Plongez dans les entrailles de la ville de Luxembourg et découvrez l’histoire du monde méconnu des casemates…
La casemate provient du grec chasma(ta), signifiant gouffre. Elle désigne un ouvrage fortifié à l’épreuve de l’artillerie. Pourvue de meurtrières, elle était également utilisée pour abriter les troupes et leur matériel.
Les casemates de Luxembourg sont pleines de mystères. Elles ont abrité de lugubres histoires datant des temps reculés où Luxembourg était l’une des forteresses les plus enviées d’Europe. Intimement lié au berceau de la ville de Luxembourg, l’immense système souterrain de défense militaire des casemates est bien postérieur à la fondation du premier château fort, érigé au Xe siècle par le comte Sigefroi.
Si la forteresse de Luxembourg a été un véritable cas d’école de l’architecture militaire européenne, elle a changé maintes fois de propriétaire au cours de son existence. Des ingénieurs italiens, espagnols, belges, français, autrichiens, néerlandais et prussiens ont participé à l’extension progressive des fortifications de cette place forte. Les premières casemates furent construites en 1644, sous la domination des Espagnols. L’agrandissement des galeries souterraines longues de 23 km eut lieu 40 ans plus tard, sous la direction de l’ingénieur militaire et bâtisseur de fortifications Vauban, puis au XVIIIe siècle sous celle des Autrichiens.
Le système de défense s’étendait sur plusieurs étages et comportait des galeries creusées jusqu’à 40 m de profondeur. En raison de ces bastions impressionnants, la ville de Luxembourg fut surnommée à juste titre la Gibraltar du Nord. En 1867, la forteresse fut évacuée et dut être démantelée à la suite de la neutralisation du Luxembourg. La déconstruction dura 16 ans et les casemates furent réduites à 17 km. Vu son implantation souterraine en ville, le réseau n’a jamais pu être détruit sans endommager une large partie du tissu urbain. Plus de 1 300 plans relatifs à cet énorme réseau défensif ont été retrouvés dans les archives.
Pendant les deux guerres mondiales, les Casemates du Bock et celles de la vallée de la Pétrusse servaient d’abri et pouvaient protéger 35 000 personnes en cas d’alerte ou de bombardement. Depuis 1933, les deux casemates sont ouvertes au public. Les bastions ainsi que la vieille ville, qui ne présente pas moins d’intérêt historique, jouissent d’une renommée mondiale. En 1994, l’UNESCO les a inscrits sur la liste du patrimoine mondial.
L’extraordinaire réseau des galeries souterraines constitue aujourd’hui la première attraction de la ville. Les visiteurs plongent dans l’histoire mystérieuse des incontournables casemates qui pouvaient abriter non seulement des milliers de défenseurs, leur équipement et des chevaux, mais également des ateliers d’artillerie et d’armement, des cuisines, des boulangeries, des abattoirs et d’autres infrastructures.
Les casemates de Luxembourg – Luxembourg City Underground Luxembourg City Tourist Office
+352 22 28 09 luxembourg-city.com Accessibles tous les jours de l’année
Invitée à participer à une table-ronde lors des Rencontres Urbaines de Nancy en 2022, Aleteïa découvre la ville. Poussée par sa curiosité, elle se laisse embarquer par la séduction de Nancy. Un projet d’exposition naît alors, modestement nommé EGOTARIUM…
EGOTARIUM
Une exposition d’Aleteïa, dans le cadre de RUN (Rencontres urbaines de Nancy)
Aleteïa se lance à l’assaut de la forme muséale et tente une catastérisation générale de son rapport au monde. Il y sera donc question d’égo artistique, avec distance et ironie, mais surtout de sa difficile construction quand on est une femme : comment, contre vents et marées, en plein patriarcat, devient-on Aleteïa ? Mais aussi de l’égo de l’humain du XXIe siècle et de son rapport à la nature et à son histoire contemporaine.
L’exposition propose un parcours initiatique pour devenir artiste, en franchissant les différents obstacles et épreuves jusqu’à atteindre la compréhension cosmique. Elle se décline en deux volets au musée des Beaux-arts et deux interventions dans l’espace public. L’installation dans la ville d’une œuvre in situ, Le pèlerinage du turfu, nous invitera à un voyage temporel et méditatif autour de notre avenir commun. Pour sortir de l’égo, l’artiste nous proposera de danser la couleur à l’occasion d’un grand Holi, une fête des pigments qui transformera l’espace Yves Coppens de la ville de Vandœuvre en amas stellaire collaboratif et festif.
