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2025 au Théâtre de Lunéville promet d’être riche en découvertes, en rire, en rencontres et en surprises. (suite…)
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Du 7 au 10 novembre, le Mémorial de Verdun – Champ de bataille présente la première édition de Passeurs d’Histoire, un nouveau festival dédié à toutes les formes de transmission de l’Histoire, à destination de tous les publics.
Historiens, auteurs de BD, réalisateurs, professeurs, réalisateurs, romanciers, youtubeurs et streamers, professionnels des musées et de la médiation, créateurs de podcast, de jeux vidéo, de réalité virtuelle… témoigneront de leur travail et partageront leur passion aux amoureux de l’Histoire, de la Préhistoire à aujourd’hui.
La programmation du festival, axée sur la transmission, aura également pour thème « Après la Guerre ». Certaines interventions s’intéresseront ainsi à la reconstruction des territoires, des corps et des âmes. Car en ces temps de guerres, s’interroger sur les conditions d’établissement de la paix est aussi une manière de penser le présent et l’avenir.
> Que peut la fiction pour l’Histoire ?, masterclass inaugurale animée par Stéphanie Duncan, journaliste, productrice de l’émission Autant en emporte l’histoire sur France Inter.
> Projections de films, dont La plus précieuse des marchandises de Michel Hazanavicus, présenté au Festival de Cannes 2024, ou encore Ni chaînes, ni maîtres, en présence du réalisateur Simon Moutaïrou. (Part. cinéma Caroussel de Verdun et Image’est)
> Tables rondes réunissant des historiens, chercheurs, professionnels des musées, créateurs de podcasts ou de contenus comme Rivenzi, Yann Tout Court ou Passé Sauvage. Ces temps d’échanges permettront de questionner le rôle de chacun dans la transmission de l’histoire et les différents moyens d’y parvenir comme le podcast, les réseaux sociaux ou encore les jeux vidéo.
> Lieu central qui permettra d’aller à la rencontre des auteurs (livres, romans historiques, BD) mais également d’expérimenter les nouvelles formes de transmission de l’Histoire (jeux vidéo, réalité virtuelle, podcast, court-métrage…) grâce à de nombreuses animations. (Part. librairie La Fabrique de Verdun et Éditions Quelle Histoire !)
> Et le cœur fume encore. En clôture de cette 1ère édition. la pièce retracera les mémoires de la guerre d’Algérie avec une extraordinaire émotion et des interprètes capables de toutes les métamorphoses. (Part. Transversales Verdun)
> Remise du prix du Festival Passeurs d’Histoire, qui récompensera le meilleur essai historique, et du prix du podcast d’histoire, ayant pour objectif de valoriser la transmission de l’histoire grâce à la création sonore.
> Journées dédiées aux professionnels des musées d’Histoire (7 et 8 novembre), avec des tables rondes sur les enjeux de la transmission de l’Histoire. Une belle occasion de se rencontrer, témoigner sur des projets innovants et échanger sur les bonnes pratiques. Ces journées seront inaugurées avec la masterclass Pourquoi a-t-on besoin d’Histoire(s) ? de Patrick Boucheron, historien et professeur au Collège de France.
Le week-end grand public se déroulera au Cinéma Caroussel de Verdun, à l’exception de la pièce de théâtre Et le cœur fume encore qui sera présentée à l’église Jeanne d’Arc à Verdun.
Les journées professionnelles se dérouleront au Mémorial de Verdun, situé sur le Champ de bataille.
> Journées professionnelles
jeudi 7 et vendredi 8 novembre
> Week-end grand public
samedi 9 et dimanche 10 novembre
Dans le cadre du 80e anniversaire de la libération de Pont-à-Mousson par les forces américaines du 4 au 17 septembre 1944, le musée municipal au Fil du Papier de Pont-à-Mousson consacre, du 4 septembre au 3 novembre, une exposition à cet événement majeur de l’histoire de la ville.
