedi 25 avril / 15 h – Dimanche 26 avril

Messa da Requiem

Giuseppe Verdi
Une des oeuvres les plus puissantes de la musique classique. En pleine gloire et après le succès de Aïda, Verdi compose cette messe en hommage à son ami poète Alessandro Manzoni, dont la mort en 1873 l’a profondément affecté. L’oeuvre est présentée à Milan un an après, dirigée par le compositeur lui-même. C’est un énorme succès. Ce requiem reprend le déroulé propre à la liturgie catholique romaine, avec une dimension dramatique quasi opératique. Par sa force et sa dimension spectaculaire, il s’impose comme un chef-d’oeuvre absolu.
Arsenal Jean-Marie Rausch, Metz
20 h – Samedi 2 mai / 15 h – Dimanche 3 mai

Opéra-Théâtre de l’Eurométropole de Metz
Réservations : Guichets, Office de Tourisme-Agence Inspire Metz
2 place d’Armes, Metz • opera.eurometropolemetz.eu • +33 (0)3 57 88 36 66 billetthea@eurometropolemetz.eu

Haut de gamme 

Haut de gamme 

Le prochain concert d’ALMC vous donne rendez-vous avec Jean-François Heisser et le Quatuor à cordes Talich pour une soirée pleine de fougue avec le meilleur de la musique espagnole et le fabuleux quintette de Brahms ! 

Jean-François Heisser, piano – Quatuor Talich

Voici un concert pas tout à fait comme les autres. En effet Jean-François Heisser sera seul en scène pour la 1ère partie pendant laquelle il va nous faire partager sa passion pour la musique espagnole avec les très belles oeuvres de Mompou, Falla et Albeniz. Il sera ensuite rejoint en 2e partie par le célèbre Quatuor Talich pour faire exploser le magnifique et fougueux quintette en fa mineur de Johannes Brahms.

Jean-François Heisser est un “artiste complet», expression qui prend tout son sens avec le pianiste, chef d’orchestre, pédagogue à la vaste culture et à la curiosité sans cesse en éveil. Loin de toute attitude démonstrative, il est de ceux qui transmettent la musique par la sobriété et l’efficacité de son jeu. À l’école d’une pudeur et d’une humilité revendiquées, il se tient à distance des injonctions du marketing. Depuis des années, le musicien creuse un chemin singulier marqué à la fois par la transmission d’un héritage et l’exploration de nouveaux territoires, ponctué par une production discographique qui fait souvent référence.

Depuis plusieurs décennies, le mythique Quatuor Talich est internationalement reconnu comme l’un des plus beaux ensembles de musique de chambre d’Europe et l’incarnation de la grande tradition musicale tchèque. La personnalité de l’ensemble révèle une permanence de styles : expressivité spontanée, délicieuse imprévisibilité des intonations, accentuations justes des rythmes populaires, absolue précision et, tout autant, sensation d’une fragilité miraculeuse.
20 h – Lundi 2 mars

Salle Poirel, Nancy
3 rue Victor Poirel 

almc.fr
Tarifs : Cat A 39 € – Cat B 32 € – Moins de 18 ans et étudiants moins de 26 ans : 5,90 € (sur justificatif)

Billetterie : poirel.nancy.fr

Damien Fontaine met en lumière l’église Saint-Nicolas de Neufchâteau

Damien Fontaine met en lumière l’église Saint-Nicolas de Neufchâteau

Nous nous sommes rendus à Neufchâteau pour rencontrer Damien Fontaine, créateur du spectacle Le Crépuscule des Pierres, un concept immersif et participatif du 13 février au 8 mars à l’Église Saint-Nicolas de Neufchâteau. Entre thriller historique, enquête interactive et mise en lumière du patrimoine, il nous dévoile les coulisses d’une expérience où le public devient acteur de l’histoire. #Anaïs Henry

Pourriez-vous tout d’abord nous présenter Le Crépuscule des Pierres ?

Le Crépuscule des pierres, c’est un spectacle immersif qui va se dérouler dans l’église Saint-Nicolas de Neufchâteau. Un spectacle qui est à la fois immersif sur le plan audiovisuel, c’est-à-dire qu’on va être ceinturé d’images et de sons : le spectateur va être véritablement au cœur d’un océan de lumières et d’images. Mais c’est aussi et surtout — et c’est ce qui fait la nouveauté singulière ici — un spectacle participatif et interactif.

Le Crépuscule des pierres, c’est une enquête. C’est une sorte de thriller/polar au cours duquel le public — qui va être muni d’un boîtier — va donc pouvoir interagir, à certains moments donnés du spectacle, pour choisir des embranchements narratifs, se dire : on va dans telle ou telle direction de l’histoire.
Le spectacle n’est pas écrit à l’avance. C’est véritablement le public qui intervient, qui fait ses choix et qui décide du continuum scénaristique du spectacle.


