Au cœur du foyer

Au cœur du foyer

Au 1204, Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine de Dijon, l’exposition Passés intérieurs propose, jusqu’au 3 janvier, une immersion dans l’habitat médiéval de la ville s’appuyant sur un fonds unique en Europe, celui des inventaires après décès, conservés à Dijon.

Parvis de l’Unesco

Cette exposition est le reflet d’un travail d’analyse entrepris par trois chercheurs sur un fonds d’archives unique en Europe. Près de 700 inventaires après décès, conservés aux Archives départementales de la Côte-d’Or, couvrant la période de 1390 à 1459, ouvrent de nouvelles perspectives sur la compréhension de l’habitat dijonnais. Ces documents juridiques sont établis au décès d’une personne laissant derrière elle un enfant mineur ou un héritier inconnu. Ils listent et évaluent l’ensemble de ses biens mobiliers, afin d’assurer leur transmission et protéger les enfants et héritiers. L’exception dijonnaise réside dans le caractère systématique de ces inventaires, faits par la mairie, pour toutes les strates de la société. La transcription et l’analyse de ces documents offrent ainsi l’occasion de mieux comprendre le cadre de vie matériel et quotidien de la population, des catégories les plus pauvres aux plus riches.

Fruit d’une véritable collaboration entre l’Université Bourgogne Europe et la Ville de Dijon, l’exposition a mobilisé des membres du laboratoire ARTEHIS et les équipes de «Dijon, Ville d’art et d’histoire». Les trois chercheurs Jean-Pierre Garcia, Guilhem Ferrand et Tanguy Rolland ont assuré la pertinence du discours scientifique.

L’exposition dévoile ce travail grâce à la valorisation de cinq inventaires. Les axes retenus permettent ainsi de comprendre les typologies de logement présents à Dijon à la fin du XIVe et au début du XVe siècle, de découvrir la variété des classes sociales de la ville mais aussi de mieux comprendre le travail historique mené à partir de ces documents.

Autour de l’exposition

> Livret de l’exposition

> Parcours enfant dès 7 ans, à suivre en famille

> Visites guidées (1 h)

Les 9, 21, 24 et 28 mai, 2, 4, 6, 20 et 21 juin, 5, 15, 19 et 29 juillet, 2, 12, 16, 26 et 30 août ; en LSF mardi 5 mai à 14 h 30

> Visite à deux voix

Découvrez à la fois le travail de l’historien Guilhem Ferrand et le travail scénographique avec la commissaire de l’exposition Anne Laemmlé.

17 h – Mardi 19 mai

> Focus Dijon au Moyen Âge (1 h)

Visite découverte au cœur du quartier de l’église Notre-Dame pour en apprendre plus sur l’habitat dijonnais médiéval.

Les 9 et 24 mai, 15 et 29 juillet, 12 et 26 août ; en LSF vendredi 29 mai à 14 h 30

> Rencontre aux Archives municipales

Pour en savoir plus sur le métier d’archiviste.

Les 2 et 6 juin

> Réseaux sociaux

Suivez l’actualité de l’exposition temporaire et découvrez de nouveaux épisodes de la série La Minuteexpo sur les pages Facebook et Instagram du 1204

 

Passés intérieurs

Le 1204, Dijon

Une immersion numérique dans l’habitat médiéval de Dijon

Rens. +33 (0)3 80 48 85 26

patrimoine.dijon.fr

Entrée gratuite

Jusqu’au 3 janvier

Underground

Underground

Notes on Weathering de Bianca Bondi inaugure le cadre spécifique de la programmation FORA, pensée dans le cadre du 30e anniversaire du Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain en 2026.

Conçu pour les sous-sols de l’institution, ce projet évolutif s’étend sur une année et se déploie avec une temporalité singulière – souterraine, continue, silencieuse. Le public est invité à découvrir ces espaces habituellement inaccessibles et à expérimenter une œuvre en devenir, où l’invisible se manifeste dans les transformations du temps.

L’humidité, l’obscurité et la minéralité des sous-sols ne constituent pas un simple décor, mais sont un véritable milieu actif. L’artiste y mobilise des matériaux sensibles aux conditions qui les entourent : sels, liquides, métaux. Activées par des phénomènes de réaction, d’altération et de propagation, les œuvres de Bianca Bondi se déploient comme des systèmes ouverts, soumis à l’action du milieu dans lequel elles se trouvent, échappant aux logiques de contrôle, de conservation et de visibilité immédiate. Le temps y opère subtilement : il altère, dépose, corrode, infiltre. Le projet ne se présente pas comme une œuvre unifiée ou stabilisée, mais comme une succession d’observations, de traces et d’états transitoires, répartis dans l’espace et dans le temps. Plutôt que d’investir l’ensemble du site simultanément, Bianca Bondi activera les espaces des caves du Casino Luxembourg les uns après les autres. La propagation devient le mode opératoire du projet : une manière pour les espaces de s’influencer mutuellement, de conserver la trace des activations précédentes et d’entrer dans un dialogue différé.