Suite au débarquement du 6 juin 1944 et aux succès en Normandie, les forces alliées opèrent une avancée rapide et arrivent, fin août, aux portes de la Lorraine. La 3e armée du général George Patton vise l’encerclement de Nancy afin de contourner au sud les forces ennemies stationnées sur le front Metz-Thionville et à forcer le passage en direction de la Sarre. Il charge la 80e division d’infanterie du général Horace McBride de prendre trois points pour traverser la Moselle : Pont-à-Mousson avec le 317e régiment d’infanterie, Toul avec le 319e et enfin Marbache avec le 318e. La progression alliée va être lente et particulièrement meurtrière.
La libération de Pont-à-Mousson va se réaliser en deux temps. Dans la journée du 4 septembre, les premiers éléments de reconnaissance américains de la 80e Division d’Infanterie arrivent place Thiers (rive gauche). Le quartier Saint-Laurent est libéré. Le quartier Saint-Martin reste aux mains des troupes allemandes. Il faudra quinze jours aux forces américaines pour libérer la rive droite de la Moselle, le 17 septembre, et délivrer entièrement Pont-à-Mousson du joug de l’ennemi.
L’exposition retracera le déroulé de ces événements au travers de documents d’époque, de photographies, de vidéos, de plans et de cartes de l’évolution des combats.
L’exposition se localisera au sein du musée municipal et dans la chapelle de l’Institut connexe.
Et aussi : conférences, cinéma, reconstitution de camp américain (septembre à novembre) ; cérémonie patriotique mardi 17 septembre (Monument de la Résistance, place Thiers) ; Concert de la Musique de l’Arme Blindée de Cavalerie dimanche 29 septembre (Espace Montrichard).
ville-pont-a-mousson.fr
Du 4 septembre au 3 novembre
Plongez dans les entrailles de la ville de Luxembourg et découvrez l’histoire du monde méconnu des casemates…
La casemate provient du grec chasma(ta), signifiant gouffre. Elle désigne un ouvrage fortifié à l’épreuve de l’artillerie. Pourvue de meurtrières, elle était également utilisée pour abriter les troupes et leur matériel.
Les casemates de Luxembourg sont pleines de mystères. Elles ont abrité de lugubres histoires datant des temps reculés où Luxembourg était l’une des forteresses les plus enviées d’Europe. Intimement lié au berceau de la ville de Luxembourg, l’immense système souterrain de défense militaire des casemates est bien postérieur à la fondation du premier château fort, érigé au Xe siècle par le comte Sigefroi.
Si la forteresse de Luxembourg a été un véritable cas d’école de l’architecture militaire européenne, elle a changé maintes fois de propriétaire au cours de son existence. Des ingénieurs italiens, espagnols, belges, français, autrichiens, néerlandais et prussiens ont participé à l’extension progressive des fortifications de cette place forte. Les premières casemates furent construites en 1644, sous la domination des Espagnols. L’agrandissement des galeries souterraines longues de 23 km eut lieu 40 ans plus tard, sous la direction de l’ingénieur militaire et bâtisseur de fortifications Vauban, puis au XVIIIe siècle sous celle des Autrichiens.
Casemates de la Pétrusse © DR
Le système de défense s’étendait sur plusieurs étages et comportait des galeries creusées jusqu’à 40 m de profondeur. En raison de ces bastions impressionnants, la ville de Luxembourg fut surnommée à juste titre la Gibraltar du Nord. En 1867, la forteresse fut évacuée et dut être démantelée à la suite de la neutralisation du Luxembourg. La déconstruction dura 16 ans et les casemates furent réduites à 17 km. Vu son implantation souterraine en ville, le réseau n’a jamais pu être détruit sans endommager une large partie du tissu urbain. Plus de 1 300 plans relatifs à cet énorme réseau défensif ont été retrouvés dans les archives.
Pendant les deux guerres mondiales, les Casemates du Bock et celles de la vallée de la Pétrusse servaient d’abri et pouvaient protéger 35 000 personnes en cas d’alerte ou de bombardement. Depuis 1933, les deux casemates sont ouvertes au public. Les bastions ainsi que la vieille ville, qui ne présente pas moins d’intérêt historique, jouissent d’une renommée mondiale. En 1994, l’UNESCO les a inscrits sur la liste du patrimoine mondial.
