Nancy Terre de Sport, de culture et d’art

Nancy Terre de Sport, de culture et d’art

Capitale emblématique de l’Art nouveau, foyer de création culturelle et terre d’élection du Livre sur la Place, Nancy réaffirme en 2026 son statut de carrefour artistique en devenant la capitale de la photographie sportive avec la 2e édition de Starting Blocks NCY, organisé par le Nouvel Observatoire Photographique du Grand Est (NOP-GE) et la Ville de Nancy. 

Starting Blocks NCY

2e édition de la Biennale internationale de la photographie sportive de Nancy
Un sentiment olympique

Du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h.
Galerie Poirel, Nancy
3 rue Victor Poirel

> Du 17 avril au 16 mai

En opérant la synthèse entre la performance athlétique et l’exigence culturelle, l’événement célèbre le geste sportif dans ses dimensions esthétiques, émotionnelles et héroïques.

Ancrée au cœur du territoire, cette manifestation ambitionne de s’imposer comme une référence culturelle majeure pour la Ville de Nancy, la Métropole, le département de Meurthe-et-Moselle et la région Grand Est. Elle rassemble une sélection rigoureuse d’œuvres réalisées par des photographes professionnels et amateurs, nationaux et internationaux, ayant documenté les grands événements du sport contemporain.

Le sport, s’affirmant aujourd’hui comme un fait social total, constitue un vecteur privilégié de dépassement de soi et d’émancipation. Au-delà de la stricte compétition, il fédère des individus de toutes origines et croyances autour de valeurs universelles, qu’ils soient praticiens assidus ou spectateurs passionnés. C’est cette dimension anthropologique et humaniste que le festival entend mettre en lumière, en interrogeant la place du corps en mouvement dans notre société. À travers sa programmation, Starting-Blocks NCY entend magnifier à leur juste mesure les regards portés sur l’effort et consacrer le travail des photographes spécialisés. Ces témoins privilégiés de l’instant décisif capturent la dramaturgie du sport, sublimant l’exploit et inscrivant l’éphémère du mouvement dans la pérennité de l’image. En valorisant ces narrations visuelles, l’événement se donne pour ambition de devenir le rendez-vous incontournable de la photographie sportive dans l’Hexagone, au croisement de l’art et du document.

Direction artistique : Jean-Yves Camus
Commissariat d’exposition, Jury : Jean-Yves Camus, Éric Didym, Alexandre Marchi, Yannick Hellak, Corentin Collin

En parallèle : Hans Silvester
à la NOP Galerie
1 rue du Dr Archambault, CPN-Laxou

Entrée libre les jeudis, vendredis et samedis de 14 h à 18 h et sur RDV.
Vernissage jeudi 30 avril à 18 h.
> Du 30 avril au 6 juin

Hans Silvester, photographe humaniste adepte du temps long, dédie sa pratique à la préservation visuelle des communautés et des écosystèmes en péril. Récompensée par le prix Albert Kahn en 2022, sa démarche immersive, qui s’étend de la Provence à l’Éthiopie, vise à constituer une mémoire des rapports entre l’homme et la nature avant leur possible disparition.

Sa série sur la pétanque (années 1960-1970) illustre cette quête en documentant la vie provençale non comme un spectacle, mais comme une interaction sociale complexe. En transformant le jeu en scène théâtrale, Silvester fixe la gestuelle et l’authenticité brute d’une époque révolue, inscrivant ces scènes quotidiennes dans une démarche de conservation du patrimoine immatériel.

Implantée au cœur du Centre Psychothérapique de Nancy (CPN) à Laxou, la NOP-Galerie est un espace de création, de diffusion et de rencontre dédié à la photographie contemporaine. Créée à l’initiative de l’association Nouvel Observatoire Photographique du Grand Est (NOP-GE) en partenariat avec le CPN, elle s’inscrit dans une démarche qui lie art, santé et société.

startingblocks-ncy.org
@startingblocksncy
@nop_galerie

En pleine nature

En pleine nature

Installée sur la colline de Sion, à 30 kilomètres au sud de Nancy, la Cité des paysages est un lieu culturel et scientifique qui invite petits et grands à explorer la biodiversité, la richesse des paysages et la transition écologique en proposant une programmation variée, répartie sur tout le territoire de Meurthe-et-Moselle. Venez profiter gratuitement des expositions et des événements proposés, une expérience à partager en famille ou entre amis.