Aleteïa, née Émilie Garnaud en 1979, est une artiste plasticienne française issue de l’art urbain. Portée par les collectifs VAO et Une Nuit, elle a commencé à poser ses constellations à Paris, dans les années 2000. Ses interventions in situ sont réalisées principalement en adhésif, à la bombe aérosol, en collage. De ses premières années, elle a gardé l’obsession de l’archétype reconnaissable au premier coup d’œil, le goût de la répétition du tagueur, le besoin d’explorer des territoires, d’avancer à la marge, en prise avec le monde qui nous entoure.
Suivant ses convictions profondes concernant la place de l’artiste dans la société, elle a décidé d’aller pratiquer son art en banlieue parisienne. Elle a ainsi travaillé entre 2007 et 2019 avec l’association Métamorphose dans le cadre des parcours d’art contemporain Loges dans la cité de la Grande Borne à Grigny (91) dans laquelle elle avait installé son atelier. Au sein de ce lieu très particulier, son travail s’est enrichi et développé en rapport et confrontation avec la cité. Elle travaille aujourd’hui dans l’Essonne.
Aleteïa conçoit son travail comme un laboratoire de mythologie urbaine. Il fait écho à la géopoétique de Kenneth White : « la géopoétique est une théorie-pratique transdisciplinaire applicable à tous les domaines de la vie et de la recherche, qui a pour but de rétablir et d’enrichir le rapport Homme-Terre depuis longtemps rompu ».
Autour de l’exposition
> Visite accompagnée du Pèlerinage du Turfu samedi 6 avril à 14 h, démarrage place Stanislas.
Visites guidées d’EGOTARIUM par l’artiste Aleteïa au musée des Beaux-Arts de Nancy dimanche 7 avril à 15 h, et les dimanches 23 juin et 1er septembre à 15 h par Susana Gállego Cuesta.
Inauguration du Grand Holi vendredi 12 avril à 18 h 30, devant l’espace Coppens à Vandœuvre-lès-Nancy
Musée des Beaux-Arts – Nancy 3 place Stanislas musee-des-beaux-arts.nancy.fr – run.nancy.fr 10 € – 7 € – Gratuit -26 ans Tous les jours sauf mardi de 10 h à 18 h Du 6 avril au 1er septembre
Lieu de rencontre entre les habitants et le livre dans toutes ses dimensions, lieu de création et de partage, la Médiathèque Manufacture de Nancy rouvre ses portes au public après deux ans de travaux et trois mois de fermeture. Elle offrira de nouveaux espaces et de nouveaux services, avec deux axes importants : la recommandation et la participation de son public.
Réouverture de la Médiathèque Manufacture
Le deuxième volet de modernisation de la médiathèque, porté par la Ville de Nancy, pour un montant de 4 M €, a permis d’aménager les espaces adultes afin d’accompagner au mieux le public dans sa pratique numérique et pour que chacun puisse exprimer sa propre créativité artistique. Les travaux s’inscrivent dans le dispositif de Bibliothèque Numérique de Référence, créé par le Ministère de la Culture, qui permet d’accompagner les projets innovants des bibliothèques des collectivités locales. Cette ouverture s’accompagnera d’une gratuité d’inscription pour les Nancéiens.
Les objectifs du projet portaient sur l’amélioration du confort des espaces et sur la baisse de la consommation d’énergie. Les espaces adultes ont été profondément remaniés pour créer des lieux de convivialité. Le deuxième étage, consacré aux collections jeunesse, a fait l’objet d’interventions plus légères de remise aux normes et de rafraîchissement.
