Zoom sur la comédie musicale Black Legends, hommage à la culture afro-américaine

Zoom sur la comédie musicale Black Legends, hommage à la culture afro-américaine

Le chanteur et danseur William Saint-Val prend part à la comédie musicale Black Legends, traversée de l’histoire afro-américaine mêlant standards de la chanson et figures culturelles. # Julia Percheron

 

Comment vous-êtes-vous retrouvé dans l’aventure Black Legends ?
Je suis là depuis le tout début. Avant la version actuelle, il faut savoir qu’il y a eu une première mouture, en 2014, puis une tournée l’année suivante. À l’époque, je jouais dans le spectacle Swinging Life de Valéry Rodriguez. C’est aussi le metteur en scène de Black Legends. Déjà, il avait cette idée autour de la musique noire, un projet au propos à la fois engagé et accessible. Pendant la Covid, Valéry a procédé à des réarrangements afin de rendre le tout plus concis et digeste – on est passés de trois heures de show à 1 h 45 –, mais le fond reste là : parler de la condition humaine, bafouée chaque jour, à travers le prisme afro-américain.

William Saint-Val © Marine Pierrot Detry

Presque cent ans d’Histoire sont en effet explorés au son de classiques musicaux. Comment se déploient-ils ?
C’est un peu comme les revues musicales américaines. On passe de tableau en tableau avec, comme fil rouge, l’histoire noire. Valéry se trouve sur scène, ce qui est intéressant car il est blanc et se positionne comme un personnage malmenant les populations racisées. Il n’a pas un rôle de narrateur mais ponctue les scènes. Tout commence avec les esclaves que l’on amène dans les champs de coton, puis on arrive au Cotton Club [établissement réservé aux Blancs, NDLR] dans les années 1920 et on parcourt le temps jusqu’à l’élection d’Obama, en 2008. C’est un voyage à travers des périodes marquées par des crises sociétales, traversées par Martin Luther King, Rosa Parks, Malcolm X ou les Black Panthers et mises en regard avec des chansons iconiques.

 

Prince, Aretha Franklin, Whitney Houston, Ray Charles, Beyoncé, Nina Simone… Toutes ces figures sont exploitées. Où vous situez-vous ?
Je participe à quatre tableaux en solo et prends part à d’autres, collectifs. Par exemple, je fais un medley sur des morceaux de Michael Jackson, notamment Jam et They don’t care about us, pour expliquer les émeutes de 1992 survenues après le passage à tabac, par la police de Los Angeles, de Rodney King. Cet épisode fait redécouvrir Michael sous un angle plus politique, plus profond. En fait, je joue des personnages très différents les uns des autres : quelqu’un de fantasque dans les années 1920, un homme plus introverti sur du Otis Redding, quelqu’un de viril, d’efféminé pendant la période disco… À chaque fois, les revendications portées sont très fortes. Pour moi qui suis originaire de Strasbourg, revenir avec cette représentation est un peu une façon de boucler la boucle, même si, bien sûr, elle reste éternelle.

 

Au Galaxie (Amnéville) mardi 17 mars, au Zénith (Strasbourg) jeudi 2 avril et au Zénith (Dijon) dimanche 26 avril
le-galaxie.comzenith-strasbourg.frzenith-dijon.fr

Suzane : Millénium, 3e opus entre espoir et dénonciation

Suzane : Millénium, 3e opus entre espoir et dénonciation

Rap, chanson française et electro coulent à flots dans Millénium, troisième album engagé, dansant et fédérateur de Suzane.

 

Après Toï Toï (2020) et Caméo (2022), vous revoilà avec Millénium. Vous y dépeignez le monde tel que vous le voyez, sans détour. Dans quel état d’esprit étiez-vous pendant l’écriture ?
Je me suis retrouvée dans une phase où beaucoup de choses avaient changé dans ma vie. Mon premier album a tout chamboulé, j’ai fait beaucoup de concerts et j’étais arrivée au stade où la scène m’avait recrachée. En passant du bruit au silence, j’avais besoin de retrouver l’essence de ma musique, seule sur mon canapé. À un moment donné, j’ai eu le choix entre déprimer ou retourner en studio et extérioriser mes doutes, mes angoisses, tout ce qui me nourrit et crée un vacarme dans mon esprit. J’aime cette sensation, mais c’est mieux de la transformer en lumière.

 

Votre univers à la croisée des styles charrie naturellement une instrumentation riche, notamment marquée par le piano…
Je voulais absolument qu’il y en ait, car il relie tout le monde. C’est un pont entre la chanson française – on le retrouve sur des morceaux comme Virile ou À la vie –, le rap et la texture electro faite de synthés, gros kicks et logiciels. C’est donc une musique très physique, capable de faire lever une foule entière et servant d’exutoire au corps.

