Une épopée industrielle et humaine

Une épopée industrielle et humaine

Présentée à l’Abbaye des Prémontrés jusqu’au 28 juin, l’exposition Le fer en héritage(s) invite à comprendre comment ce métal a façonné la Lorraine — ses villes, ses luttes et son identité — et comment ce passé continue d’influencer son avenir.

Le fer en héritage(s)

De la ferronnerie d’art incarnée par Jean Lamour à la grande épopée sidérurgique contemporaine, la Lorraine s’est imposée comme un territoire du fer dont l’histoire a façonné paysages, économies et identités.

Formé il y a près de 200 millions d’années, le vaste bassin ferrifère lorrain recèle un minerai spécifique, la « minette », roche sédimentaire pauvre en fer et riche en phosphore. Longtemps jugée difficilement exploitable, elle ne révèle pleinement son potentiel qu’à la fin du XIXe siècle grâce à l’innovation métallurgique, notamment le procédé Thomas-Gilchrist. Dès lors, la région connaît un essor spectaculaire.

De puissantes dynasties industrielles et des maîtres de forges visionnaires structurent ce développement. L’industrie sidérurgique s’organise autour d’un modèle intégré, productif et paternaliste : cités ouvrières, équipements sociaux, formation technique. Les vallées se couvrent de hauts-fourneaux, d’aciéries et de laminoirs.

La Lorraine devient l’un des cœurs battants de la production d’acier européenne.

À partir des années 1960-1970, la désindustrialisation provoque une crise sociale majeure. Fermetures de mines et d’usines bouleversent durablement le territoire. Mais cette rupture nourrit aussi une mémoire collective forte. Aujourd’hui, friches réhabilitées, sites patrimoniaux et industries encore en activité témoignent de cet héritage.

> Visites libres de l’exposition tous les jours, de 10 h à 18 h

Maquette d’un site sidérurgique, animée et expliquée par Louis d’Agnillo, de l’association Classe 43 – Les mercredis et les dimanches

Jeux & livret jeu à disposition

> Visites guidées les samedis (10 h 30) et les dimanches (15 h) suivants :
4 & 5 avril ; 11 & 12 avril ; dimanche 19 avril ; dimanche 26 avril ; 16 & 17 mai ; 23 & 24 mai ;  samedi 30 mai ;  6 & 7 juin ; 13 & 14 juin ; 20 & 21 juin et samedi 27 juin.

> Le métal repoussé

Atelier parent/enfant 6/12 ans – Créez votre version
artistique de la plaque d’égout, production emblématique des fonderies de Pont-à-Mousson et expérimentez la technique du métal repoussé.

10 h à 12 h – Samedis 18 et 25 avril

Pont-à-Mousson, Abbaye des Prémontrés
8 rue Saint-Martin

abbaye-premontres.com

Tous les jours de 10 h à 18 h
Jusqu’au 28 juin

Le plein de belle musique

Le plein de belle musique

Instrumentistes virtuoses, chambristes reconnus, la violoncelliste Anne Gastinel, le violoniste David Grimal et le pianiste Philippe Cassard ont déjà partagé de nombreuses aventures musicales. Ces partenaires d’exception ont choisi de se réunir à nouveau autour des trios pour piano et cordes de Beethoven. Programmés par ALMC, ils seront à Nancy en avril.

Philippe Cassard, piano – David Grimal, violon – Anne Gastinel, violoncelle

Inventé comme le quatuor par Joseph Haydn, – «Quel père nourricier, celui-là !» s’exclama un jour un Pierre Boulez sincèrement admiratif – le trio piano-violon-violoncelle se prête très naturellement à la réunion occasionnelle de ces trois solistes majeurs.

Et ces trois grands solistes de renommée internationale, peaufinant leur complicité depuis vingt ans et mettant à profit leur longue expérience, poursuivent un compagnonnage musical et humain pour s’élancer dans les deux trios les plus réputés de Beethoven, magnifiques trios Les Esprits et l’Archiduc. Ils seront agrémentés d’une touche d’un Schubert de 15 ans avec la Sonatensatz, le tout donnant un concert unique alliant subtilité et vitalité dans une jubilation propre à ravir nos « papilles auditives ».

La chance de pouvoir écouter des artistes de cette dimension sur une scène nancéienne ne se présente pas tous les jours : il faut donc absolument profiter de cette occasion unique !
20 h – Lundi 27 avril

Salle Poirel, Nancy
3 rue Victor Poirel
almc.fr
Tarifs : Cat A : 39 € – Cat B : 32 € – Moins de 18 ans et étudiants moins de 26 ans : 5,90 € (sur justificatif)
Billetterie : poirel.nancy.fr

Backstage : Théâtre du Peuple de Bussang

Backstage : Théâtre du Peuple de Bussang

Rencontre avec Alban Thiébaut, régisseur général

Derrière chaque spectacle, il y a des femmes et des hommes qui travaillent dans l’ombre pour que tout se déroule parfaitement. Avec notre nouvelle rubrique Backstage, nous vous emmenons en coulisses pour découvrir ces métiers essentiels de la culture.
Pour ce premier portrait, nous avons rencontré Alban Thiébaut, régisseur général au Théâtre du Peuple de Bussang, qui nous raconte son métier et les réalités techniques qui se cachent derrière la scène. # Anaïs Henry

Comment devient-on régisseur ? Existe-t-il une formation spécifique au métier ?

