Tour d’horizon des Alpagas bleus 2026

Tour d’horizon des Alpagas bleus 2026

À Saverne, tous les styles s’entrechoquent à l’occasion des Alpagas bleus : rap, jazz, variété française, pop, electro…

# Julia Percheron & Hervé Lévy

Nouvelle tête d’affiche après l’Affaire Patrick, Louane (18/07) compte bien parmi les artistes participant aux Alpagas bleus ! Figure du rap français, Soprano (16/07) ouvre quant à lui joyeusement les festivités. Après Freedom, triptyque sensible et engagé dont la première partie éponyme est sortie en juin 2024, la seconde – Émancipation – six mois plus tard et la troisième – Renaissance – en mai 2025, le Marseillais enchaîne les projets et planche sur Karaoké, opus dont la date de parution n’est pas encore connue. Citons aussi Lila-May (18/07), adolescente de tout juste 17 ans mariant jazz et R’n’B dans un savoureux mélange contemporain. Sur Out of Time, premier EP révélé l’an dernier, sa voix rauque à la Amy Winehouse se promène sur des textes anglophones aux airs entêtants, History Repeating et Girl Trap en tête. Quant au quartet House of Brass (17/07), la fusion entre cuivres et rythmes electro a conduit à la création de son propre style : l’electronic brass house, cocktail explosif démontrant que la French touch a plus d’un tour dans son sac quand il s’agit de renouveler le genre.

Également sur scène : l’inoxydable Stephan Eicher (17/07), véritable horloger qui construit des mécaniques sonores de haute précision. Voilà une belle occasion de retrouver la voix attachante et délicate aux accents helvètes qui nous enveloppe depuis les expérimentations eighties, au croisement du punk et de la cold wave, du météore que fut Grauzone (groupe fondé avec son frère). Qui n’a pas alors dansé sur « Ich möchte ein Eisbär sein / im kalten Polar / dann müßte ich nicht mehr schrei’n / alles wär’ so klar » ? Depuis, le chanteur a vécu Mille vies artistiques, baladant son public d’Engelberg à Carcassonne dans son Taxi Europa. Aujourd’hui, les fondamentaux sont là, bien posés dans les compos. Notre homme semble ainsi se réinventer avec Poussière d’Or, son 18e album sorti à la fin de l’année passée. Dans cet opus lumineux et profond, les textes de son complice de toujours, Philippe Djian, résonnent entre préoccupations existentielles et échappées intimistes, comme dans la chanson-titre : « Poussière d’or dans le ciel bleu / Tombe en pluie devant nos yeux / L’espoir dans le matin blême / Soudain vacille et chancelle / Comment sommes-nous venus là ? / Qui nous a égarés là ? / Nous n’avons fait qu’obéir / Nous n’avons pas su choisir. »

 

Au Château des Rohan (Saverne) du 16 au 18 juillet
festival-lesalpagasbleus.fr


L’Affaire Patrick

Organisée par Produc-Son, l’édition 2026 des Alpagas Bleus a été un véritable challenge. « Pendant un temps, tout a été cristallisé aurour de Patrick Bruel », confirme Pascal Riehl, co-fondateur et directeur général. « On a été à l’arrêt total. Lorsque Louane a été annoncée, 350 billets sont partis en une journée. Ça a relancé les ventes, ce qui nous a permis de redémarrer notre com’ normalement. » L’an dernier, le festival a enregistré 13 000 spectateurs. Cette année, Produc-Son vise les 21 000.

 

Zoom sur Au grès du jazz 2026

Zoom sur Au grès du jazz 2026

Pour sa 23e édition, Au grès du jazz traverse les sonorités du monde pour explorer toutes les facettes du genre.