 

 

Le rappeur Youssoupha partage avec vous Plus que moi, prônant l’amour de soi et une approche féministe. Pourquoi avoir collaboré avec lui ?
Il est dans ma playlist depuis quelques années, et bien que l’on ne soit pas de la même génération, je me reconnais dans ses textes. C’est un papa du rap, sa musique n’est pas uniquement là pour divertir, mais aussi pour dénoncer et alerter. Le feat s’est fait spontanément : nous avons tous les deux sorti un album cette année – sa chanson Dieu est grande, pensée pour sa fille, m’a beaucoup touchée –, il m’a félicitée d’avoir écrit et porté Je t’accuse [hymne abordant le sujet des viols et des féminicides et critiquant la justice, NDLR], mes meilleures amies aiment sa sensibilité… Travailler avec lui était dans ma to-do list, et il a décidé que ce serait maintenant [rires].

 

Malgré les difficultés recensées au fil du disque, l’espoir est omniprésent, notamment avec Marche ou rêve, qui l’ouvre, et À la vie, qui le clôt.
Pour la première, j’ai eu comme la sensation qu’il était temps de regarder dans le rétro, de me retourner sur cette gamine de 17 ans que j’avais été, à qui l’on répétait que rien ne fonctionnerait jamais. J’aime insuffler de l’espoir aux jeunes, en particulier à ceux qui sont en décrochage scolaire, car j’ai toujours cette immense culpabilité de ne pas avoir coché cette case. À la vie est une chanson qui est arrivée très vite. Je me suis installée au piano durant la nuit et je ne sais pas d’où elle est sortie. Je me pose beaucoup de questions dans cet opus. Je voulais donc terminer par une ode à la vie, par cette envie féroce de vivre, même si je n’en comprends pas tout le sens.

 

À La Vapeur (Dijon) jeudi 4 décembre, à la Cartonnerie (Reims) jeudi 11 décembre, à La Rodia (Besançon) vendredi 12 décembre puis en 2026 à la BAM (Metz) vendredi 6 février et à La Laiterie (Strasbourg) vendredi 20 novembre
lavapeur.comcartonnerie.frlarodia.comcitemusicale-metz.frartefact.org

 

Édité par 3ème Bureau / Wagram Music
3emebureau.shopwagram-stories.com

Les portes grandes ouvertes

Les portes grandes ouvertes

Cette saison encore, le Théâtre Dijon Bourgogne invite des artistes pour dire, écrire, sublimer le monde et le partager avec vous. Pour penser de nouveaux chemins et se réinventer.

Présentation de saison

Une nouvelle saison placée sous le signe «des possibles et des voix qui ouvrent des voies».
19 h – Mardi 10 septembre (Parvis St Jean)

Filles & Soie pour toutes & tous

Création – D’après Les Trois Contes de Louise Duneton – Texte et mise en scène Séverine Coulon / La directrice de
La Minoterie parle avec fantaisie et espièglerie de la féminité et de ses injonctions.
Du 10 au 15 octobre (À La Minoterie, Dijon)

Sur l’autre rive (Variation théâtrale)

Le metteur en scène Cyril Teste s’inspire librement de Platonov de Tchekhov, une oeuvre chorale immorale et débordante.
Les 17 et 18 octobre (À L’Espace des Arts, Chalon-sur-Saône) 

Les petites bêtes 

Création – Texte et mise en scène Delphine Théodore / Un conte des temps modernes qui dissèque les mécanismes pernicieux de l’emprise.
Du 12 au 16 novembre (Salle Fornier)

Les grands sensibles ou l’éducation des barbares

D’après l’oeuvre de Shakespeare – Texte et mise en scène Elsa Granat / Baroque dans ses excès, la pièce est emplie de la vitalité et de la puissance des émotions enfantines.
Du 26 au 30 novembre (Parvis St Jean)

La semaine des écritures contemporaines

Du 2 au 7 décembre (Salle Fornier)

Chamonix

26000 couverts – Mise en scène Philippe Nicolle / Une aventure interstellaire déjantée, hilarante et poétique.
Du 4 au 7 décembre (Parvis St Jean)

Les Essentielles

Texte et mise en scène Faustine Noguès / Le spectacle, qui s’intéresse à un abattoir industriel, passe sans arrêt de la réalité crue à un espace onirique.
Les 19 et 20 décembre (Feuillants)

Taire

Création – Texte, mise en scène Tamara Al Saadi / Un conte dystopique qui tisse la jeunesse d’Antigone et celle d’Eden, adolescente d’aujourd’hui.
Du 16 au 24 janvier (Parvis St Jean)

Elles avant nous 

Conception Leyla-Claire Rabih, Morgane Paoli / Comment se construire en tant que jeune mahoraise ?
Du 4 au 8 février (Salle Fornier)

Une histoire subjective du Proche-Orient mais néanmoins valide… je pense

De et par Houda Hussein / Un stand-up qui raconte son parcours d’émancipation.
Du 18 au 22 février (Salle Fornier)

Pistes…

Texte, mise en scène Penda Diouf / Une épopée qui nous fait voyager dans les méandres de la mémoire et nous fait entendre les voix minoritaires.
Du 11 au 15 mars (Salle Fornier)

Qui a besoin du ciel

Texte Naomi Wallace – Mise en scène Tommy Milliot / Une pièce qui plonge dans les blessures de l’Amérique et scanne les relations familiales.
Le 15 mars (au Nouveau Théâtre Besançon)

Qui som ? 

