L’auteur et metteur en scène Corentin Stemler nous embarque dans La Dame de Pierre, hommage chanté et dansé à Notre-Dame de Paris.
Pouvez-vous revenir sur les origines de La Dame de Pierre et votre association Symphonia Productions, porteuse du projet ?
Tout remonte à 2019, au moment de l’incendie. J’ai alors 21 ans et commence à créer L’Épopée musicale, mon premier spectacle, avec des amis. Je me dis qu’il est impossible de rester impuissant face à ce patrimoine en péril. Tout le monde y est attaché, est bouleversé, mais tout le monde ne connait pas forcément son histoire. L’idée de créer un spectacle commence. Je venais aussi de fonder l’association. On s’est donc lancé le défi de créer quelque chose de fou, de mener une aventure associative amateure avec une troupe qui, au début, n’était constituée que de bénévoles.
De quoi parle-t-il ?
Il retrace les 800 ans d’histoire de Notre-Dame. Les époques sont traversées à travers 25 tableaux. Évidemment, il est impossible de tout raconter. Nous avons donc choisi des moments importants et des personnages célèbres : l’arrivée de la relique de la Couronne d’épines à Paris, la Révolution française, le sacre de Napoléon, Victor Hugo et son Esmeralda, les restaurations sous Viollet-le-Duc… puis, on avance jusqu’à l’incendie, au chantier de reconstruction et à sa réouverture.
À quoi ressemble la scénographie ?
En fond de scène, un gigantesque décor peint représente les trois portails de Notre-Dame et nous emmène jusqu’à la Galerie des Rois et la rosace. Sur les côtés se trouvent l’ancien hôpital de l’Hôtel Dieu et les maisons à colombages de la rue Neuve qui, à l’époque, s’étendaient jusqu’au pied de l’édifice. Quelques mapping vidéo sont également utilisés pour montrer, par exemple, des moments où la cathédrale est en mauvais état ou, au contraire, en train de renaître. La création chorégraphique est signée par Karine Orts. Elle réunit plusieurs types de danse qui évoluent au fil du temps. Pendant la période médiévale, la danse est folklorique, et plus on avance, plus elle devient contemporaine. Parmi les six tableaux, on peut citer celui ancré dans les Années folles, avec les chansons de Piaf.
Quels changements y a-t-il eu entre 2023 et aujourd’hui ?
Au début, les voix étaient enregistrées. Là, c’est 100% en live. Toutes les danses ont été retravaillées, tout comme un certain nombre de décors et la création de nouveaux tableaux. Je pense notamment à celui d’Édith Piaf, mais aussi à la réouverture de la cathédrale. En 2023, nous allions moins loin, il y avait plus d’acteurs – une cinquantaine, contre 32 maintenant – mais moins de technique. Avec cette nouvelle version, nous avons cherché à pousser plus loin l’interprétation. Ce n’est plus le même spectacle, mais il raconte toujours la même histoire.
Au Zénith (Strasbourg) mardi 15 septembre, au Zénith (Nancy) jeudi 17 septembre, à l’Arena (Reims) vendredi 18 septembre et au Zénith (Dijon) jeudi 1er octobre
zenith-strasbourg.fr – zenith-de-nancy.com – reimsarena.com – zenith-dijon.fr

