Marionnettes, tour de chant, théâtre, magie… Faites votre choix parmi une sélection de spectacles bien vivants. En journée ou en soirée, avec ou sans enfants, il y a mille façons d’entrer au Théâtre Gérard Philipe, qui, cerise sur la gâteau, s’associe à la ludo-médiathèque et l’école de musique Espace 89 pour proposer 2 festivals joyeux : la Bouillotte et la Bougeotte !(suite…)
À travers une programmation plurielle, accessible et exigeante, la Ville de Sarreguemines propose à tous une nouvelle saison de découvertes artistiques exceptionnelles, ouvrant des fenêtres sur des univers insoupçonnés. (suite…)
Dans le cadre du 80e anniversaire de la libération de Pont-à-Mousson par les forces américaines du 4 au 17 septembre 1944, le musée municipal au Fil du Papier de Pont-à-Mousson consacre, du 4 septembre au 3 novembre, une exposition à cet événement majeur de l’histoire de la ville.
80e anniversaire de la libération de Pont-à-Mousson
Suite au débarquement du 6 juin 1944 et aux succès en Normandie, les forces alliées opèrent une avancée rapide et arrivent, fin août, aux portes de la Lorraine. La 3e armée du général George Patton vise l’encerclement de Nancy afin de contourner au sud les forces ennemies stationnées sur le front Metz-Thionville et à forcer le passage en direction de la Sarre. Il charge la 80e division d’infanterie du général Horace McBride de prendre trois points pour traverser la Moselle : Pont-à-Mousson avec le 317e régiment d’infanterie, Toul avec le 319e et enfin Marbache avec le 318e. La progression alliée va être lente et particulièrement meurtrière.
La libération de Pont-à-Mousson va se réaliser en deux temps. Dans la journée du 4 septembre, les premiers éléments de reconnaissance américains de la 80e Division d’Infanterie arrivent place Thiers (rive gauche). Le quartier Saint-Laurent est libéré. Le quartier Saint-Martin reste aux mains des troupes allemandes. Il faudra quinze jours aux forces américaines pour libérer la rive droite de la Moselle, le 17 septembre, et délivrer entièrement Pont-à-Mousson du joug de l’ennemi.
L’exposition retracera le déroulé de ces événements au travers de documents d’époque, de photographies, de vidéos, de plans et de cartes de l’évolution des combats.
L’exposition se localisera au sein du musée municipal et dans la chapelle de l’Institut connexe.
Et aussi : conférences, cinéma, reconstitution de camp américain (septembre à novembre) ; cérémonie patriotique mardi 17 septembre (Monument de la Résistance, place Thiers) ; Concert de la Musique de l’Arme Blindée de Cavalerie dimanche 29 septembre (Espace Montrichard).
Cette saison encore, le Théâtre Dijon Bourgogne invite des artistes pour dire, écrire, sublimer le monde et le partager avec vous. Pour penser de nouveaux chemins et se réinventer.
Présentation de saison
Une nouvelle saison placée sous le signe «des possibles et des voix qui ouvrent des voies». 19 h – Mardi 10 septembre (Parvis St Jean)
Filles & Soie pour toutes & tous
Création – D’après Les Trois Contes de Louise Duneton – Texte et mise en scène Séverine Coulon / La directrice de
La Minoterie parle avec fantaisie et espièglerie de la féminité et de ses injonctions. Du 10 au 15 octobre (À La Minoterie, Dijon)
Sur l’autre rive (Variation théâtrale)
Le metteur en scène Cyril Teste s’inspire librement de Platonov de Tchekhov, une oeuvre chorale immorale et débordante. Les 17 et 18 octobre (À L’Espace des Arts, Chalon-sur-Saône)
Les petites bêtes
Création – Texte et mise en scène Delphine Théodore / Un conte des temps modernes qui dissèque les mécanismes pernicieux de l’emprise. Du 12 au 16 novembre (Salle Fornier)
Les grands sensibles ou l’éducation des barbares
D’après l’oeuvre de Shakespeare – Texte et mise en scène Elsa Granat / Baroque dans ses excès, la pièce est emplie de la vitalité et de la puissance des émotions enfantines. Du 26 au 30 novembre (Parvis St Jean)
La semaine des écritures contemporaines
Du 2 au 7 décembre (Salle Fornier)
Chamonix
26000 couverts – Mise en scène Philippe Nicolle / Une aventure interstellaire déjantée, hilarante et poétique. Du 4 au 7 décembre (Parvis St Jean)
Les Essentielles
Texte et mise en scène Faustine Noguès / Le spectacle, qui s’intéresse à un abattoir industriel, passe sans arrêt de la réalité crue à un espace onirique. Les 19 et 20 décembre (Feuillants)
Taire
Création – Texte, mise en scène Tamara Al Saadi / Un conte dystopique qui tisse la jeunesse d’Antigone et celle d’Eden, adolescente d’aujourd’hui. Du 16 au 24 janvier (Parvis St Jean)
Elles avant nous
Conception Leyla-Claire Rabih, Morgane Paoli / Comment se construire en tant que jeune mahoraise ? Du 4 au 8 février (Salle Fornier)
Une histoire subjective du Proche-Orient mais néanmoins valide… je pense
De et par Houda Hussein / Un stand-up qui raconte son parcours d’émancipation. Du 18 au 22 février (Salle Fornier)
Pistes…
Texte, mise en scène Penda Diouf / Une épopée qui nous fait voyager dans les méandres de la mémoire et nous fait entendre les voix minoritaires. Du 11 au 15 mars (Salle Fornier)
Qui a besoin du ciel
Texte Naomi Wallace – Mise en scène Tommy Milliot / Une pièce qui plonge dans les blessures de l’Amérique et scanne les relations familiales. Le 15 mars (au Nouveau Théâtre Besançon)
Qui som ?