Événements
Ateliers de découverte, balades naturalistes, spectacles, conférences, sciences participatives, projections cinéma sont autant d’activités qui vous seront proposées cette saison. À venir :

> Jardiner dans les paysages
Toute la saison, la Cité des paysages vous propose des journées pour mieux comprendre le fonctionnement des jardins et de leurs habitants. Rôle des auxiliaires ou des araignées dans l’équilibre du jardin, pouvoir des plantes dans notre alimentation ou encore observation des oiseaux des jardins seront autant d’ateliers à découvrir lors de ces journées thématiques.
Mercredi 22 et samedi 25 avril

> Cinéma en famille
Participez à des ciné-goûters en famille avec la projection de Mia et le Migou (15/04) et Ponyo sur la falaise (06/05). Des films où le regard des enfants est confronté aux enjeux de préservation de l’environnement. Ces projections seront suivies par un atelier inspiré de l’univers du film, qui invitera l’enfant à laisser libre cours à sa créativité.
D’autres projections seront organisées lors de la saison (voir programme de la Cité des paysages)
14 h à 17 h 30 – Mercredis 15 avril et 6 mai

> Tournoyer dans les paysages
Mouvement de masse d’air, le vent influence le vivant, forme les reliefs et devient source d’énergie. Venez découvrir son rôle dans le paysage lors d’un après-midi dédié.
Ateliers, animation, balade et spectacle seront au rendez-vous.
14 h à 18 h – Dimanche 17 mai

Espaces naturels sensibles
Des carrières de Micheville (Villerupt) à la Tourbière de la Basse Saint-Jean (Bertrichamps), en passant par le Marais de Droitaumont (Jarny), parcourez les Espaces Naturels Sensibles du département et découvrez leur biodiversité étonnante. Tout au long de la saison, des balades animées par les associations d’éducation à l’environnement partenaires sensibilisent aux enjeux de préservation de ces milieux naturels.

Expositions
> Parcours permanent
Au cœur de l’ancien couvent, ce parcours muséographique en 3 salles vous propose une expérience unique, immersive et ludique autour du paysage.
> Nos empreintes
Du grain de pollen au donjon médiéval en passant par les objets de l’Antiquité, que nous racontent les empreintes laissées par l’Homme au fil du temps ?
En partenariat avec l’Inrap
Jusqu’au 29 novembre

Cité des paysages, Saxon-Sion
13 rue Notre-Dame 

Les événements sont entièrement gratuits mais certaines activités peuvent être soumises à inscription.
Plus d’information sur citedespaysages.meurthe-et-moselle.fr ou au +33 (0)3 83 25 17 53

Une épopée industrielle et humaine

Une épopée industrielle et humaine

Présentée à l’Abbaye des Prémontrés jusqu’au 28 juin, l’exposition Le fer en héritage(s) invite à comprendre comment ce métal a façonné la Lorraine — ses villes, ses luttes et son identité — et comment ce passé continue d’influencer son avenir.

Le fer en héritage(s)

De la ferronnerie d’art incarnée par Jean Lamour à la grande épopée sidérurgique contemporaine, la Lorraine s’est imposée comme un territoire du fer dont l’histoire a façonné paysages, économies et identités.

Formé il y a près de 200 millions d’années, le vaste bassin ferrifère lorrain recèle un minerai spécifique, la « minette », roche sédimentaire pauvre en fer et riche en phosphore. Longtemps jugée difficilement exploitable, elle ne révèle pleinement son potentiel qu’à la fin du XIXe siècle grâce à l’innovation métallurgique, notamment le procédé Thomas-Gilchrist. Dès lors, la région connaît un essor spectaculaire.

