Mohammad Mostafa Heydarian
Certains instruments de musique renferment tout un univers de traditions, de foi et de culture. C’est le cas du tanbur, un luth millénaire étroitement lié à la ville de Kermanshah (ouest de l’Iran). Sa pratique est associée aux croyances religieuses mystiques yarsanes et son savoir-faire se transmet de génération en génération. Mohammad Mostafa Heydarian, jeune maître de cet instrument, a baigné dans cette culture dès son plus jeune âge, puisqu’il a commencé à apprendre les maqams (modes/gammes) dès son enfance. Il partage aujourd’hui ses compositions hypnotiques au tanbur, comme s’il s’agissait d’une extension de son âme. Contemplative et profonde, sa musique se déploie à travers des mélodies et des rythmes répétitifs qui évoluent progressivement et en douceur, pour un style à la fois profondément personnel et intimement lié à l’histoire.
Pendant que son disque tournait sur la platine l’automne dernier, une partie de l’équipe de Météo découvrait Mohammad Mostafa Heydarian en concert au Guess Who à Utrecht et en faisait l’un de ses concerts favoris du festival. On a donc très vite eu envie de l’inviter à Mulhouse et de le faire entendre dans le cadre majestueux du Temple Saint-Étienne pour cette soirée d’ouverture qui fera entendre deux immenses musiciens iraniens d’aujourd’hui.