 

Porté par le Parc naturel régional des Vosges du Nord, l’association Au grès du jazz, la Communauté de communes de Hanau – La Petite Pierre ainsi que La Petite Pierre, le festival Au grès du jazz axe sa thématique autour de « L’Autre ». S’il tire ses origines du sud des États-Unis, le jazz s’est depuis implanté à travers les pays, charriant avec lui les spécificités de chaque culture. La patte latine et salsa est par exemple au cœur du style de Yuri Buenaventura (08/08, place du Château, La Petite Pierre), artiste colombien touche-à-tout – il a entre autres composé la bande originale et quelque 300 pistes de la série Netflix Pablo Escobar, le patron du mal (2012). Revenu en 2024, après six ans d’absence, avec Amame, il révèle un album frais, joyeux et dansant à souhait rendant hommage à la musica latina new-yorkaise. D’autres dédicaces parsèment la programmation, comme la journée dédiée au jazz manouche (12/08). Le jeune guitariste virtuose Antoine Boyer et l’harmoniciste coréenne Yeore Kim (Château du Lichtenberg) ouvrent cette parenthèse, clôturée par un concert consacré au monstre du genre, Django Reinhardt (place du Château, La Petite Pierre).

Avec Song for Abbey, Marion Rampal (14/08, place du Château, La Petite Pierre), figure de la scène émergente, rend quant à elle hommage à la chanteuse et militante américaine Abbey Lincoln, défenseuse des droits civiques. Sa voix claire et cristalline glisse sur des morceaux aux airs folk enivrants, le bien nommé The Music is the Magic rappelant que la musique incarne la magie d’un monde aussi secret que sacré. Accompagné de son Trio, le batteur berlinois David Hermlin (10/08, Citadelle de Bitche) se balade pour sa part sur des notes swing, piano et clarinette venant ressusciter les Années folles et divers grands noms de l’époque tels que Cab Calloway ou Jo Jones. N’oublions pas la Colmarienne Eve Risser (14/08, place du Château, La Petite Pierre) qui, avec son Pink Desert Orchestra, propose une drôle d’expérience : créer une musique inspirée par l’énergie de la terre, en particulier par le sol de grès et de granit du plateau du Taennchel, sommet du massif des Vosges… La Gambienne Sona Jobarteh (16/08, place du Château, La Petite Pierre), première femme joueuse professionnelle de kora – harpe d’Afrique de l’Ouest traditionnellement maniée par des hommes –, emporte enfin le public dans un tout autre univers qui s’annonce ensorcelant.

Sur la place du Château (La Petite Pierre), au Château de Lichtenberg, en l’Église de la Nativité (Saverne) et à la Citadelle de Bitche du 8 au 16 août
festival-augresdujazz.com

De l’énergie brute de l’Aalt Stadhaus aux grands frissons du Blues Express

De l’énergie brute de l’Aalt Stadhaus aux grands frissons du Blues Express

Le 27 mars 2027 à 20 h, l’Aalt Stadhaus de Differdange accueillera Les Tambours du Bronx avec leur Classic Show, une expérience scénique brute, physique et profondément hypnotique.

Formé en 1987 dans les forges ouvrières de Varennes-Vauzelles, le collectif a bâti son identité sur une transgression rythmique permanente. Ici, la matière brute devient musique :
le métal, les bidons, les mailloches, les corps en mouvement. Chaque frappe résonne comme un cri, une pulsation collective, une énergie de vie, de colère, de danse et de révolution intérieure.

En presque quatre décennies, Les Tambours du Bronx ont fait vibrer leurs bidons aux quatre coins du monde, de l’Europe aux Amériques, de l’Afrique à l’Asie. Leur parcours les a également menés à partager la scène avec des artistes majeurs tels que Metallica, Sepultura, Page & Plant ou encore Johnny Hallyday. Autant de rencontres qui ont nourri leur évolution musicale et renforcé leur puissance scénique.

À Differdange, le public découvrira la forme la plus directe et emblématique des Tambours du Bronx : une pure percussion industrielle, où la fureur des bidons et la cohésion des rythmes sculptent une atmosphère saisissante. Un concert qui ne s’écoute pas seulement, mais se ressent physiquement, comme une onde de choc partagée entre la scène et le public.

Tout au long de l’année, l’Aalt Stadhaus propose une programmation riche et variée à Differdange : concerts, spectacles, théâtre, humour, formes hybrides et découvertes artistiques s’y croisent dans une saison pensée pour tous les publics.

Situé à quelques kilomètres seulement de la frontière française, le centre culturel est devenu un rendez-vous régulier pour les spectateurs du Luxembourg et de la Grande Région.