Week-end festif
Pour fêter la réouverture de la médiathèque. Le samedi, ce sera la fête à tous les étages. Le dimanche, les visiteurs auront un condensé en une journée de ce que la Médiathèque Manufacture offrira ensuite chaque week-end : numérique, jeunesse, spectacles (théâtre), recommandation au Bar à Livres…
>Samedi 6 avril
10 h : Les Tapageurs, fanfare énergique reliant la Place Stanislas à la Médiathèque / 11 h : Inauguration après rénovation par Josiane Chevalier, Préfète de la Région Grand Est, Mathieu Klein, Maire de Nancy, Président de la Métropole du Grand Nancy, et Bertrand Masson, Adjoint au Maire, délégué à la culture, au patrimoine, aux métiers d’art et aux grands événements / 10 h à 18 h : La Battle de Meeples, Cours Wresinski. Jeu décoiffant sur la culture urbaine nourri de l’art nancéien / 10 h à 18 h : Un château lointain, oeuvre collaborative avec Marianne Thibault et la cie La Gigogne dans le hall. Les vitraux de cette construction éphémère seront le fruit de l’imagination des habitants, dessinée par IA, avec l’aide de techniciens de grande taille / 10 h 30, 11 h, 11 h 30, 14 h, 14 h 30, 15 h, 15 h 30, 16 h, 16 h 30, 17 h et 17 h 30 : Créer un film d’animation, atelier avec Jeannie Brie pour les 6-12 ans dans le Cube 1. Le monde magique du film d’animation grâce à la table Mashup, un banc de montage vidéo ludique et intuitif / 10 h 30, 11 h 30, 14 h, 15 h 30 et 17 h : La réalisation, atelier avec Laurent Fride, ado/adulte dans le Vidéolab. Création d’une vidéo mémorable en un temps record / 14 h : Au pays des sons, spectacle avec François Liuzzo dans le Cube 2. Chansons, histoires, instruments et objets insolites / 14 h 15 : Le Petit Nicolas en musique, lecture musicale dans Le Boucan. Des histoires drôles et légères / 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30 : Minos, spectacle avec Mathieu Epp pour les 8-14 ans dans l’Espace jeunesse. Guidés par un conteur, ils seront aux commandes du jeu / 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30 : L’homme-orchestre, concert avec Santiago Moreno dans le Bar à livres. Humour et poésie déambulent avec ce musicien-marionnettiste argentin / 14 h 45, 15 h 30, 16 h 30 et 17 h 15 : Créa’sons, atelier avec François Liuzzo pour les 3-10 ans dans le Cube 2. Ils créeront et manipuleront des objets sonores / 15 h : Battle BD animée par Damien Pérez dans Le Boucan. Aux dessins : Clémence Perrault vs Libon. Aux notes : Pierre Boespflug. Aux votes : le public / 17 h : Musiclab All Stars – Musique improvisée dans Le Boucan. Le nouveau Musiclab se dévoile entre les mains d’Adrien Beaucaillou et ses invités / 18 h 15 : Tess Wassila, DJ set dans le hall. Éclairage musical de l’oeuvre collaborative.
> Dimanche 7 avril
14 h à 18 h : Métaquest 3, à partir de 10 ans dans le Cube 1. Les visiteurs plongeront dans la réalité mixte, augmentée et virtuelle avec ce casque de dernière génération / 14 h 15, 14 h 45, 15 h 15, 15 h 45, 16 h 15, 16 h 45 et 17 h 15 : Chatouillis d’ouïe de la compagnie À l’instant, pour les enfants à partir de 5 ans. Rendez-vous dans l’Espace jeunesse pour une immersion sonore et sensorielle / 14 h 15 et 16 h 15 : Robot Ozobot, atelier parent/enfant dès 7 ans pour programmer des robots en dessinant dans le Cube 2 / 14 h 15 : Battle Clown-BD, spectacle avec Sylvain Moizie and co dans Le Boucan. La bande dessinée est-elle grotesque ou sont-ce les clowns qui s’en donnent à coeur joie ? / 14 h 15 et 16 h 15 : Ludovic Füschtelkeit, expert en tout, propose une visite insolite de 45 minutes, rendez-vous dans le hall. Spécialiste sur commande, il vous embarque pour une visite déjantée des espaces, et au Bar à Livres pour une découverte des collections / 15 h 30 : Les Bonnasses, théâtre par la compagnie Les Bonnasses dans Le Boucan. Du cartoon, du théâtre de tréteau, des lettres et du punk : pièce pour une valise et 3 comédiennes survoltées / 17 h 30 : Couleur.S trio, concert dans Le Boucan. Jazz d’écriture et d’impro, du formel et du sensible, de l’imagination et de la poésie, pour se quitter sur un spectre infini de couleurs.