Oui, il existe de nombreuses formations pour les régisseurs, et plusieurs spécialisations possibles : costume, lumière, son, plateau, régisseur principal et régisseur général. Pour le métier de régisseur, on peut donc suivre des formations mais aussi apprendre sur le tas. Pour ma part, je viens du plateau et me suis formé au métier du plateau dans les différents lieux que j’ai côtoyés en tant que technicien plateau ; puis j’ai suivi des formations spécifiques pour évoluer. La régie générale, je l’ai surtout apprise avec mon ancien directeur technique Nicolas Hénault, elle implique de plus larges responsabilités que la régie plateau et autres.

Aban Thiébaut, régisseur général du Théâtre du Peuple de Bussang © Anaïs Henry

À quoi ressemble la journée type d’un régisseur général ? 

La journée type d’un régisseur général c’est 50% sur le terrain, 50% au bureau. Les journées d’hiver sont plus courtes que celles d’été, bien sûr selon l’activité du site. Le Théâtre du Peuple connaît surtout une période intense d’activité au printemps et en été – saison où l’on accueille plus de 25 000 spectateurs. Aussi, en hiver ce sera plus du travail de bureautique et administratif pour la préparation de la saison d’été. Et en pleine exploitation estivale, les journées sont plus longues, nous sommes là du matin au soir (très tard parfois) pour préparer le site et les spectacles.

Si vous deviez résumer votre métier en un mot, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?

Adaptabilité. Parce que lorsqu’on travaille dans une maison comme le Théâtre du Peuple, il ne suffit pas d’être juste régisseur dans son corps de métier, mais d’y trouver une certaine souplesse pour s’adapter aux différents besoins artistiques et à la météo. Je pense que c’est important de s’adapter à tout ce qu’il se passe autour de nous..

Que signifie être régisseur général au Théâtre du Peuple ? En quoi ce lieu influence votre manière de travailler ?

Régisseur général au Théâtre du Peuple signifie pour moi une grande responsabilité parce que j’ai en charge la sécurité du public et des bâtiments, notamment la sécurité incendie et vous avez pu constater que c’est un théâtre tout en bois – un théâtre qui plus est classé aux Monuments Historiques. Donc on est toujours vigilant sur tout ce qu’il se passe à l’intérieur et à l’extérieur du théâtre pour éviter le déclenchement d’un incendie.

Le Théâtre du Peuple possède une particularité unique : l’ouverture et la fermeture de la porte sur la scène. Comment gérez-vous cette caractéristique dans l’organisation technique et logistique du spectacle ?

J’appuie sur un bouton et les portes s’ouvrent (rires). Non c’est faux, c’est une légende urbaine. Tout le monde croit que ce sont des portes automatisées électroniques mais ce sont les régisseur·euses qui ouvrent ces grandes portes en bois et selon les saisons, plus difficilement que d’autres. Pour faire une ouverture fluide durant le spectacle, cela demande d’être plusieurs de chaque côté. Et selon les besoins scénographiques on ouvre les portes un peu, beaucoup, en grand, très lentement ou rapidement.

Théâtre Du Peuple – Scène ouverte sur l’extérieur © Matthieu Edet

Théâtre du Peuple – Maurice Pottecher
40 rue du Théatre du Peuple
theatredupeuple.com
+33 (0)3 29 61 62 47
Instagram : theatredupeuple
Facebook : Théâtre du Peuple – Maurice Pottecher

Têtes d’affiche

Têtes d’affiche

Le Zénith du Grand Nancy vous propose une programmation riche et intense pour sa saison 2025/26,
avec en point d’orgue un Nancy Open Air exceptionnel.

Un printemps intense

Avec des belles têtes d’affiches comme David Hallyday (samedi 14 mars), The Australian Pink Floyd Show (jeudi 19 mars), M. Pokora (samedi 21 mars), Zaz (jeudi 2 avril) ou encore Vanessa Paradis (vendredi 3 avril), il y en aura pour tous les amateurs de chanson et de rock. L’humour ne sera pas en reste avec Paul Mirabel (vendredi 13 mars), Elena Nagapetyan (vendredi 17 avril) ou Jeff Panacloc (jeudi 28 mai).

Les plus jeunes seront comblés avec le retour de Damso le vendredi 22 mai, après son passage remarqué à Nancy Open Air en 2023.

Enfin ce printemps s’achèvera avec la star italienne Zucchero, le dimanche 31 mai !

Nancy Open Air format XXL

L’affiche de l’édition 2026 de Nancy Open Air est désormais complète… Après de riches éditions depuis 2022, l’événement estival du Grand Est présente 11 spectacles, pour une édition qui s’annonce déjà mémorable !

Pour tous les amateurs de métal et dérivés, le Heavy Week-End revient pour une 3e édition avec notamment Gojira en date unique en France (6 juin).

