De son vivant internationalement célébré, le Belge Frans Masereel (1889-1972) doit aujourd’hui être redécouvert.
Son art est multiple, l’homme étant un humaniste engagé dans les luttes de son temps, la recherche d’un art de combat et la représentation d’un monde à. pacifier. C’est à un artiste complet que le musée de l’Image ouvre ses portes, du 14 février au 20 septembre.
Frans Masereel
Un art entre révolte & rêverie
Frans Masereel est depuis toujours reconnu pour ses gravures sur bois, indépendantes ou illustrant de nombreux livres, tels ceux de ses amis Stefan Zweig ou Romain Rolland. La réédition régulière de quelques-unes de ses histoires en images sans paroles – il est le créateur du roman graphique sans texte dès 1918 – a contribué à ne pas totalement l’oublier.
Si Masereel possédait bien des planches d’imagerie d’Épinal, c’est surtout sa pratique de la traditionnelle gravure sur bois, destinée à un large public, qui a orienté ce choix. Cette exposition est aussi l’occasion de découvrir d’autres facettes de l’artiste qui a également dessiné, peint, travaillé pour la presse et l’édition, pour les arts décoratifs.
La passion du dessin • Le dessinateur de presse • Un maître de la gravure • Les éditions • Histoires sans paroles • De la couleur • Au théâtre • Masereel et le cinéma • Les arts décoratifs
Autour de l’exposition
> Mini-exposition : Hermann-Paul
En 2025, le musée a enrichi ses collections d’un ensemble de gravures et de dessins réalisés par le satiriste et graveur français Hermann-Paul (1864-1940). D’abord célèbre pour ses nombreux dessins satiriques publiés dans la presse, reflet de ses positions politiques et de son évolution dans le temps, il va également se prêter à l’exercice de la gravure. Du 14 février au 20 septembre
> Les rendez-vous des visiteurs
À 10 h 30, 14 h 30 et 16 h, laissez-vous guider dans l’exposition temporaire. À 15 h, réservez votre parcours à la carte : visite contée pour les familles avec enfants de 3/5 ans, visite-jeu pour les familles avec enfants de 6/12 ans. Et aussi, une Escape Box à l’heure de votre choix pour résoudre une enquête entre ados et/ou adultes… Du mardi au vendredi du 17 au 27 février et du lundi au vendredi du 6 juillet au 28 août
> Les dimanches au musée
Visite guidée ou parcours à la carte à 10 h 30, L’atelier du typographe de 14 h à 17 h (dès 6 ans). 17 h les 1ers dimanches du mois (sauf juillet/août)
> Atelier typographie : Frans Masereel
Dès 12 ans – Découverte de l’exposition, lecture, atelier typographie, pique-nique tiré du sac. 10 h à 17 h – Dimanche 15 février
> Escape game de la typographie amnésique
Un jeu se déroulant dans un véritable atelier d’impression et de typographie… 10 h 30, 14 h 30 ou 16 h 30 – Dimanches 15 mars, 31 mai et 21 juin
> Atelier xylogravure
Dès 12 ans – Journée d’initiation à la xylogravure, manuelle et numérique proposée par l’Atelier XyloLab (Épinal). Pique-nique tiré du sac. 10 h – Dimanche 26 avril
> Le musée comme ma poche
Le rendez-vous des vacances des 6/12 ans, soit 3 demi-journées d’atelier au choix pour s’amuser autour des collections du musée. Mardis 14 ou 21 avril, mercredis 15 ou 22 avril, jeudis 16 ou 23 avril
> Nuit européenne des musées
Visite guidée ou en autonomie, rencontre avec le graveur Antonin Malchiodi. 19 h à 23 h – Samedi 23 mai
> Les Journées du patrimoine
Mini-visites guidées et ateliers typographiques. 10 h à 12 h 30 et 13 h 30 à 18 h – Samedi 19 et dimanche 20 septembre
42 quai de Dogneville Musée de l’image, Épinal Horaires, tarifs et activités : +33 (0)3 29 81 48 30 museedelimage.fr Du 14 février au 20 septembre
En cette année de Centenaire de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris, les trois musées de la Ville de Nancy se sont unis pour proposer une grande exposition retraçant la genèse et les développements de l’Art déco et des modernités à Nancy dans l’entre-deux-guerres : Nancy 1925. Une expérience de la vie moderne.