Alors que l’UNESCO a annoncé, le 6 décembre 2023, l’inscription des « gestes verriers » au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, cette nouvelle édition des Journées Européennes des Métiers d’Art, au château de Lunéville, rendra hommage au verre…
Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA) du Château de Lunéville
Démonstrations, exposition et ateliers pratiques permettront à tous les publics de découvrir quelques-unes des facettes du verre : le fusing avec Antonio Cos, le verre au chalumeau avec Théophile Caille, le soufflage du verre avec les Infondus et le cristal avec la Cristallerie de Baccarat.
En complément, assistez à des démonstrations de taille de pierre avec le Lycée
Camille-Claudel de Remiremont, réchauffez-vous les yeux auprès de la forge du Lycée Boutet-de-Monvel de Lunéville ou admirez les créations bois de la section ébénisterie de ce même établissement, vibrez aux sons des cordes de l’École nationale de Lutherie de Mirecourt, essayez-vous à la vannerie avec les Sauvajoncs de Pont-à-Mousson,
découvrez les secrets de la restauration de tableaux avec Céline Vaillant ou les bijoux des Dentelles de Mélusine (et pourquoi pas en expérimenter la technique !).
Durant le week-end, profitez également de votre visite pour découvrir des créations de Christian Lacroix, récemment dévoilées au Conservatoire des Broderies de Lunéville François-Remy, dans le Commun Sud.
Enfin cet événement sera l’occasion d’inaugurer l’escalier d’honneur nord du château et de mettre en valeur certains des savoir-faire mis en œuvre durant 16 mois pour la restauration de cet espace majestueux.
À l’instar de nombreuses communes françaises voyant leurs tours et autres bâtiments être détruits, Vandœuvre sait qu’il est urgent de conserver la mémoire des quartiers voués aux démolitions comme toute autre histoire humaine car il est impossible de construire un futur, un avenir, en oubliant le passé.
Dans le cadre de la rénovation urbaine, la Ville a décidé de valoriser la mémoire de ses habitants afin de ne pas l’oublier. En effet, à travers sa délégation municipale dédiée à la Promotion de l’Histoire Sociale, la municipalité a la volonté forte de ne pas oublier ses habitants, de ne pas oublier leurs mémoires, leurs histoires, leurs vécus, leurs souvenirs pour, à terme, faire évoluer les mentalités et changer le regard porté sur les quartiers populaires, en mettant en valeur et en lumière cette mémoire collective.
Pour cela L’HiLo, futur lieu culturel mémoriel, résolument urbain et co-construit avec les habitants, verra le jour à l’horizon 2026/2027 et proposera une visite immersive au cœur des quartiers dits
« populaires ».
L’HiLo aura pour vocation d’être un lieu de rencontres entre les habitants et, de par ses facettes pluridisciplinaires, aura pour volonté de lutter contre l’oisiveté en associant les habitants et en les rendant acteurs du projet ; d’associer les jeunes et les moins jeunes à une démarche mémorielle intergénérationnelle ; de proposer durant l’année des activités artistiques, culturelles et de vulgarisation scientifique ; de donner une nouvelle image du quartier et la faire valoir à l’extérieur.
Portraits grand format
Quartiers Vand’Est/Étoile/Forêt Noire, une exposition à travers la ville
Dans cette optique, la Ville a confié au photographe nancéien Baptiste Cozzupoli la réalisation d’une exposition grand format mettant en avant les habitants, anciens ou nouveaux, au cœur de l’urbain.
Ainsi, 22 habitants se sont prêtés au jeu du « tirage de portrait », durant les mois de novembre et décembre 2023, bravant le froid, la pluie et le vent pour certains, après avoir choisi leur endroit préféré pour y être immortalisé. Les 22 portraits seront visibles durant tout le mois de février, dans les panneaux d’affichages JCDecaux, disséminés dans tout l’espace citadin.
Des portraits emplis de couleurs et d’humanité, de sourire et de partage, faisant la part belle aux habitants et aux infrastructures locales.
Des actions culturelles et artistiques avec le conteur Mourad Frik, des moments de convivialité entre habitants et autres collectes d’objets pour sauvegarder la mémoire matérielle, viendront parfaire cette démarche mémorielle vandopérienne tout au long des années à venir, jusqu’à l’ouverture concrète de l’HiLo.
« Grâce à notre génie scientifique et technologique, nous avons fait de ce monde un quartier. Et maintenant, par notre engagement moral et éthique, nous devons en faire une fraternité. Nous devons apprendre à vivre ensemble en tant que frères,
sinon nous périrons en tant qu’idiots ».
Martin Luther King