En eaux troubles

En eaux troubles

Les deux créations proposées par le TNL en février illustrent la thématique retenue pour la saison 2025/26 : Affaires.

Dans Les Voleurs d’amour, le mensonge traverse toute la famille, emmurée dans l’ivresse de la violence. Destructrices, ces histoires sont le plus souvent passées sous silence. Big Mother parle d’aventures dans les coulisses du pouvoir. Ici, les idéologues se comportent en grands séducteurs, on manipule à souhait, et on ment comme on peut…

Les Voleurs d’amour

Création mondiale
Texte de Nicolas Steil et Frank Hoffmann
Mise en scène Frank Hoffmann
Avec François Camus, Etienne Halsdorf, Clara Hertz, Colette Kieffer, Hana Sofia Lopes, Sophie Mousel, Mathieu Olinger

Quelle est la nourriture dont a le plus besoin un enfant ? Ne cherchez pas longtemps, c’est d’amour que se nourrit l’enfant. Tout d’abord, principalement, envers et contre tout. De l’amour de ceux qui l’ont fait, de ceux qui l’ont souvent voulu, de ceux qui parfois l’ont tellement désiré.

Mais il est des parents de par le monde qui sont toxiques. Ce sont des voleurs. Ils volent cet amour qu’ils sont incapables de donner et souvent ils violent l’innocence. Où le mettent-ils cet amour volé, dans quel coin de leur cœur est-ce qu’ils l’ensevelissent, pour que l’enfant ne le trouve jamais ? Souvent et tout simplement, ils ne peuvent donner ce qu’ils n’ont pas reçu, et la malédiction se transmet de père en fille, de mère en fils.

Pour retrouver tout cet amour perdu, il existe un moyen : douloureux, difficile, long. Il faut repartir en arrière, aux sources. Aller voir tout là-haut ce qui s’est passé et comment ça s’est passé. C’est ce voyage que raconte Les voleurs d’amour : un voyage vers nos rives, vers le point de départ de nos peurs, de nos angoisses.

Partant d’un scénario original poignant de Nicolas Steil, Frank Hoffmann, aidé par une distribution remarquable, embarque le spectateur sur un vaisseau théâtral fouetté par des vagues émotionnelles.
19 h 30 – Les 6, 7 et 13 février

Big Mother

Création
Texte de Mélody Mourey
Mise en scène Véronique Fauconnet
Avec Mika Bouchet-Virette, Sullivan Da Silva, Bach-Lan Lê-Bà Thi, Juliette Moro, Tatia Tsuladze, Jérôme Varanfrain

Du scoop au scandale, quand les journalistes dérangent…
L’histoire suit Julia Robinson, journaliste au New York Investigation, dont la vie bascule lorsqu’elle croit reconnaître son compagnon, mort quatre ans auparavant, sur le banc des accusés d’un procès. Derrière cette énigme intime se dessine une enquête tentaculaire, qui dévoile les ramifications d’un scandale politique d’une ampleur inédite. Algorithmes, fake news, surveillance généralisée : la mécanique de l’oppression moderne est en marche.

Mais dans un monde où le virtuel et le réel s’entremêlent, où les mystifications sont monnaie courante et où les réseaux sociaux dictent nos vies, comment démêler le vrai du faux ? Et si la menace la plus insidieuse venait de là où on l’attend le moins : de nous-mêmes ? Dans Big Mother, Mélody Mourey livre une plongée haletante dans l’envers trouble de nos démocraties numériques.

19 h 30 – Les 3, 5, 11 et 12 mars
17 h – Dimanche 8 mars

Théâtre National du Luxembourg
+352 26 44 12 70-1 – tnl.lu
Réservation +352 470895 1 ou sur luxembourgticket.lu

Entre Kevin et Keen’v, il a trouvé l’équilibre !

Entre Kevin et Keen’v, il a trouvé l’équilibre !