Differdange
Retrouvez toute la programmation de l’Aalt Stadhaus sur stadhaus.lu

 

La musique se vit aussi hors les murs avec le Blues Express, festival incontournable organisé le 11 juillet prochain au Fond-de-Gras et à Lasauvage. Dans ce décor exceptionnel, entre patrimoine industriel, forêts et anciennes lignes ferroviaires, le blues prend une dimension particulière : celle d’une grande fête populaire, gratuite, ouverte et généreuse. Chaque édition transforme ces lieux chargés d’histoire en un vaste parcours musical, où les scènes se répondent et où le public circule d’un concert à l’autre dans une ambiance unique.

L’édition 2026 réunira une programmation particulièrement intense, avec des artistes et groupes tels que Jessie Lee & The Alchemists, Bombino, Climax Blues Band, Blues Against the Machine, Pastors of Muppets, DK Harrell, Walter Trout ou encore Me and That Man. Du blues rock aux sonorités du désert, des guitares incandescentes aux voix habitées, le festival promet une traversée musicale puissante et éclectique.

Plus d’infos sur bluesexpress.lu

Quand l’histoire tutoie la création contemporaine

Quand l’histoire tutoie la création contemporaine

Le festival international Constellations de Metz revient jusqu’au 5 septembre pour fêter sa 10e édition avec une programmation de jour et de nuit, riche et plurielle, mêlant diverses formes d’art.

Rythmant la vie culturelle et touristique de Metz et rayonnant au-delà des limites de la cité, Constellations de Metz s’impose comme le rendez-vous culturel inédit, gratuit et incontournable dans le paysage national et transfrontalier. Le festival invite des artistes venus du monde entier à présenter leur univers artistique, tout en accordant une place particulière aux artistes régionaux et locaux. Afin de marquer la 10e édition du festival, ce n’est pas un mapping mais six qui sont projetés sur la façade de la cathédrale Saint-Étienne. Ces six projections, qui ont été présentées lors des éditions précédentes, de 2018 à 2024, ont connu un véritable succès.

Une exploration artistique, de jour comme de nuit

La programmation du festival se décline en deux grands axes : une programmation de nuit autour de l’art numérique, ainsi qu’une programmation de jour autour de l’art urbain.

> Programmation de nuit – Art numérique
Elle est construite cette année sur le thème « Data-scapes » qui vient sublimer le patrimoine architectural à travers les différentes formes de l’art numérique : mapping vidéo, installations audiovisuelles immersives, installations interactives… « Terme hybride associant la donnée (data) et le paysage (scape), data-scapes interroge la manière dont nos réalités contemporaines (climatiques, sociales et technologiques) se dessinent et se transforment dans les nouveaux paysages du numérique. Le parcours devient un laboratoire d’expériences esthétiques et philosophiques où se rencontrent l’art, la science et le rêve. Les artistes invités sont les cartographes de ces nouveaux territoires et proposent ainsi de faire l’expérience d’un monde où le numérique n’est pas seulement un outil, mais une matière vivante et poétique, capable de transformer nos inquiétudes climatiques et technologiques en espaces sensibles et partagés. »
Jérémie Bellot, commissaire artistique de la programmation de nuit
Accès libre les jeudis, vendredis et samedis soir de 22 h à 0 h 15 (mapping vidéo : 22 h 30) jusqu’au 18 juillet,
de 21 h 30 à 0 h 15 (mapping vidéo : 22 h) du 23 juillet au 8 août,
de 21 h à 0 h 15 (mapping vidéo : 21 h 30) du 13 août au 5 septembre.
La première projection du mapping vidéo sur la cathédrale Saint-Étienne a lieu 30 min après l’ouverture des sites, à la nuit tombée.