De puissantes dynasties industrielles et des maîtres de forges visionnaires structurent ce développement. L’industrie sidérurgique s’organise autour d’un modèle intégré, productif et paternaliste : cités ouvrières, équipements sociaux, formation technique. Les vallées se couvrent de hauts-fourneaux, d’aciéries et de laminoirs.

La Lorraine devient l’un des cœurs battants de la production d’acier européenne.

À partir des années 1960-1970, la désindustrialisation provoque une crise sociale majeure. Fermetures de mines et d’usines bouleversent durablement le territoire. Mais cette rupture nourrit aussi une mémoire collective forte. Aujourd’hui, friches réhabilitées, sites patrimoniaux et industries encore en activité témoignent de cet héritage.

> Visites libres de l’exposition tous les jours, de 10 h à 18 h

Maquette d’un site sidérurgique, animée et expliquée par Louis d’Agnillo, de l’association Classe 43 – Les mercredis et les dimanches

Jeux & livret jeu à disposition

> Visites guidées les samedis (10 h 30) et les dimanches (15 h) suivants :
4 & 5 avril ; 11 & 12 avril ; dimanche 19 avril ; dimanche 26 avril ; 16 & 17 mai ; 23 & 24 mai ;  samedi 30 mai ;  6 & 7 juin ; 13 & 14 juin ; 20 & 21 juin et samedi 27 juin.

> Le métal repoussé

Atelier parent/enfant 6/12 ans – Créez votre version
artistique de la plaque d’égout, production emblématique des fonderies de Pont-à-Mousson et expérimentez la technique du métal repoussé.

10 h à 12 h – Samedis 18 et 25 avril

Pont-à-Mousson, Abbaye des Prémontrés
8 rue Saint-Martin

abbaye-premontres.com

Tous les jours de 10 h à 18 h
Jusqu’au 28 juin

Le plein de belle musique

Le plein de belle musique

Instrumentistes virtuoses, chambristes reconnus, la violoncelliste Anne Gastinel, le violoniste David Grimal et le pianiste Philippe Cassard ont déjà partagé de nombreuses aventures musicales. Ces partenaires d’exception ont choisi de se réunir à nouveau autour des trios pour piano et cordes de Beethoven. Programmés par ALMC, ils seront à Nancy en avril.

Philippe Cassard, piano – David Grimal, violon – Anne Gastinel, violoncelle

Inventé comme le quatuor par Joseph Haydn, – «Quel père nourricier, celui-là !» s’exclama un jour un Pierre Boulez sincèrement admiratif – le trio piano-violon-violoncelle se prête très naturellement à la réunion occasionnelle de ces trois solistes majeurs.

Et ces trois grands solistes de renommée internationale, peaufinant leur complicité depuis vingt ans et mettant à profit leur longue expérience, poursuivent un compagnonnage musical et humain pour s’élancer dans les deux trios les plus réputés de Beethoven, magnifiques trios Les Esprits et l’Archiduc. Ils seront agrémentés d’une touche d’un Schubert de 15 ans avec la Sonatensatz, le tout donnant un concert unique alliant subtilité et vitalité dans une jubilation propre à ravir nos « papilles auditives ».

La chance de pouvoir écouter des artistes de cette dimension sur une scène nancéienne ne se présente pas tous les jours : il faut donc absolument profiter de cette occasion unique !
20 h – Lundi 27 avril

Salle Poirel, Nancy
3 rue Victor Poirel
almc.fr
Tarifs : Cat A : 39 € – Cat B : 32 € – Moins de 18 ans et étudiants moins de 26 ans : 5,90 € (sur justificatif)
Billetterie : poirel.nancy.fr

Backstage : Théâtre du Peuple de Bussang

Backstage : Théâtre du Peuple de Bussang

Rencontre avec Alban Thiébaut, régisseur général

Derrière chaque spectacle, il y a des femmes et des hommes qui travaillent dans l’ombre pour que tout se déroule parfaitement. Avec notre nouvelle rubrique Backstage, nous vous emmenons en coulisses pour découvrir ces métiers essentiels de la culture.
Pour ce premier portrait, nous avons rencontré Alban Thiébaut, régisseur général au Théâtre du Peuple de Bussang, qui nous raconte son métier et les réalités techniques qui se cachent derrière la scène. # Anaïs Henry

Comment devient-on régisseur ? Existe-t-il une formation spécifique au métier ?