Conception et mise en scène Camille
Decourtye, Blaï Mateu Trias – Baro d’Evel / Une douzaine d’artistes de tous horizons et toutes disciplines partagent une expérience drôle et festive. Du 19 au 21 mars (Parvis St Jean)
Makbeth
Munstrum Théâtre / La compagnie s’empare avec irrévérence de la pièce de Shakespeare. Un spectacle polymorphe, brut et sensuel. Du 25 au 27 mars (Au Cèdre, Chenôve)
Dynasties
Mise en scène et performance Matthieu Barbin-Sara Forever / Dans ce texte qui traite de la question de l’héritage, Matthieu Barbin construit une mosaïque de personnalités. Les 3 et 4 avril (Salle Fornier)
Une ombre vorace
Texte et mise en scène Mariano Pensotti / Il est question de Pétrarque et de filiation, des pères partis que leurs fils mythifient et des pères présents que leurs fils méprisent. Du 8 au 12 avril (Salle Fornier)
Festival Théâtre en Mai
Présentation publique le 7 avril. Du 23 mai au 1er juin
En 1935, douze artistes verriers parisiens proposèrent de remplacer les verrières en grisaille de Viollet-le-Duc installées dans la nef de Notre-Dame de Paris par leurs propres créations. Encouragé par les défenseurs du renouveau de l’art sacré par la modernité, le projet se heurta pourtant à de nombreuses réticences au nom de la préservation de la cathédrale…
Notre-Dame de Paris
La querelle des vitraux (1935-1965)
Près de 90 ans après le début de cette querelle, et pour la première fois depuis leur dépose, la Cité du Vitrail réunit dans une exposition extraordinaire ces créations dans la chapelle et les salles attenantes de l’Hôtel-Dieu-le-Comte à Troyes. Un événement qui accompagnera la réouverture de l’emblématique cathédrale parisienne, prévue le 8 décembre 2024.
Aux côtés d’une quinzaine de vitraux (lancettes et roses) qui seront exposés pour la première fois depuis leur dépose en 1939, une vingtaine de maquettes et esquisses, mais aussi des tableaux et de nombreux documents d’archives (plans, photographies, articles de presse…) illustrent la virulence des débats de l’époque : Peut-on oui ou non insérer de l’art moderne dans les monuments historiques ?
La création contemporaine y a-telle sa place et si oui comment ? L’exposition parcourt alors 30 ans de cette affaire qui s’échelonna de 1935 à 1965, avec des temps forts, des interruptions et des revirements. Cette dernière monopolisa de nombreuses énergies, aussi bien des acteurs de la culture que du grand public.
L’exposition démarre par l’intervention de Viollet-le-Duc, vers 1855-1860. À la demande du Chapitre, il fit installer de nouveaux vitraux pour les fenêtres hautes de la nef.
Auparavant ornées de verrières du XIIIe siècle, ces dernières ont été déposées en 1753 pour faire entrer davantage de lumière. Jugée peu satisfaisante d’un point de vue historique et esthétique, cette opération fut par la suite critiquée, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle intervention.
Le projet, porté par douze maîtres verriers parmi les plus réputés de leur génération, provoqua de vives réticences qui aboutirent à une véritable dissension : aux partisans d’un respect immuable du patrimoine ancien, que nul ne saurait égaler, s’opposèrent les défenseurs d’un renouveau de l’art sacré par la création moderne.
Si cette proposition artistique, bouleversée par de nombreux revirements, ne vit jamais le jour, plusieurs vitraux ainsi que de nombreux documents d’archives témoignent encore de cette affaire qui enflamma pendant près de trente ans le monde du patrimoine et l’opinion publique.
La virulence de ce débat autour de l’insertion de l’art contemporain dans un édifice ancien et hautement symbolique, trouve une résonance toute contemporaine dans les discussions qui animent l’actuelle restauration de Notre-Dame, suite à l’incendie de 2019.