> Programmation de jour – Art urbain
Elle explore cette année le thème « Géopoétique de la tendresse » et la manière dont les œuvres renouvellent les regards sur la ville et réinventent l’espace public dans lequel elles s’implantent. Ce dernier devient un moyen d’expression mais aussi une opportunité de questionner le visiteur.
« L’espace public n’est pas ici un simple lieu d’embellissement, mais un langage. Les œuvres déplacent les usages, renouvellent les regards et rendent visibles des présences discrètes. Elles ouvrent ainsi d’autres manières d’habiter la ville. À la croisée de l’art, du patrimoine, du design et de l’industrie, se révèle une ville traversée par des mémoires actives, des gestes d’attention et des désirs de coexistence. Entre scène émergente, scène locale et scène internationale, les artistes composent une constellation de formes, de récits et de présences qui nous relient, jusqu’à faire événement. »
Myriama Idir, commissaire artistique de la programmation de jour
Accès libre tous les jours dans les rues, les jardins et sur les places de la ville.
Arsenal Jean-Marie Rausch (galerie d’exposition) du mardi au samedi de 13 h à 18 h, dimanche de 14 h à 18 h jusqu’au 30 août. Galerie fermée du 10 au 17 août inclus.
Porte des Allemands du mardi au dimanche de 14 h à 19 h

Constellations, Metz
constellations-metz.fr
Facebook Constellations de Metz
Instagram @constellations_de_metz
Jusqu’au 5 septembre

Que le spectacle commence !

Que le spectacle commence !

Depuis 26 éditions déjà, le festival jeune public des arts vivants La Marelle organisé par le Théâtre Dest s’est imposé comme un rendez-vous attendu, proposant un espace chaleureux, dynamique et accueillant, où l’enfance et les arts interagissent. Au programme du cirque, de la magie, du stand up, des bulles, de la musique, des marionnettes, du théâtre… à partir de 1 an et plus !   

Dimanche 5 juillet
Parc Dany-Mathieu
Spectacles et animations en accès libre
> 12 h à 18 h – La tente d’Edgar, cie La Trappe à Ressorts (magie dès 6 ans) / On the green, cie Mister Fred (clown dès 4 ans) / Déembullation, Tricoterie et Cie (bulles et musique tt public) / Jardin créatif (tt public) / Espace petite enfance (0/4 ans) / Restauration et buvette

Lundi 6 juillet
En salle – 7 €
> 9 h15 & 11 h / Gymnase Victor Hugo –
Hip Hip Hip, cie Le Zet, jeu de corps et de mots (18 mois/4 ans)
> 10 h & 14 h / Tram – Nuages, Tricoteries et Cie, petit traité météorologique tout en mousse et en bulles (dès 4 ans)
> 15 h / Tram – Tea Time, cie Mister Fred, théâtre burlesque et machinerie (dès 6 ans)

Mardi 7 juillet
En salle – 7 €
> 9 h 15 & 10 h 45 / Tram – Inséparables, cie Zvouki, théâtre d’objets sans paroles (dès 2,5 ans)
> 10 h & 15 h / Gymnase Victor Hugo – Édith à la plage, cie La Bête à Plumes, cirque d’objets burlesque (dès 5 ans)
> 10 h 45 & 14 h / Tram – Très chères petites personnes, Directo Cinéma, spectacle musical et plastique (3/9 ans)

Mercredi 8 juillet
En salle – 7 €
> 9 h 15 & 10 h 30 / Tram – Pom’Pomme, cie Rayon de Lune, spectacle musical (1/5 ans)
> 10 h 30 / Tram – Le cabaret d’Azar, cie Les Zanimos, marionnettes (dès 5 ans)
> 15 h / Gymnase Victor Hugo – Opticirque, cie Longshow, cirque et magie (dès 3 ans)

Jeudi 9 juillet
En salle – 7 €
> 9 h 15 & 10 h 45 / Tram – Bateau sous l’eau, cie Rayon de Lune, spectacle musical (1/5 ans)
> 14 h / Tram – Le cabaret catastrophe d’Arlo et Argh, cie Prise de Pieds, clown, magie et autres exploits (dès 3 ans)
> 15 h / Tram – Petite Frappe, Théâtre des Zygomars, théâtre (dès 10 ans)

Et aussi, du 6 au 9 juillet
Parc Dany-Mathieu
Spectacles et animations gratuits
Jeux / Espace petite enfance / Espace lecture / Matinée bébé (sur insc.) / Malles aux histoires (sur insc.) / La Paillotte (buvette & restauration)

La Marelle
Maizières-lès-Metz

theatredest.org
Renseignements et réservations
+33 (0)6 98 40 85 73
Du 5 au 9 juillet

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