Pourquoi avoir choisi le XIII° siècle et le chantier de l’église comme point de départ ?

Le spectacle s’articule au départ au XIIIᵉ siècle, puisque le point d’ancrage du spectacle, c’est un incendie survenu dans l’église ; un incendie au cours duquel le contremaître — celui qui préside aux chantiers de construction d’église à l’époque — disparaît dans des circonstances assez mystérieuses. En tout cas, il est retrouvé pendu, et ça va donner lieu à une série de crimes, de meurtres inexpliqués, qui vont traverser le temps et les époques.
La personne qui accueille le public le soir des représentations, c’est Anne de la Tour, qui est persuadée que la prochaine victime, ce sera ni plus ni moins qu’elle. Du coup, elle demande au public de l’aider dans cette enquête qui commence donc en 1272 et qui, elle l’espère, va trouver son heureux épilogue en 2026.


Comment travaillez-vous l’acoustique, la lumière et la projection dans un lieu patrimonial ?

L’idée, c’est de donner à voir un regard très, très, très singulier par rapport au lieu. De transformer l’église en écrin, en un décor qui prolonge le jeu des acteurs, des comédiens sur scène, ou alors d’avoir carrément des séquences très visuelles, très spectaculaires, qui vont venir prolonger ce qui se joue auprès des spectateurs.
La lumière se conjugue à l’image et, bien sûr, au son, et je dirais qu’elle est mise en œuvre de façon à recréer un espace autour des spectateurs.


“Et si les murs pouvaient parler ?” : qu’est-ce que ces murs “racontent” selon vous ?

Ce qui est intéressant dans l’église de Neufchâteau, c’est qu’elle mélange finalement plusieurs périodes architecturales : le roman, le gothique. Et on voit dans l’église le geste des bâtisseurs successifs qui se sont relayés.
Et justement, ces murs racontent une sorte de secret qui serait encore prisonnier de la pierre. Et ce secret, ils ont envie de le partager avec les spectateurs : c’est ce qui sera révélé à la toute fin du spectacle.

Tout dépend de l’histoire de cette église, qui donne à voir des pans de notre histoire, et c’est comme ça que l’église se transforme en un Paris des années 1910, en l’intérieur de Versailles à la fin du XVIIᵉ siècle, etc. On est, je le disais bien sûr, au Moyen Âge ; on peut se retrouver durant la Révolution ; il y a même un moment donné où l’on est plongé en 1968, au cœur d’une boum. Pourquoi ? Parce que l’enquête que mène Anne de La Tour aujourd’hui fait finalement écho à d’autres enquêtes passées.
Et c’est elle qui a collecté toutes ces choses. Et c’est elle qui essaye de trouver finalement tous les liens manquants entre différentes affaires, et en quoi elle, Anne de La Tour, est possiblement cette dernière.


Comment répétez-vous un spectacle qui peut changer selon les choix du public ?

C’est toute la singularité du spectacle. C’est-à-dire qu’effectivement, on a ces embranchements narratifs où les comédiens professionnels ne savent pas eux-mêmes, entre deux scènes concernées par des choix, ce qui va se passer par la suite — et les figurants également.

C’est-à-dire qu’il est demandé — par exemple — à un moment donné de choisir entre la période révolutionnaire et la période Louis XIV. Ce sont deux dossiers qui sont posés sur le bureau d’Anne de La Tour, et elle demande aux spectateurs de faire un choix entre le dossier « 1 » et le dossier « 2 ». Les gens votent sur leur boîtier « 1 » ou « 2 », et selon l’un ou l’autre, on va dans telle ou telle époque. Les figurants en coulisses se préparent avec une base de costumes, et ils ont ensuite quelques secondes pour compléter le costume.

Si on est pendant la Révolution, on tombe en plein procès révolutionnaire ; et si on est à l’époque de Louis XIV, on est dans les rues de Paris et on rencontre une cartomancienne. Ce sont vraiment des choses totalement différentes ; donc les figurants et comédiens professionnels doivent intégrer à l’avance le fait que ces embranchements vont nécessiter des choses un peu particulières, et ils se préparent à chaque fois à ça.


Si vous deviez résumer Le Crépuscule des Pierres en une phrase, ce serait laquelle ?

Bien regarder dès le début du spectacle. Des indices peuvent se glisser çà et là, éventuellement. Et puis se dire que ce secret, ou ces secrets, sont effectivement cachés dans la pierre. Et le sont-ils peut-être encore aujourd’hui ?


Qu’aimeriez-vous que les spectateurs se disent en sortant ?

Qu’ils ont vécu une expérience différente, même de choses que, personnellement, j’ai déjà pu présenter ou proposer par le passé. Encore une fois, ce n’est pas uniquement un spectacle similaire de jour en jour, puisque si l’on vient le jeudi et que l’on revient le mardi, il y a de fortes chances qu’on ne voie pas le même spectacle, selon les votes qui auront été donnés.