Keen’v revient sur ses 15 ans de carrière. Lui, le saltimbanque des radios, nous raconte son parcours et ses inspirations. De À l’horizontale en passant par J’aimerais trop, Rien qu’une fois, Tahiti jusqu’à Tu mentais l’artiste nous explique son évolution, lui qui ne se destinait pas à devenir ce symbole musical. # Benjamin Lautar

Quelques mots pour vous présenter ? 

Moi c’est Keen’V, mais je m’appelle Kevin, j’ai 41 ans. J’entame ma septième tournée, ce qui représente mon 11ᵉ album et mes 15 ans de carrière.

Quels sont les artistes ou genres musicaux qui vous ont le plus influencé au fil des années ?

Au début, j’aimais bien aller vite pour faire un peu comme le rappeur Busta Rhymes, parce que j’étais très fan de lui étant petit. Après, il y a eu la période Sean Paul. Donc j’étais très amateur aussi de tout ce qui était ragga, dance, soul, etc. Mais après j’ai arrêté : je me suis rendu compte que si je m’inspirais de quelqu’un, je tuais “mon artistique” à moi.

Dans vos chansons, on retrouve des thématiques diverses : l’amour, la vie et même le harcèlement. Comment trouvez-vous l’inspiration ?

L’amour et la vie, c’est les deux choses qui rythment l’existence. Je pense qu’on a tous notre philosophie de vie, et la mienne me permet d’avoir un certain équilibre et de me sentir plutôt bien. L’amour, on a besoin de ça. C’est universel. En fait, c’est quelque chose qui est une source sans fin d’inspiration. Moi, je suis un amoureux de la vie. Ça veut dire que je m’émerveille de n’importe quoi. J’ai su garder cette part d’enfant en moi.

Pourquoi avoir voulu mettre en avant le harcèlement dans un de vos titres ?

Lorsque j’ai écrit “Petite Émilie”, on parlait peu de harcèlement. Le fait de pouvoir le pouvoir le faire et que les gens qui le vivent sentent un écho à leur tristesse a pu servir à éviter à certains de passer à l’acte. C’est une vraie victoire pour moi. Personnellement je ne suis pas fier de beaucoup de choses, mais ça, c’est un petit truc qui me dit que j’ai eu un rôle dans la communauté. En fait pour moi la création de musique, c’est une émotion.

C’est le but, on est bien d’accord. Et justement votre dernier album, sorti en 2023, s’appelle Équilibre : pourquoi ? 

Parce que justement à 41 ans, je pense avoir trouvé mon équilibre dans la vie. Et pourtant, je suis passé par des trucs un peu compliqués. J’ai divorcé de ma femme avec qui j’étais depuis depuis 15 ans. J’ai pu me retrouver et je n’ai jamais été seul, tout en étant dans une solitude choisie. Et là, j’ai appris à apprécier l’ennui et à créer mon équilibre. Et équilibre aussi pour l’album, parce que j’ai pu, comme on dit, marier ce que Kevin écoute et ce que Keen’V fait.

Comment décrire votre évolution musicale ?

Je pense réellement que le rôle d’un artiste ce n’est pas d’aller là où on l’attend, mais de prendre des risques. Si je vibre, les gens peuvent vibrer. Je sais pourquoi je fais ça, pourquoi je fais de la musique, ce n’est aucunement financier. C’est vraiment cette vibration dont j’ai besoin, que les gens vibrent.

Parlez-nous de votre tournée…

La tournée, c’est un spectacle. Les gens comprendront mieux l’album quand ils l’auront vu. Le spectacle représente mes 15 ans sur scène et en fait, l’équilibre, c’est une continuité. Équilibre est un album très bien produit, mais il manque ce petit truc. Alors que si tu écoutes tout, tu comprends pourquoi c’est si important de l’appeler comme ça.

Avez-vous des projets pour la suite ?

Non, j’aime bien vivre les moments présents. Là je me concentre sur la tournée. Je vais profiter de chaque instant, de chaque miette de ça.

Petite exclusivité rien que pour vous, Keen’v chantera son nouveau single Dis toi que c’est la vie pour la première fois au Casino 2000, au Luxembourg le 7 mars.

Billetterie : Équilibre Tour 2024 – Mondorf-lès-Bains

Keen’v © DR