L’extraordinaire réseau des galeries souterraines constitue aujourd’hui la première attraction de la ville. Les visiteurs plongent dans l’histoire mystérieuse des incontournables casemates qui pouvaient abriter non seulement des milliers de défenseurs, leur équipement et des chevaux, mais également des ateliers d’artillerie et d’armement, des cuisines, des boulangeries, des abattoirs et d’autres infrastructures.
Casemates du Bock © DR
Les casemates de Luxembourg – Luxembourg City Underground
Luxembourg City Tourist Office
+352 22 28 09
luxembourg-city.com
Accessibles tous les jours de l’année
Voilà presque dix ans que Jean-André Deledda et son équipe travaillent sur les ZOOMelles et le PériZCOPE, applications gratuites et pédagogiques visant à modéliser, en 3D, des châteaux forts de la Communauté de communes de Barr. Spesbourg, Haut-Andlau, Bernstein et Landsberg sont dans leur viseur. « Elles s’inscrivent dans une démarche ludique, aussi bien à destination des enfants que d’adultes cherchant plus de précisions historiques », renseigne le président de l’association à l’origine du programme. Grâce à la photogrammétrie, une technique de mesure basée sur des prises de vue réelles réalisées avec des drones, les quatre bâtiments partiellement en ruines ont pu être remodelés numériquement, afin de se rapprocher le plus possible de leur apparence aux XIIIe et XVIesiècles. « Depuis quatre ou cinq ans, nous sommes notamment en contact avec Jean-Michel Rudrauf et Georges Bischoff, archéologue et historien spécialistes du sujet », ajoute Jean-André Deledda. « Cela nous permet d’être le plus précis possible dans nos reconstitutions. C’est la raison pour laquelle nous collaborons aussi avec les associations de restauration et sauvegarde des châteaux. »
Plongée dans le passé
Le mois de mai devrait voir le lancement du dispositif des ZOOMelles. « Le but est de lier les quatre structures entre elles », explique l’ancien étudiant en Arts décoratifs. « Les ZOOMelles s’activent en scannant un QR Code, sur son smartphone. Ensuite, il suffit de le pointer sur la ruine, puis de se laisser guider. » Le concept se veut également multilingue : français, alsacien, allemand et anglais. Quant au PériZSCOPE, il révèlera les pièces intérieures et extérieures des fortifications, à travers des vidéos explicatives. « Tout le monde ne le sait pas forcément, mais à l’époque, une partie du mur d’enceinte du Spesbourg abritait un pont-levis. C’est en regardant la forme des pierres et la façon dont elles ont été taillées que l’on peut le deviner. » Les restes de cheminées contre les parois renseignent aussi sur la présence d’étages, tout comme l’existence d’une cuisine d’antan et l’empreinte d’un incendie particulièrement puissant dans un coin supérieur. « Nous travaillons encore sur cette appli. Pour l’instant, seul le prototype du Spesbourg a été conçu. Lorsqu’elle sera prête, le public pourra par exemple découvrir que l’une des deux tours du château d’Andlau servait de citerne à eau. Ce sont des anecdotes que l’on souhaite mettre en avant, afin de rendre cette architecture encore plus compréhensible. »
Un dernier pour la route
Enfin, la création d’un jeu mettant en scène des personnages historiques est à l’étude. Gertrude von Dabo, Konrad von Vinhege, Eberhard d’Andlau et Walter von Dicka, seigneurs rattachés respectivement au Bernstein, au Landsberg, au Haut-Andlau et au Spesbourg, interagiront ensemble pour combattre l’influence du sinistre chevalier Hans von Trotha, en quête de pouvoir. « Nous sommes en discussion avec un concepteur de jeu vidéo dans le but de voir ce qu’il est possible de faire. Pour l’instant, nous n’en sommes qu’au début ! », sourit-il.
Face à ce projet ambitieux, Burginzepocket peine toutefois à réunir le budget pour le financer. « Pour être tranquilles, il nous faudrait une enveloppe d’environ 60 000 € », conclut Jean-André Deledda. Bien que l’association du Spesbourg et le Crams, (Centre de recherches archéologiques et médiévales de Saverne) soutiennent son équipe, cette dernière s’autofinance presque entièrement. À ce titre, elle commercialise La cuvée des 4 châteaux, série de vins collector créée en collaboration avec le Domaine André Dolder (Mittelbergheim, 12 € la bouteille).