La saison 26•27 des Théâtres de la Ville de Luxembourg s’annonce riche, ambitieuse et résolument ouverte sur le monde. Théâtre, danse, opéra, créations contemporaines et grands noms de la scène internationale composent une programmation foisonnante qui entend faire dialoguer les disciplines, les générations et les regards sur notre époque.
Dans un contexte social et politique traversé par de nombreuses tensions, les Théâtres de la Ville réaffirment plus que jamais leur volonté de faire du spectacle vivant un espace de rencontre, d’émotion et de réflexion collective.
Cette nouvelle saison s’articule ainsi autour de plusieurs grandes thématiques, parmi lesquelles le cycle « Objection ! Questions de justice », consacré aux notions d’égalité, de responsabilité et d’état de droit, ou encore « generations of love », un festival célébrant l’amour, les identités plurielles et les luttes pour l’inclusion.
Côté théâtre, les Théâtres de la Ville accueilleront plusieurs productions très attendues. Parmi elles, Le Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht avec Élodie Bouchez, figure majeure du cinéma et du théâtre français. Autre rendez-vous très attendu : I Will Survive des Chiens de Navarre, compagnie réputée pour son humour corrosif et ses spectacles aussi déjantés que politiques. La création contemporaine continuera également d’occuper une place essentielle avec Les Enfants du soleil, Villa ou encore La Disruption du monde, autant de propositions qui interrogent les bouleversements sociaux et intimes de notre époque.
Le phénomène musical SIX, venu tout droit du West End londonien, promet quant à lui de transformer le Grand Théâtre en véritable scène de concert. Cette relecture pop et féministe de l’histoire des six femmes d’Henri VIII est devenue un immense succès international et s’impose aujourd’hui comme l’une des comédies musicales les plus acclamées de ces dernières années.
La programmation lyrique réunira quant à elle grands classiques et productions d’envergure. Les amateurs d’opéra pourront découvrir Otello de Verdi, Iphigénie en Tauride de Gluck, Il Viaggio, Dante de Pascal Dusapin ainsi que Candide de Bernstein, mis en scène par Myriam Muller dans le cadre d’une collaboration avec l’Opéra national de Nancy-Lorraine. Entre drame, virtuosité et humour, cette saison lyrique témoigne une nouvelle fois de la diversité des univers proposés.
La danse s’annonce exceptionnelle avec la venue de certaines des compagnies les plus prestigieuses au monde. Pour la première fois, la compagnie new-yorkaise Pam Tanowitz Dance se produira au Grand Théâtre. Le public pourra également retrouver Gauthier Dance, l’Akram Khan Company ou encore Rambert, déjà ovationnée avec Peaky Blinders, qui reviendra cette fois avec It’s a Sin, inspiré de la célèbre série britannique.
Autres temps forts très attendus : la venue du Nederlands Dans Theater et celle du Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, qui présentera deux œuvres iconiques du répertoire contemporain, Le Sacre du printemps et Café Müller. Deux monuments de la danse qui continuent de fasciner
par leur puissance émotionnelle et leur modernité.
Au-delà des grandes productions internationales, les Théâtres de la Ville poursuivent également leur engagement envers la jeune création et les nouvelles générations. Ateliers, résidences, projets participatifs et focus dédiés à l’adolescence viendront compléter une saison pensée
comme un lieu d’échange autant que de représentation.
Avec cette saison 26•27, les Théâtres de la Ville de Luxembourg proposent ainsi un voyage à travers les émotions, les idées et les formes artistiques contemporaines. Une programmation qui mêle grands spectacles populaires, créations exigeantes et expériences collectives, avec une même ambition : rassembler les publics autour d’histoires qui nous parlent du monde d’aujourd’hui.
Jusqu’au 23 août, le musée Pierre-Noël à Saint-Dié-des-Vosges rend hommage à Françoise Malaprade à travers une rétrospective de son œuvre murale et picturale – dont ses dernières créations inédites -, conçue en étroite collaboration avec sa famille.