Et ce qui m’a motivé au départ, c’était finalement, dans mes références, un mélange entre Les Piliers de la Terre de Ken Follett, Le Nom de la rose d’Umberto Eco et, je dirais presque, Da Vinci Code de Dan Brown, et finalement d’avoir ce mix de références cinématographiques et littéraires pour donner à voir un spectacle qui, j’espère, va être captivant de par les époques traversées et, en même temps, grâce à ce personnage central d’Anne de la Tour, qui traite les choses un peu sur le ton de la dérision.
Par moments, on essaye d’enlever une certaine pesanteur qui pourrait être liée à quelque chose du domaine du polar et du thriller pour apporter quelques petites pointes d’humour.


Pourquoi s’être appelé “metteur en lumière » ?

Je trouve que la lumière, ce n’est pas uniquement la lumière au sens physique ; c’est la lumière qui éclaire, mais qui va donner des éclairages sur l’histoire, qui va être la lumière qui va donner des éclairages sur une intention artistique.

On met en lumière des acteurs aussi, un patrimoine, un concept, une intrigue, et c’est un peu tout ce que ça regroupe au-delà du simple spectacle.

Damien Fontaine © Danielle Klein

En eaux troubles

En eaux troubles

Les deux créations proposées par le TNL en février illustrent la thématique retenue pour la saison 2025/26 : Affaires.

Dans Les Voleurs d’amour, le mensonge traverse toute la famille, emmurée dans l’ivresse de la violence. Destructrices, ces histoires sont le plus souvent passées sous silence. Big Mother parle d’aventures dans les coulisses du pouvoir. Ici, les idéologues se comportent en grands séducteurs, on manipule à souhait, et on ment comme on peut…

Les Voleurs d’amour

Création mondiale
Texte de Nicolas Steil et Frank Hoffmann
Mise en scène Frank Hoffmann
Avec François Camus, Etienne Halsdorf, Clara Hertz, Colette Kieffer, Hana Sofia Lopes, Sophie Mousel, Mathieu Olinger

Quelle est la nourriture dont a le plus besoin un enfant ? Ne cherchez pas longtemps, c’est d’amour que se nourrit l’enfant. Tout d’abord, principalement, envers et contre tout. De l’amour de ceux qui l’ont fait, de ceux qui l’ont souvent voulu, de ceux qui parfois l’ont tellement désiré.

Mais il est des parents de par le monde qui sont toxiques. Ce sont des voleurs. Ils volent cet amour qu’ils sont incapables de donner et souvent ils violent l’innocence. Où le mettent-ils cet amour volé, dans quel coin de leur cœur est-ce qu’ils l’ensevelissent, pour que l’enfant ne le trouve jamais ? Souvent et tout simplement, ils ne peuvent donner ce qu’ils n’ont pas reçu, et la malédiction se transmet de père en fille, de mère en fils.

Pour retrouver tout cet amour perdu, il existe un moyen : douloureux, difficile, long. Il faut repartir en arrière, aux sources. Aller voir tout là-haut ce qui s’est passé et comment ça s’est passé. C’est ce voyage que raconte Les voleurs d’amour : un voyage vers nos rives, vers le point de départ de nos peurs, de nos angoisses.

Partant d’un scénario original poignant de Nicolas Steil, Frank Hoffmann, aidé par une distribution remarquable, embarque le spectateur sur un vaisseau théâtral fouetté par des vagues émotionnelles.
19 h 30 – Les 6, 7 et 13 février

Big Mother

Création
Texte de Mélody Mourey
Mise en scène Véronique Fauconnet
Avec Mika Bouchet-Virette, Sullivan Da Silva, Bach-Lan Lê-Bà Thi, Juliette Moro, Tatia Tsuladze, Jérôme Varanfrain

Du scoop au scandale, quand les journalistes dérangent…
L’histoire suit Julia Robinson, journaliste au New York Investigation, dont la vie bascule lorsqu’elle croit reconnaître son compagnon, mort quatre ans auparavant, sur le banc des accusés d’un procès. Derrière cette énigme intime se dessine une enquête tentaculaire, qui dévoile les ramifications d’un scandale politique d’une ampleur inédite. Algorithmes, fake news, surveillance généralisée : la mécanique de l’oppression moderne est en marche.

Mais dans un monde où le virtuel et le réel s’entremêlent, où les mystifications sont monnaie courante et où les réseaux sociaux dictent nos vies, comment démêler le vrai du faux ? Et si la menace la plus insidieuse venait de là où on l’attend le moins : de nous-mêmes ? Dans Big Mother, Mélody Mourey livre une plongée haletante dans l’envers trouble de nos démocraties numériques.

19 h 30 – Les 3, 5, 11 et 12 mars
17 h – Dimanche 8 mars

Théâtre National du Luxembourg
+352 26 44 12 70-1 – tnl.lu
Réservation +352 470895 1 ou sur luxembourgticket.lu

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