Notes on Weathering ouvre ainsi un champ de lecture où l’invisible ne se manifeste pas comme apparition, mais comme une modification continue des conditions. Le paranormal y est abordé comme un régime d’attention et de méthode, permettant de prêter écoute à ce qui excède les cadres explicatifs stabilisés, là où l’architecture et le climat entrent dans un état de tension prolongée. Les sous-sols se muent en un territoire investi et poreux, traversé par des échanges matériels, temporels et énergétiques continus.

Curateur.rice.s : Kevin Muhlen, Stilbé Schroeder

Bianca Bondi
Notes on Weathering

Casino Luxembourg, Luxembourg
41, rue Notre-Dame

+352 22 50 45
casino-luxembourg.lu

Entrée gratuite, tous les jours
de 11h à 19h (sauf le mardi),
nocturne jeudi jusqu’à 21h

Jusqu’au 3 janvier

Le pouvoir du son

Le pouvoir du son

« On n’écoute jamais le bruit pour lui-même, mais pour ce qu’il signifie. » (Pierre Schaeffer, Traité des objets musicaux, 1966). L’exposition état bruit à la Konschthal Esch au Luxembourg explore la manière dont le son est utilisé dans l’art contemporain comme instrument d’analyse des conditions mondiales.

Dans un monde de plus en plus complexe et multipolaire, où s’entrechoquent les intérêts économiques, politiques et culturels, de nombreux artistes tournent leur attention vers l’audible. Les bruits, le bruit et les signaux acoustiques deviennent ainsi des indicateurs de tensions sociales et un moyen de rendre visibles – ou plutôt audibles – des dynamiques cachées.

Le titre état bruit, délibérément laissé ouvert, se prête à plusieurs interprétations : « état du bruit », « statut du bruit » et, en même temps, une allusion à état brut – l’« état brut ». Il renvoie à la fois à l’état acoustique du présent et aux interférences sociales qui se matérialisent dans le son et sont reflétées par les artistes.

L’exposition se veut un état des lieux du présent, qui utilise le médium sonore pour rendre l’invisible audible et perceptible.

Sept artistes et collectifs explorent, à travers des installations sonores et vidéo, la relation entre le bruit, les tensions sociales et le pouvoir politique. Les œuvres présentées abordent différents phénomènes : le volume assourdissant des camions sonores indonésiens, les bruits de guerre imités par des réfugiés ou encore la signification socioculturelle des sirènes et des minutes de silence. En utilisant le son comme matériau artistique, les artistes nous permettent de percevoir des structures de pouvoir invisibles, des crises écologiques et des formes de communication humaine dans un monde surstimulé.

état bruit ne considère pas le bruit uniquement comme une nuisance, mais comme une clé universelle pour comprendre notre présent.

Artistes : Gabriela Löffel – Brognon Rollin – Aura Satz – Nika Schmitt – Tintin Patrone – Open Group – Nik Nowak
Commissaire : Charles Wennig

 

état bruit

Konschthal Esch, Esch-sur-Alzette
29 boulevard Prince Henri

konschthal.lu

Jusqu’au 20 septembre

Nancy Terre de Sport, de culture et d’art

Nancy Terre de Sport, de culture et d’art

Capitale emblématique de l’Art nouveau, foyer de création culturelle et terre d’élection du Livre sur la Place, Nancy réaffirme en 2026 son statut de carrefour artistique en devenant la capitale de la photographie sportive avec la 2e édition de Starting Blocks NCY, organisé par le Nouvel Observatoire Photographique du Grand Est (NOP-GE) et la Ville de Nancy. 

Starting Blocks NCY

2e édition de la Biennale internationale de la photographie sportive de Nancy
Un sentiment olympique

Du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h.
Galerie Poirel, Nancy
3 rue Victor Poirel

> Du 17 avril au 16 mai

En opérant la synthèse entre la performance athlétique et l’exigence culturelle, l’événement célèbre le geste sportif dans ses dimensions esthétiques, émotionnelles et héroïques.

Ancrée au cœur du territoire, cette manifestation ambitionne de s’imposer comme une référence culturelle majeure pour la Ville de Nancy, la Métropole, le département de Meurthe-et-Moselle et la région Grand Est. Elle rassemble une sélection rigoureuse d’œuvres réalisées par des photographes professionnels et amateurs, nationaux et internationaux, ayant documenté les grands événements du sport contemporain.

Le sport, s’affirmant aujourd’hui comme un fait social total, constitue un vecteur privilégié de dépassement de soi et d’émancipation. Au-delà de la stricte compétition, il fédère des individus de toutes origines et croyances autour de valeurs universelles, qu’ils soient praticiens assidus ou spectateurs passionnés. C’est cette dimension anthropologique et humaniste que le festival entend mettre en lumière, en interrogeant la place du corps en mouvement dans notre société. À travers sa programmation, Starting-Blocks NCY entend magnifier à leur juste mesure les regards portés sur l’effort et consacrer le travail des photographes spécialisés. Ces témoins privilégiés de l’instant décisif capturent la dramaturgie du sport, sublimant l’exploit et inscrivant l’éphémère du mouvement dans la pérennité de l’image. En valorisant ces narrations visuelles, l’événement se donne pour ambition de devenir le rendez-vous incontournable de la photographie sportive dans l’Hexagone, au croisement de l’art et du document.