Le vendredi 12 juin, une autre communauté, celle des jeux vidéo, appréciera le spectacle Clair Obscur : Expedition 33 qui reprendra l’ensemble de la fabuleuse bande-son.

On notera le retour de Gims, vendredi 19 et samedi 20 juin, celui d’Orelsan, samedi 27 juin.

Nouveauté cette année : la comédie musicale Le Roi Soleil sera jouée dans l’amphithéâtre de plein air le samedi 4 juillet, avant de laisser la place à la promotion 2026 de la Star Academy.

Le traditionnel plateau dédié aux musiques urbaines permettra aux plus jeunes de fêter dignement le bac ou le brevet, mercredi 1er juillet, avec Tayc, Jok’Air et les stars montantes Bekar et Dakeez.

Enfin, l’immense Katy Perry fera une halte à Nancy le dimanche 12 juillet pour un événement qui s’annonce historique !

NANCY
Zénith du Grand Nancy
Rue du Zénith, Maxéville
zenith-de-nancy.com

Tout public

Tout public

Réunissant des musiciens locaux confirmés et des jeunes talents émergents, Catch Music Festival est le rendez-vous incontournable de la musique de chambre à Luxembourg.
Initié par la pianiste Cathy Krier et la violoniste Laurence Koch, l’événement a une philosophie simple : créer une expérience inspirante et sans hiérarchie pour tout un chacun, tout en encourageant la scène musicale luxembourgeoise.   

Catch Music Festival

5e édition

Né d’une volonté de partager la passion de la musique et de favoriser les rencontres artistiques, le Catch Music Festival propose une expérience accessible, chaleureuse et sans hiérarchie, dans l’esprit des concerts de salon, où la proximité entre artistes et public est au cœur du projet.

La programmation 2026 se distingue par sa grande diversité stylistique. Pour la première fois, le festival consacrera un concert entièrement à la musique baroque, autour du thème « Pères et fils », avec des œuvres de Johann Sebastian et Carl Philipp Emanuel Bach, ainsi que d’Alessandro et Domenico Scarlatti. Une place de choix sera également accordée aux femmes compositrices, avec les trios de Clara Schumann et Fanny Mendelssohn, mettant en lumière ces créatrices longtemps restées dans l’ombre.

Les instruments à vent seront à l’honneur avec des œuvres majeures telles que Mládí de Janáček, le Divertissement de Roussel et le sextuor de Poulenc. Le festival proposera aussi le Quatuor pour la fin du Temps d’Olivier Messiaen, œuvre emblématique composée et créée en captivité durant la Seconde Guerre mondiale.

Le Catch Music Festival accorde une attention particulière à la médiation culturelle et au jeune public. La matinée du dimanche 15 mars sera consacrée au conte musical Babar, le petit éléphant de Francis Poulenc, raconté en luxembourgeois par Dan Tanson, avec Jean Muller et Alexandra Vassileva au piano, accompagnés de créations artistiques réalisées par les élèves du cycle 1 de l’école fondamentale Nic Martha.

Programme

Vendredi 13 mars

> 19 h – Pères et fils
Johann Sebastian Bach : Trio Sonata en sol majeur BWV 1038
Carl Philipp Emanuel Bach : Sonata en ré majeur Wq 131
Georg Philipp Telemann : Sonata III
Domenico Scarlatti : Sonata en ré mineur K. 89
Alessandro Scarlatti : Sonata a tre
Laurie Krier, Florian Nass (flûte à bec), Thomas Kügler (flûte à bec et traverso), Oriane Weyl (mandoline), Anne Galowich (clavecin)

> 20 h 30 – Ladies’ Night
Clara Schumann : Trio pour piano et cordes op. 17 en sol mineur
Fanny Mendelssohn : Trio pour piano et cordes op. 11 en ré mineur
Pascal Monlong (violon), Matis Grisó (violoncelle), Yannick Van de Velde (piano)
Samedi 14 mars

> 19 h – Jeux de vents
Albert Roussel : Divertissement op. 6 pour piano et vents
Leoš Janáček : Mládí pour sextuor à vent
Francis Poulenc : Sextuor pour piano et vents FP 100
Alberto Navarra (flûte), Emmanuel Teutsch, Pau Barrachina Roig (hautbois), Stephan Kronthaler (clarinette), Ruben Stanga (clarinette basse), David Sattler (basson), Leo Halsdorf (cor), Colin Toniello (piano)

> 20 h 30 – Quatuor pour la fin du Temps
Olivier Messiaen : Quatuor pour la fin du Temps
Alena Baeva (violon), Arthur Stockel (clarinette), Tom Feltgen (violoncelle), Cathy Krier (piano)

Dimanche 15 mars

> 11 h – Catch en famille
Francis Poulenc : Histoire de Babar, le petit éléphant FP 129 (en luxembourgeois)
Alexandra Vassileva, Jean Muller (piano), Dan Tanson (récitant)
Avec les créations artistiques du cycle 1 de l’école fondamentale Nic Martha

catchmusic.lu
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Instagram catchmusicfestival
15 € – 10 € (< 27 ans) – Gratuit jusqu’à 12 ans
Les 13, 14 et 15 mars

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