Nancy 1925
Une expérience de la vie moderne
L’exposition s’ouvre sur l’évocation du pavillon de Nancy et de l’Est de la France, construit au cœur de l’exposition
parisienne de 1925, qui témoigne de la place de premier plan occupée par la région tant dans les domaines de l’industrie que de l’art. Depuis les années 1900, l’engagement immodéré d’artistes et d’industriels d’art en faveur de la modernité a forgé un environnement propice à l’innovation, à la transmission et au renouvellement de la création. Les noms de Daum, Majorelle, Gruber ou Prouvé symbolisent des savoir-faire prestigieux, une excellence unique et un dynamisme provincial résistant à la centralisation parisienne.
L’exceptionnel corpus d’œuvres réuni dans l’exposition permettra de mesurer cette force créative collective et individuelle, sa diversité et sa liberté d’expression inscrites dans la durée. Dépassant la notion de « style Art déco », elle invitera aussi à interroger le mythe des « Années folles », ses clichés et ses idéalisations, à travers l’évocation d’un large entre-deux-guerres et de parcours plus intimes.
C’est ainsi toute la vie nancéienne d’une époque assez largement méconnue aujourd’hui que pourront découvrir les visiteurs grâce à plus de 350 pièces de mobilier, verre, céramique, vitrail, sculpture, peinture, orfèvrerie, photographie, cinéma, documentation visuelle et sonore, aux côtés d’objets et de témoignages du quotidien.
Labellisée d’intérêt national par le ministère de la Culture, cette exposition pluridisciplinaire, entre beaux-arts, arts décoratifs, histoire et anthropologie sociale, est le fruit de la collaboration du musée des Beaux-Arts de Nancy, du musée de l’École de Nancy et du Musée lorrain. Elle met à l’honneur les collections municipales, dont des fonds inédits, et a bénéficié de la contribution exceptionnelle de généreux collectionneurs et prêteurs particuliers.
Une riche programmation scientifique et culturelle autour de l’exposition, ainsi qu’une exposition du cabinet d’arts graphiques et des présentations d’œuvres contemporaines inspirées par l’Art déco permettront aux visiteurs de prolonger « l’expérience d’une vie moderne », au-delà des salles d’exposition.
Musée des Beaux-Arts de Nancy 3 place Stanislas musee-des-beaux-arts.nancy.fr Tous les jours sauf mardi de 10 h à 18 h Du 5 novembre au 1er mars
Entrez dans un monde fascinant où les images prennent vie, se transforment et se jouent de vos sens !
L’exposition L’image animée : un monde merveilleux vous invite à explorer l’histoire et la magie des images en relief et en mouvement…
L’image animée : un monde merveilleux
L’histoire des images animées remonte à la préhistoire, bien avant l’invention du cinéma. Dès les premières représentations rupestres, comme celles des grottes de Lascaux ou Chauvet, les artistes cherchent à figurer le mouvement. Animaux à plusieurs pattes ou têtes superposées, ces images témoignent d’une forme de proto-animation.
Avec l’évolution des savoirs techniques, de nouveaux dispositifs optiques émergent à partir du XVIIe siècle, cherchant à créer des images immersives par des effets de profondeur et de perspective à la manière des “théâtres perspectifs”. Un plaisir pour tous qui est marqué au XIXe siècle par la création de jouets optiques tels que le thaumatrope, le phénakistiscope ou le zootrope. Ces inventions, ludiques et fascinantes, sont les précurseurs directs de l’animation cinématographique, en exploitant la persistance rétinienne pour animer des images successives.
Dans le même temps, les lanternes magiques, qui apparaissent dès le XVIIe siècle, connaissent un engouement populaire important. Véritables machines à rêve, elles projettent des images mouvantes devant un public ébahi, préfigurant la magie du cinéma qui prend naissance à la fin du XIXe siècle. Dans un même élan, aux côtés des frères Lumière et de leur première projection en 1895, des pionniers comme Georges Méliès et Alice Guy exploitent le montage, les effets spéciaux et les trucages. Dès lors, le cinéma s’impose alors comme une nouvelle forme d’art, de narration et de divertissement.