Françoise Malaprade est une artiste intimement liée à l’histoire du musée Pierre-Noël, elle qui a conçu les trois reliefs en béton qui ornent sa façade depuis sa construction en 1974. Le musée est également dépositaire, depuis plusieurs années, du fonds de l’artiste concernant la première partie de sa carrière, consacrée à l’art mural. Elle venait régulièrement le consulter, préparant expositions et livre, parallèlement à la création picturale qui l’occupait pleinement depuis plus de trente ans, jusqu’à sa disparition en septembre 2024.
Cette exposition, conçue en étroite collaboration avec sa famille, vise à présenter une rétrospective de son œuvre d’art mural et de peinture, tout en laissant une large part à ses dernières créations, dont certaines encore jamais exposées.
Jusqu’au 31 octobre, le Département de l’Aube propose avec l’exposition événement Passavant le meilleur ! une plongée spectaculaire dans quatre siècles d’histoire. Du Xe siècle jusqu’au rattachement du comté au royaume de France en 1361, explorez l’ascension d’une principauté devenue l’une des plus puissantes d’Europe.
C’est pour redonner sa juste place à cette période importante que le Département de l’Aube consacre son année culturelle 2026 à la présentation de l’histoire de la principauté de Champagne, sur quatre siècles.
L’exposition Passavant le meilleur ! La Champagne au temps des comtes embrasse cette période qui a vu la formation du comté et sa lente mutation politique et institutionnelle, l’éclosion de ses abbayes, avec comme corollaire une activité commerciale propice à la circulation des hommes, des idées et des artistes.
D’une ampleur inédite, cette exposition réunit de nouveau, à Troyes, les œuvres dispersées dans des collections publiques et privées à travers le monde et qui témoignent du faste des comtes de Champagne.
Destinée à un large public, elle associe la présentation de documents d’archives, manuscrits, œuvres d’art (vitraux, manuscrits, sculptures dont les tombeaux des comtes, peintures, orfèvreries) et objets archéologiques ; des outils multimédias ludiques et interactifs qui mettront en lumière les principaux épisodes de l’histoire du comté de Champagne et de Brie ; la réunion pour la première fois depuis le XVIIIe siècle de la vingtaine de panneaux de vitrail conçus vers 1170-1180 pour la cathédrale de Troyes et dispersés dans plusieurs institutions à travers le monde (Victoria and Albert Museum, Metropolitan Museum of Art, Musée national du Moyen Âge, Musée de Troyes, collections privées et Cité du vitrail) ; un espace d’exposition réparti sur l’ensemble du plateau du premier étage de l’Hôtel-Dieu-le-Comte, soit une surface de 560 m2 ayant la capacité d’accueillir 300 œuvres et documents, selon une scénographie didactique et immersive ; un partenariat avec les institutions navarraises et les autres départements de l’ancienne principauté champenoise (Aisne, Seine-et-Marne, Marne et Haute-Marne) ; des animations dynamiques adaptées à chaque type de public.
Au cours des XIIe-XIIIe siècles, la Champagne méridionale connut un important et décisif rayonnement politique, économique, religieux, littéraire et artistique qui en fit une principauté essentielle au sein du royaume de France et de l’Occident européen.
Les foires, structurées par le comte autour d’un cycle annuel liant Bar-sur-Aube, Troyes, Provins et Lagny, assurent à la Champagne une place sans équivalent dans le commerce international, au cœur des échanges de l’économie-monde des XIIe-XIIIe siècles. Des ordres religieux naissent ou s’épanouissent sur ce domaine (Cisterciens, Chartreux, Prémontrés, Templiers, Teutoniques, Mendiants…), à la faveur de la protection comtale et d’une conjonction intellectuelle inédite liée à la présence de personnalités majeures comme Bernard de Clairvaux, Abélard ou Hugues de Payns. Enfin, les comtes et comtesses de Champagne accueillent à Troyes et Provins une cour littéraire où brille Chrétien de Troyes.
Au fil des principats et grâce à la présentation d’œuvres et d’objets de toute nature et d’outils interactifs, l’exposition mettra en lumière la vie quotidienne de la société champenoise en milieux urbain et rural, la vitalité des communautés religieuses, chrétiennes et juives, dans l’ensemble des territoires soumis à la domination thibaudienne, ainsi que le dynamisme économique et la richesse culturelle de la Champagne et de la Navarre des XIIe et XIIIe siècles.