Oui, il existe de nombreuses formations pour les régisseurs, et plusieurs spécialisations possibles : costume, lumière, son, plateau, régisseur principal et régisseur général. Pour le métier de régisseur, on peut donc suivre des formations mais aussi apprendre sur le tas. Pour ma part, je viens du plateau et me suis formé au métier du plateau dans les différents lieux que j’ai côtoyés en tant que technicien plateau ; puis j’ai suivi des formations spécifiques pour évoluer. La régie générale, je l’ai surtout apprise avec mon ancien directeur technique Nicolas Hénault, elle implique de plus larges responsabilités que la régie plateau et autres.

Aban Thiébaut, régisseur général du Théâtre du Peuple de Bussang © Anaïs Henry

À quoi ressemble la journée type d’un régisseur général ? 

La journée type d’un régisseur général c’est 50% sur le terrain, 50% au bureau. Les journées d’hiver sont plus courtes que celles d’été, bien sûr selon l’activité du site. Le Théâtre du Peuple connaît surtout une période intense d’activité au printemps et en été – saison où l’on accueille plus de 25 000 spectateurs. Aussi, en hiver ce sera plus du travail de bureautique et administratif pour la préparation de la saison d’été. Et en pleine exploitation estivale, les journées sont plus longues, nous sommes là du matin au soir (très tard parfois) pour préparer le site et les spectacles.

Si vous deviez résumer votre métier en un mot, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?

Adaptabilité. Parce que lorsqu’on travaille dans une maison comme le Théâtre du Peuple, il ne suffit pas d’être juste régisseur dans son corps de métier, mais d’y trouver une certaine souplesse pour s’adapter aux différents besoins artistiques et à la météo. Je pense que c’est important de s’adapter à tout ce qu’il se passe autour de nous..

Que signifie être régisseur général au Théâtre du Peuple ? En quoi ce lieu influence votre manière de travailler ?

Régisseur général au Théâtre du Peuple signifie pour moi une grande responsabilité parce que j’ai en charge la sécurité du public et des bâtiments, notamment la sécurité incendie et vous avez pu constater que c’est un théâtre tout en bois – un théâtre qui plus est classé aux Monuments Historiques. Donc on est toujours vigilant sur tout ce qu’il se passe à l’intérieur et à l’extérieur du théâtre pour éviter le déclenchement d’un incendie.

Le Théâtre du Peuple possède une particularité unique : l’ouverture et la fermeture de la porte sur la scène. Comment gérez-vous cette caractéristique dans l’organisation technique et logistique du spectacle ?

J’appuie sur un bouton et les portes s’ouvrent (rires). Non c’est faux, c’est une légende urbaine. Tout le monde croit que ce sont des portes automatisées électroniques mais ce sont les régisseur·euses qui ouvrent ces grandes portes en bois et selon les saisons, plus difficilement que d’autres. Pour faire une ouverture fluide durant le spectacle, cela demande d’être plusieurs de chaque côté. Et selon les besoins scénographiques on ouvre les portes un peu, beaucoup, en grand, très lentement ou rapidement.

Théâtre Du Peuple – Scène ouverte sur l’extérieur © Matthieu Edet

Théâtre du Peuple – Maurice Pottecher
40 rue du Théatre du Peuple
theatredupeuple.com
+33 (0)3 29 61 62 47
Instagram : theatredupeuple
Facebook : Théâtre du Peuple – Maurice Pottecher

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