En parallèle de cette évolution des images en mouvement, une autre tradition visuelle se développe à travers les livres à systèmes. Dès le Moyen Âge, ces ouvrages incluent des mécanismes interactifs aidant à la compréhension de concepts scientifiques ou religieux destinés à l’origine aux savants ; ils vont peu à peu intégrer l’univers de l’enfance, devenant au XIXe siècle des objets ludiques et narratifs. Les livres animés ou pop-up s’imposent alors comme de véritables objets d’art, mêlant narration, ingénierie du papier et surprise. Ils bousculent les codes traditionnels de l’édition et enrichissent notre expérience de lecture en rendant le livre vivant, tactile et dynamique. Aujourd’hui encore, ils participent à la même quête que le cinéma ou l’animation : celle de faire bouger les images, de raconter autrement, et de provoquer l’émerveillement.
Manipulez des dispositifs étonnants, expérimentez les illusions d’optique et découvrez les inventions techniques et les premières machines du cinéma. Zootrope, praxinoscope, mutoscope, lanternes magiques… : autant d’objets qui éveilleront votre curiosité et vous plongeront dans l’incroyable aventure du pré-cinéma aux frères Lumière. L’univers du papier s’ouvrira à vous à travers des livres extraordinaires que vous pourrez feuilleter et dans lesquels l’histoire prendra vie par d’ingénieux systèmes. Selon les conceptions, le lecteur devient spectateur d’un monde qui se déploie en véritable sculpture de papier et/ou acteur en manipulant divers mécanismes. Objet hybride et ludique, le livre se détourne de sa forme ordinaire, révélant le potentiel du papier et la profondeur de la page. Un panorama de livres pop-up, à systèmes, livres objets, livres d’artistes, livres jeux, vous présentera l’évolution de l’édition de la fin du XIXe jusqu’à nos jours, celle-ci ayant pour but de faire bouger les images, de raconter autrement et de provoquer l’émerveillement.
Autour de l’exposition
> Visites guidées 10 h 30 – Samedis 4, 11, 18 octobre, 1er, 8, 29 novembre, 6 et 13 décembre 15 h – Dimanches 5, 12, 19 octobre, 2, 9, 30 novembre, 7 et 14 décembre
> Démonstration de projections avec des lanternes magiques 14 h à 15 h – Dimanches 5, 12, 19 octobre, 2, 9, 30 novembre, 7 et 14 décembre
> Livret-jeu pour les enfants
> Découverte de la calligraphie Atelier créatif pour enfants dès 7 ans. Réalise une carte personnalisée ou un marque-page. 10 h 30 à 12 h – Mercredis 22 et 29 octobre
> Salon du livre jeunesse Une dizaine d’auteurs et autrices talentueux partageront leurs univers à travers des rencontres, des séances de dédicaces et des ateliers créatifs.
Avec Philippe Ug, Emma Giuliani, Tom Vaillant, Joëlle Jolivet, Pascale Estellon, Amandine Laprun, Stéphane Kiehl, Eva Gomy, Alice de Nussy, Giulia Vetri, Philippe Morlot, Sylvie Bessard.
Animations : mash up table, boîte à balbu-ciné, ateliers (reliure, calligraphie, linogravure, FabLab), présentation d’ouvrages, spectacle BibliOtron par la cie Babel Fish (dimanche à 14 h)…
Entrée libre 11 h à 17 h – Samedi 22 novembre 10 h à 17 h – Dimanche 23 novembre
Abbaye des Prémontrés – Pont-à-Mousson 9 rue Saint-Martin Tous les jours sauf mardi de 10 h à 18 h Du 4 octobre au 14 décembre
Les Brasseries de Maxéville ont marqué l’histoire de la région dès la fin du XIXe siècle. Des centaines d’ouvriers y brassaient des milliers d’hectolitres de bière. À son âge d’or, la bière de Maxéville s’exportait dans le monde entier ! Que reste-t-il aujourd’hui des Grandes Brasseries ?