Direction artistique : Jean-Yves Camus
Commissariat d’exposition, Jury : Jean-Yves Camus, Éric Didym, Alexandre Marchi, Yannick Hellak, Corentin Collin

En parallèle : Hans Silvester
à la NOP Galerie
1 rue du Dr Archambault, CPN-Laxou

Entrée libre les jeudis, vendredis et samedis de 14 h à 18 h et sur RDV.
Vernissage jeudi 30 avril à 18 h.
> Du 30 avril au 6 juin

Hans Silvester, photographe humaniste adepte du temps long, dédie sa pratique à la préservation visuelle des communautés et des écosystèmes en péril. Récompensée par le prix Albert Kahn en 2022, sa démarche immersive, qui s’étend de la Provence à l’Éthiopie, vise à constituer une mémoire des rapports entre l’homme et la nature avant leur possible disparition.

Sa série sur la pétanque (années 1960-1970) illustre cette quête en documentant la vie provençale non comme un spectacle, mais comme une interaction sociale complexe. En transformant le jeu en scène théâtrale, Silvester fixe la gestuelle et l’authenticité brute d’une époque révolue, inscrivant ces scènes quotidiennes dans une démarche de conservation du patrimoine immatériel.

Implantée au cœur du Centre Psychothérapique de Nancy (CPN) à Laxou, la NOP-Galerie est un espace de création, de diffusion et de rencontre dédié à la photographie contemporaine. Créée à l’initiative de l’association Nouvel Observatoire Photographique du Grand Est (NOP-GE) en partenariat avec le CPN, elle s’inscrit dans une démarche qui lie art, santé et société.

startingblocks-ncy.org
@startingblocksncy
@nop_galerie

Une épopée industrielle et humaine

Une épopée industrielle et humaine

Présentée à l’Abbaye des Prémontrés jusqu’au 28 juin, l’exposition Le fer en héritage(s) invite à comprendre comment ce métal a façonné la Lorraine — ses villes, ses luttes et son identité — et comment ce passé continue d’influencer son avenir.

Le fer en héritage(s)

De la ferronnerie d’art incarnée par Jean Lamour à la grande épopée sidérurgique contemporaine, la Lorraine s’est imposée comme un territoire du fer dont l’histoire a façonné paysages, économies et identités.

Formé il y a près de 200 millions d’années, le vaste bassin ferrifère lorrain recèle un minerai spécifique, la « minette », roche sédimentaire pauvre en fer et riche en phosphore. Longtemps jugée difficilement exploitable, elle ne révèle pleinement son potentiel qu’à la fin du XIXe siècle grâce à l’innovation métallurgique, notamment le procédé Thomas-Gilchrist. Dès lors, la région connaît un essor spectaculaire.

De puissantes dynasties industrielles et des maîtres de forges visionnaires structurent ce développement. L’industrie sidérurgique s’organise autour d’un modèle intégré, productif et paternaliste : cités ouvrières, équipements sociaux, formation technique. Les vallées se couvrent de hauts-fourneaux, d’aciéries et de laminoirs.

La Lorraine devient l’un des cœurs battants de la production d’acier européenne.

À partir des années 1960-1970, la désindustrialisation provoque une crise sociale majeure. Fermetures de mines et d’usines bouleversent durablement le territoire. Mais cette rupture nourrit aussi une mémoire collective forte. Aujourd’hui, friches réhabilitées, sites patrimoniaux et industries encore en activité témoignent de cet héritage.

> Visites libres de l’exposition tous les jours, de 10 h à 18 h

Maquette d’un site sidérurgique, animée et expliquée par Louis d’Agnillo, de l’association Classe 43 – Les mercredis et les dimanches

Jeux & livret jeu à disposition

> Visites guidées les samedis (10 h 30) et les dimanches (15 h) suivants :
4 & 5 avril ; 11 & 12 avril ; dimanche 19 avril ; dimanche 26 avril ; 16 & 17 mai ; 23 & 24 mai ;  samedi 30 mai ;  6 & 7 juin ; 13 & 14 juin ; 20 & 21 juin et samedi 27 juin.

> Le métal repoussé

Atelier parent/enfant 6/12 ans – Créez votre version
artistique de la plaque d’égout, production emblématique des fonderies de Pont-à-Mousson et expérimentez la technique du métal repoussé.

10 h à 12 h – Samedis 18 et 25 avril

Pont-à-Mousson, Abbaye des Prémontrés
8 rue Saint-Martin

abbaye-premontres.com

Tous les jours de 10 h à 18 h
Jusqu’au 28 juin

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