Conception et mise en scène Camille
Decourtye, Blaï Mateu Trias – Baro d’Evel / Une douzaine d’artistes de tous horizons et toutes disciplines partagent une expérience drôle et festive.
Du 19 au 21 mars (Parvis St Jean)

Makbeth 

Munstrum Théâtre / La compagnie s’empare avec irrévérence de la pièce de Shakespeare. Un spectacle polymorphe, brut et sensuel.
Du 25 au 27 mars (Au Cèdre, Chenôve)

Dynasties 

Mise en scène et performance Matthieu
Barbin-Sara Forever / Dans ce texte qui traite de la question de l’héritage, Matthieu Barbin construit une mosaïque de personnalités.
Les 3 et 4 avril (Salle Fornier)

Une ombre vorace

Texte et mise en scène Mariano Pensotti / Il est question de Pétrarque et de filiation, des pères partis que leurs fils mythifient et des pères présents que leurs fils méprisent.
Du 8 au 12 avril (Salle Fornier)

Festival Théâtre en Mai

Présentation publique le 7 avril.
Du 23 mai au 1er juin 

Théâtre Dijon Bourgogne-CDN – Dijon
tdb-cdn.com
+33 (03)3 80 30 12 12 

Les jeux de l’Antiquité

Les jeux de l’Antiquité

Au-delà d’une immersion dans l’époque gallo-romaine, Moselle Agence Culturelle propose, pour cette 26e édition de Vita Romana, un grand coup de projecteur sur les racines des jeux olympiques…

Vita Romana

Dans un été qui verra les villes de France vibrer au rythme des JO, Vita Romana permettra à chacun de se rassembler autour des jeux antiques et de vivre une expérience olympique unique, teintée d’un esprit festif gallo-romain.

Passionnés de sport, d’histoire ou simples curieux découvriront les origines des Jeux Olympiques.
Grâce à une programmation variée (spectacles, immersion, troupes de reconstituteurs et ateliers, animations musicales), l’esprit « sports antiques » permettra de réunir des personnes de tous horizons pour faire la fête autour des Jeux Olympiques 2024.

Vita Romana mettra en scène les pratiques et modes de vie de cette période historique dont les vestiges marquent encore aujourd’hui les traces d’un riche passé. Comme les précédentes éditions seront proposés au cœur de l’arène de nombreux spectacles, courses de chars, démonstrations de combats ou de sports antiques qui émerveilleront petits et grands.

Les spectateurs pourront découvrir ou redécouvrir des troupes de reconstitutions historiques mettant en scène des aspects de la vie quotidienne civile et militaire à l’époque gallo-romaine. Des spectacles en déambulation, des démonstrations de techniques ancestrales et des ateliers seront proposés au jeune public. À la nuit tombée, un concert du festival des Nuits Celtiques clôturera les festivités du samedi.

Camps de reconstitution

Samedi de 10 h à 20 h, dimanche de 10 h à 19 h
Entrez en immersion au cœur de l’Antiquité en déambulant au sein des camps, civils ou militaires. Découvrez également de nombreux artisans aux savoir-faire variés. Les compagnies Ave Bagacum (Romains), Les Ambiani, Branno Teuta et Trimatrici (Gaulois), troupes de légionnaires et civils, installeront leur campement au Parc archéologique.

Spectacles dans les arènes

Démonstrations sportives avec Acta Archeo ; courses de chars par Les Portes de l’Histoire ; démonstrations de combats et de manœuvres militaires avec Ave Bagacum, Les Ambiani, Branno Teuta et Trimatrici.

En déambulation

Comme on dit en latin, visite théâtralisée du parc par la Compagnie du Rhin-Supérieur ; Ludi scaenici, duel parole et musique par La Salamandre Bleue ; Les Mythos du Stade, spectacle autour des dieux, des hommes et du sport par Acta Archeo.

Animations

Atelier course de chars pour les enfants par Acta Archeo : chasse au trésor en continu ; Rue Bamboche, fanfare en déambulation ; ateliers et démonstrations sportives.

Festival des Nuits Celtiques

Samedi 10 août
20 h – High Octane, c’est un violon survitaminé naviguant sur une section rythmique puissante et ciselée, bodhràn et guitare endiablés. Le groupe fonde ses bases sur une très longue expérience de la musique irlandaise et écossaise, apprise et perfectionnée d’Ennis à Glasgow.
21 h 30 – Au carrefour entre les codes de la musique celtique irlandaise et la modernité des rythmes électro, découvrez les Green Lads. Dans leurs costards verts, depuis les places de villages jusqu’aux grandes scènes françaises, ils composent avec leurs instruments un tableau énergique aux sonorités irrésistiblement dansantes.

Course de char romain © DR

Parc Archéologique Européen – Bliesbruck-Reinheim

+33 (0)3 87 35 02 20
Restauration possible sur place – Village gourmand
10 h à 23 h – Samedi 10 août
10 h à 19 h – Dimanche 11 août