Maxéville et Nancy : Un automne aux brasseries
Le hasard d’une rencontre a permis à la Ville de Maxéville de se porter acquéreur d’une collection exceptionnelle d’un Lorrain passionné qui, pendant 25 ans, a écumé vide-greniers et brocantes.
Ces précieux objets (lithographies, documents d’archives, objets dérivés, cartes postales…), traces du passé et patrimoine de la région, sont à découvrir à travers deux expositions gratuites et tout public : Extra blonde à la galerie Le Préau – INSPE de Lorraine à Maxéville (> 7 novembre) et La Maxéville au Centre des mémoires Michel-Dinet / Archives départementales de Meurthe-et-Moselle (14 octobre > 16 janvier).
Pour l’occasion, la Ville de Maxéville a également passé commande auprès de deux sculpteurs contemporains : Jean-Guy Lattraye et Yannick Llwyt. Visites documentée ou loufoque, conférences… Durant tout l’automne, plusieurs événements célébreront les Brasseries de Maxéville et son histoire.
Avec un week-end spécial du 17 au 19 octobre : expos, concert, conférences…
Tout un riche programme à retrouver sur maxeville.fr Quartier des Brasseries, Maxéville Jusqu’au 16 janvier
La Maxéville
Histoire des brasseries
En l’espace d’un siècle, le quartier des Brasseries de Maxéville a connu une succession de modifications : certains bâtiments ont disparu, d’autres ont été transformés et de nouveaux ont émergé. C’est grâce à une meilleure connaissance de son histoire et de son évolution que ce patrimoine industriel unique pourra être compris, entretenu et conservé.
La Maxéville, exposition historique et documentée, contextualise la collection sur les anciennes Brasseries. Cartes postales et documents d’archives exceptionnels inviteront à découvrir et comprendre la richesse et l’importance des Brasseries de Maxéville sur le territoire.
Une installation sonore et visuelle, mais aussi interactive avec le public, a été commandée par la Ville de Maxéville aux artistes Sophie Houot et Joël Defranoux. Les documents d’archives sont animés et vous plongent dans le passé industriel de Maxéville…
Commissaires d’exposition : Isabelle Pierron & Ville de Maxéville
+33 (0)3 83 30 90 90 – archives54@departement54.fr Entrée libre Archives départementales de Meurthe-et-Moselle / Centre des mémoires Michel-Dinet 2 rue Jean-Baptiste Thiéry Solet • Nancy Vernissage mardi 14 octobre à 18 h, ouverture exceptionnelle samedi 18 octobre Du 14 octobre au 16 janvier
Dès le 20 septembre, venez découvrir à MUSE Saint-Dizier la nouvelle exposition immersive Loading Street Art qui retrace une histoire de l’art urbain et montre l’impact des technologies de production et de diffusion digitale sur le travail des artistes de ce milieu.
Loading Street Art
MUSE Saint-Dizier, mis en place avec le concours du GrandPalaisRmn, est un lieu culturel favorisant l’accès à l’art pour tous. Il est constitué d’un parcours d’initiation à l’art et d’une exposition immersive dans un espace de 200 m2.
Au XXe siècle, les murs des villes sont marqués par une large diffusion de l’art urbain : l’espace public devient un terrain d’expression privilégié, un lieu de création, d’exposition et de détournement pour un art qui se définit en marge des instances officielles. Avec l’arrivée d’Internet puis des réseaux sociaux, le street art connaît une révolution, entraînant un nouveau rapport des artistes à la ville.
Des subways new-yorkais aux peintures réalisées ou filmées à l’aide de drones, en passant par les grandes fresques murales des années 2000, les évolutions les plus récentes du graffiti vandale, des actions et des détournements spectaculaires, vous pourrez découvrir l’art urbain sous toutes ses facettes, à travers des expériences numériques inédites.
MUSE Immersif – Saint-Dizier 24 rue Diderot + 33 (0)9 72 10 50 53 À partir du 20 septembre