Deux salles, deux ambiances
Le Muséum-Aquarium ouvre en avril deux expositions qui éveilleront sans aucun doute la curiosité du public. (suite…)
Le Muséum-Aquarium ouvre en avril deux expositions qui éveilleront sans aucun doute la curiosité du public. (suite…)
Grand invité du Centre Pompidou-Metz depuis 2022, le chorégraphe et danseur Boris Charmatz a insufflé son énergie au musée à travers un programme foisonnant de performances et de workshops ouverts à tous, créant ainsi, tout au long des années, une véritable communauté en mouvement. (suite…)
Dans le cadre du 80e anniversaire de la libération de Pont-à-Mousson par les forces américaines du 4 au 17 septembre 1944, le musée municipal au Fil du Papier de Pont-à-Mousson consacre, du 4 septembre au 3 novembre, une exposition à cet événement majeur de l’histoire de la ville.
Suite au débarquement du 6 juin 1944 et aux succès en Normandie, les forces alliées opèrent une avancée rapide et arrivent, fin août, aux portes de la Lorraine. La 3e armée du général George Patton vise l’encerclement de Nancy afin de contourner au sud les forces ennemies stationnées sur le front Metz-Thionville et à forcer le passage en direction de la Sarre. Il charge la 80e division d’infanterie du général Horace McBride de prendre trois points pour traverser la Moselle : Pont-à-Mousson avec le 317e régiment d’infanterie, Toul avec le 319e et enfin Marbache avec le 318e. La progression alliée va être lente et particulièrement meurtrière.
La libération de Pont-à-Mousson va se réaliser en deux temps. Dans la journée du 4 septembre, les premiers éléments de reconnaissance américains de la 80e Division d’Infanterie arrivent place Thiers (rive gauche). Le quartier Saint-Laurent est libéré. Le quartier Saint-Martin reste aux mains des troupes allemandes. Il faudra quinze jours aux forces américaines pour libérer la rive droite de la Moselle, le 17 septembre, et délivrer entièrement Pont-à-Mousson du joug de l’ennemi.
L’exposition retracera le déroulé de ces événements au travers de documents d’époque, de photographies, de vidéos, de plans et de cartes de l’évolution des combats.
L’exposition se localisera au sein du musée municipal et dans la chapelle de l’Institut connexe.
Et aussi : conférences, cinéma, reconstitution de camp américain (septembre à novembre) ; cérémonie patriotique mardi 17 septembre (Monument de la Résistance, place Thiers) ; Concert de la Musique de l’Arme Blindée de Cavalerie dimanche 29 septembre (Espace Montrichard).
ville-pont-a-mousson.fr
Du 4 septembre au 3 novembre
Invitée à participer à une table-ronde lors des Rencontres Urbaines de Nancy en 2022, Aleteïa découvre la ville. Poussée par sa curiosité, elle se laisse embarquer par la séduction de Nancy. Un projet d’exposition naît alors, modestement nommé EGOTARIUM…
Une exposition d’Aleteïa, dans le cadre de RUN (Rencontres urbaines de Nancy)
Aleteïa se lance à l’assaut de la forme muséale et tente une catastérisation générale de son rapport au monde. Il y sera donc question d’égo artistique, avec distance et ironie, mais surtout de sa difficile construction quand on est une femme : comment, contre vents et marées, en plein patriarcat, devient-on Aleteïa ? Mais aussi de l’égo de l’humain du XXIe siècle et de son rapport à la nature et à son histoire contemporaine.
L’exposition propose un parcours initiatique pour devenir artiste, en franchissant les différents obstacles et épreuves jusqu’à atteindre la compréhension cosmique. Elle se décline en deux volets au musée des Beaux-arts et deux interventions dans l’espace public. L’installation dans la ville d’une œuvre in situ, Le pèlerinage du turfu, nous invitera à un voyage temporel et méditatif autour de notre avenir commun. Pour sortir de l’égo, l’artiste nous proposera de danser la couleur à l’occasion d’un grand Holi, une fête des pigments qui transformera l’espace Yves Coppens de la ville de Vandœuvre en amas stellaire collaboratif et festif.
Aleteïa, née Émilie Garnaud en 1979, est une artiste plasticienne française issue de l’art urbain. Portée par les collectifs VAO et Une Nuit, elle a commencé à poser ses constellations à Paris, dans les années 2000. Ses interventions in situ sont réalisées principalement en adhésif, à la bombe aérosol, en collage. De ses premières années, elle a gardé l’obsession de l’archétype reconnaissable au premier coup d’œil, le goût de la répétition du tagueur, le besoin d’explorer des territoires, d’avancer à la marge, en prise avec le monde qui nous entoure.
Suivant ses convictions profondes concernant la place de l’artiste dans la société, elle a décidé d’aller pratiquer son art en banlieue parisienne. Elle a ainsi travaillé entre 2007 et 2019 avec l’association Métamorphose dans le cadre des parcours d’art contemporain Loges dans la cité de la Grande Borne à Grigny (91) dans laquelle elle avait installé son atelier. Au sein de ce lieu très particulier, son travail s’est enrichi et développé en rapport et confrontation avec la cité. Elle travaille aujourd’hui dans l’Essonne.
Aleteïa conçoit son travail comme un laboratoire de mythologie urbaine. Il fait écho à la géopoétique de Kenneth White : « la géopoétique est une théorie-pratique transdisciplinaire applicable à tous les domaines de la vie et de la recherche, qui a pour but de rétablir et d’enrichir le rapport Homme-Terre depuis longtemps rompu ».
> Visite accompagnée du Pèlerinage du Turfu samedi 6 avril à 14 h, démarrage place Stanislas.
Visites guidées d’EGOTARIUM par l’artiste Aleteïa au musée des Beaux-Arts de Nancy dimanche 7 avril à 15 h, et les dimanches 23 juin et 1er septembre à 15 h par Susana Gállego Cuesta.
Inauguration du Grand Holi vendredi 12 avril à 18 h 30, devant l’espace Coppens à Vandœuvre-lès-Nancy
Ex-voto les chevelures de bérénice, acrylique sur bois 50×70 cm, 2023 © Aleteïa
Musée des Beaux-Arts – Nancy
3 place Stanislas
musee-des-beaux-arts.nancy.fr – run.nancy.fr
10 € – 7 € – Gratuit -26 ans
Tous les jours sauf mardi de 10 h à 18 h
Du 6 avril au 1er septembre
Cette importante rénovation nécessite une mise à l’abri des collections présentées dans le parcours permanent.
L’équipe du MUDAAC procède depuis octobre dernier à un démontage complet des œuvres et des objets exposés en salles et met à profit ce temps de manipulation pour bichonner les collections.
Programmé pour une durée de 6 mois, ce chantier est l’occasion de faire le point sur l’état de conservation de chaque objet, de procéder au marquage par numéro d’inventaire, le cas échéant, et de stocker les œuvres dans les meilleures conditions avant le début des travaux.
L’équipe du MUDAAC est accompagnée pendant cette période par des restaurateurs-conservateurs spécialisés par matériau et une équipe de techniciens de préservation.
Au total, ce sont 1 200 œuvres d’art qui passeront entre les mains expertes des différents acteurs de ce chantier.
Au programme : décrochage, constat d’état, prise de vues, marquage, emballage et stockage vont se succéder dans le cadre d’une chaîne opératoire où régisseur, documentaliste et chargé de collections seront à pied d’œuvre.
© Claude Philippot
MUDAAC (Musée départemental d’Art ancien et Contemporain) – Épinal
1 place Lagarde
+33 (0)3 29 82 20 33
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Fermé au public jusqu’au printemps 2026