Apéritif Littéraire avec Jean Claude Émile PERRIN
Rencontre autour de son livre “Hourvari” présenté par Emmanuel ANTOINE
Samedi 20 juin 2026 à 17H00
Chapelle Saint Roch
Entrées libres
HOURVARI
Dans ce pays des Hautes-Vosges que je connais pour y être né, depuis la nuit des temps, (mais comme partout où il y a la vie) les humains s’affrontent pour défendre leur territoire, leur quotidien et tout ce qui les entoure.
Peu importe l’avenir de l’autre, de son environnement, chacun sa raison d’être, la mienne ou la vôtre, l’affrontement n’est pas loin, le coup de fusil non plus !
D’un fait ordinaire, presque banal, l’histoire d’Hourvari se déroule sous les sapins, dans ces montagnes noires où l’usure du temps laisse voir cette roche de grès, cristalline, rougeoyante qui finira un jour par disparaître.
En attendant, je vous propose de marcher là-haut avec moi quand il en est encore temps. L’hiver n’est pas loin, profitez de l’automne, suivez la trace des grands cerfs !
Un roman de 228 pages, format A5, disponible chez l’auteur ou chez the book edition à Lille, impression à la demande et livraison en boite aux lettres.
Prix 20 € + Port 4 €
Caroline Vicquenault est une artiste peintre figurative diplômée de l’École Supérieur d’Art et Design de Toulon Provence Méditerranée, ou elle a obtenu un Master Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP).
Je peins des surfaces comme on traverse un état.
La surface n’est pas un fond. C’est une peau. Elle garde la mémoire des gestes, des reprises, de ce qui a été recouvert sans disparaître complètement. Chaque peinture se construit dans cette tension : faire apparaître, puis retenir.
Les formes sont réduites à l’essentiel — une ligne d’horizon, une étendue d’eau, parfois presque rien. Ce ne sont pas des sujets, mais des points d’équilibre. L’image tient à peu de chose. Elle pourrait se défaire.
La mer revient souvent. Non comme motif, mais comme condition. Instable, changeante, elle échappe à toute fixation. Elle est à la fois surface et profondeur, présence et retrait.
Ce qui se joue ici n’est pas de l’ordre du récit, mais de l’état. Un état de peinture, et un état intérieur. Les couches s’accumulent, se déplacent, filtrent ce qui insiste en dessous. Le deuil, la maternité, les tensions traversées — tout cela affleure sans jamais être nommé.
Je ne cherche pas à résoudre.
Je laisse la peinture à cet endroit précis :
là où quelque chose apparaît,
et continue de vaciller.
[KAAARST] est le projet solo du bassiste toulousain Antoine Ferris. Sons bruts et industriels se mêlent aux influences pop et électroniques. Un dialogue entre la basse et les rythmes aléatoires générés par des pédales d’effets, imprégnés d’une mélancolie singulière. [KAAARST] rassemble toute une gamme de techniques de jeu, telles que le larsen, les sons percussifs créés en frappant l’instrument avec la main ou à l’aide d’un couteau à beurre, ainsi que des techniques d’échantillonnage empruntées à la musique électronique.
Actif dans le domaine de la musique expérimentale, Antoine Ferris est un bassiste et contrebassiste français originaire des Hautes-Pyrénées (France). Son travail, fortement influencé par les esthétiques pop, électronique et hip-hop, s’articule autour des glitches et du hasard dans le son et la composition.
Le jeu de Ferris se caractérise par une utilisation créative et non conventionnelle de l’instrument. Tantôt traitée comme une percussion, tantôt utilisée comme source de signal électronique pour de multiples pédales d’effets, la basse se transforme, son son se décomposant en plusieurs couches distinctes.
Actif sur la scène toulousaine, il se produit au sein de divers groupes tels que Baraque à Free, Megacoaster, Feràmia et le groupe indie pop Totun.
Hommage poignant à la scène punk et hardcore de Washington D.C. , le solo de la violoncelliste américaine Janel Leppin nous emmène aussi bien dans les grands espaces américains que dans des atmosphères plus urbaines. Aucune virtuosité particulière ici, mais la musique dans son expression la plus viscérale, habitée par une pédale « fuzz » qui apporte aux mélodies poignantes une présence physique du son.
Mohammad Reza Mortazavi (né en 1979 en Iran) est connu pour son travail novateur sur le tombak et le daf, des tambours traditionnels persans qu’il a radicalement redéfinis grâce à de nouvelles techniques de jeu et à un vocabulaire musical élargi. Mortazavi a commencé à jouer du tombak à l’âge de six ans. À neuf ans, il avait déjà surpassé son professeur et remporté le concours national iranien de tombak – une distinction qu’il allait remporter six autres fois. Au début de la vingtaine, il était déjà largement considéré comme l’un des meilleurs interprètes de cet instrument. Depuis lors, sa musique n’a cessé d’évoluer, embrassant de nouvelles formes et un vocabulaire dépassant les limites de la tradition.