Elle interrogera enfin la question de la mémoire de cette histoire en grande partie perdue mais dont l’inconscient collectif conserve toujours la trace.
+33 (0)6 88 85 50 57 – passavant.aube.fr
7 € (billet unique donnant accès à l’exposition, la Cité du Vitrail et à l’Apothicairerie) – Gratuit pour tous le 1er dimanche du mois
Du mardi au dimanche de 10 h à 18 h
Visite guidée tous les mercredis, samedis et dimanches à 15 h (3 € en supplément du droit d’entrée)
Les 12, 13 et 14 juin, Rues & Cies s’empare de la ville d’Épinal. Placé sous le signe du collectif et de l’échange, le festival y célèbrera le spectacle vivant dans une belle fête qui s’annonce inoubliable. La traversée, titre de cette édition 2026, illustre l’esprit et les valeurs du festival, encourageant avant tout la rencontre, le pas vers l’autre.
Le festival Rues & Cies invite avant tout à découvrir des spectacles, et il proposera au plus grand nombre, cette année encore, une programmation diversifiée, exigeante et éclectique mêlant théâtre, musique, marionnettes et art du cirque, des compagnies venues de toute la France mais également de la région Grand Est.
L’accent sera également mis sur la convivialité avec le village du festival qui prendra ses quartiers aux alentours du marché couvert. Et dans ce même souci de favoriser la rencontre et de rassembler, deux temps forts ouvriront et clôtureront cette nouvelle édition.
> Le vendredi soir, La traversée prendra corps lors d’une performance originale, fruit d’une cocréation de la compagnie Minuit et de l’Étincelle ProD. Imaginée spécialement pour le festival, cette création in situ réunira quatre artistes aux univers complémentaires. Le funambule Aurélien Prost, de la compagnie Minuit, traversera la Moselle, accompagné en direct par trois musiciens locaux, Stann Duguet au violoncelle, Jean-Nicolas Mathieu à la guitare et Jacques Tellitocci au vibraphone, qui interpréteront collectivement une composition inédite conçue spécialement pour l’occasion.
> Le dimanche après-midi, les fanfares déambuleront dès 17 h 15 dans la ville en direction du village du festival pour participer, à 18 h, au grand final musical : la battle de fanfares !
La dichotomie du hérisson, cie Michel Machin (dès 8 ans)
So Bigger, cie Les établissements la faille
Ça va (commencer) ?, cie du Gâteau !
Les concerts
Mouse DTC (électro-pop)
Louise XIV (électro-pop)
Prairie Mairie (pop-rock)
La Bababoum, cie Mademoiselle Sauvage (hit machine délirant)
Le village du festival
Situé place Georgin, en bord de Moselle, le village du festival constitue le point central de cette édition. Pensé comme un lieu de vie, de rencontres et de fête, il accompagne le public tout au long du week-end et s’impose comme un repère pour les festivaliers.
Performance inaugurale de la Fanfare Couche-Tard vendredi à 19 h 30
«175 : un chiffre – une somme – un âge – une période – une localité – une identité». Tel est le thème retenu cette année pour la 13e édition de la Biennale d’Art Contemporain de la commune de Strassen, présentée du 5 au 17 juin.
Depuis sa création en 2001, la Biennale d’Art Contemporain de Strassen s’est imposée comme un rendez-vous incontournable de la scène artistique luxembourgeoise et de la Grande Région. Véritable plateforme d’échange et de découverte, elle met en lumière la création contemporaine sous toutes ses formes et contribue activement au rayonnement culturel de la commune en rendant l’art et la culture accessibles au plus grand nombre.
Bien plus qu’un simple nombre, «175», le thème de la biennale, devient ici une matière à penser et à créer. Avec finesse et une touche de jeu, la formule 1 + 7 + 5 = 13 fait écho à cette 13e Biennale et en souligne le caractère symbolique et inventif.
La 13e Biennale d’Art Contemporain de Strassen réunit 31 artistes du Luxembourg et de la Grande Région présentant 92 œuvres aux approches variées. Peintures, sculptures, photographies, textiles, céramiques, collages et assemblages composent un ensemble riche et vivant.