C’est gratuit, c’est au Quai de Scène, et ça va danser jusqu’à l’aube…
Pour la Fête de la Musique, le Quai de Scène passe en mode salsa, bachata et rythmes latins le temps d’une nuit explosive. Des cours pour débutants en début de soirée, des concerts live pour s’enflammer, et des DJ sets pour ne plus s’arrêter jusqu’au bout de la nuit.
18 h – Animations Salsa cubaine & Bachata avec Bailan’y’Co
Pas besoin d’être danseur pour se lancer ! Nicolas et Mélanie de l’école Bailan’y’Co vous proposent deux heures d’animations pour découvrir (ou redécouvrir) la salsa cubaine et la bachata. Le programme alterne toutes les 30 minutes entre les deux styles, idéal pour s’échauffer, sourire et arriver sur la piste de danse en pleine confiance avant les concerts. 18 h Salsa cubaine · 18 h 30 Bachata · 19 h Salsa cubaine · 19 h 30 Bachata
20 h – Concerts : Son Del Quai & Sr. Tumbao
Place aux live ! Deux groupes, une seule promesse : vous faire vibrer.
Son Del Quai débarque avec ses cinq musiciens venus du Pérou, du Chili et de Colombie pour revisiter les grands classiques de la salsa dura avec une énergie qui ne laisse personne assis. Mélodies vocales, solos de trombone, groove imparable – ici, on ne demande pas si vous savez danser. On vit la salsa comme là où elle est née.
Sr. Tumbao, c’est six jeunes artistes de Colombie, du Venezuela et de Cuba, réunis au conservatoire de Nancy en 2021 autour d’une mission : réinventer leurs racines. Salsa, Cumbia, Timba, Reggaetón – le tout avec une spontanéité et une créativité qui font de chaque concert une expérience unique. L’Amérique latine dans toute sa diversité, sur la scène du Quai.
Minuit à 6 h – DJ Sets & Percussions
DJ Pa’lo’Comba prend les platines pour chauffer la salle entre deux temps forts. Son arme favorite : des sets latins qui gardent le public en mouvement, du début à la fin.
DJ Silber explore les frontières entre musiques afro-latines, tropicales et électroniques. Rythmes organiques, percussions, grooves dansants : ses sets sont une invitation au voyage autant qu’à la fête.
DJ Bossingwa, d’origine colombo-curaçaoise et basé en Allemagne, enchaîne les sets avec une énergie solaire. Afro, latin, salsa, reggae, dancehall – une palette festive et dansante qui fait son effet partout en Europe.
Soirée gratuite. Entrée libre dès 18 h et jusqu’au bout de la nuit (hors consommations). Réservation conseillée. Dimanche 21 juin
Avec son quatrième spectacle Scènes de corps et d’esprit, la Strasbourgeoise Antonia de Rendinger se livre avec dérision sur sa vie et ses questionnements de quinquagénaire. # Julia Percheron
Après plus de vingt ans de carrière et plusieurs apparitions à la radio et à la télé, vous êtes de retour avec un nouveau one-woman-show. Quels sujets abordez-vous ? Scènes de corpset d’esprit raconte la femme que je suis aujourd’hui, tout en interrogeant des sujets de société anxiogènes, comme l’écologie et la politique. Je mets le doigt sur le fait que l’on n’est pas aidés, mais avec une forme de détachement et de légèreté. C’est comme une thérapie, pour moi et le public ! Et puis, j’ai 50 ans, je suis mère de deux adolescentes qui sont préoccupées par leur avenir, dont les discours tournent aussi beaucoup autour des questions de genre… J’écris un spectacle à chaque époque de ma vie, et là, il s’agissait de rester ouverte, de ne pas devenir une vieille conne !
Avant d’arriver au résultat final, vous passez par toute une période d’improvisations. Comment cela fonctionne-t-il ? Je travaille depuis des années avec Marko Mayerl, le fondateur de La Lolita, ligue d’improvisation de Strasbourg. Pendant tout ce cycle, qui dure 3 à 4 mois, il m’accompagne sur scène, m’oriente, m’interrompt, me surprend, et on retravaille ensuite la matière à l’écrit. Je marche par fulgurances, je fais confiance à l’adrénaline du moment pour trouver les mots justes. Mes filles y assistent aussi. Lors d’un sketch sur les ados et les enfants, elles m’ont par exemple dit que je les interprétais de façon trop caricaturale et exagérée, donc j’ai levé le pied.
Vous vous fondez une nouvelle fois dans toute une galerie de personnages – une vingtaine. Comment naissent-ils ? Disons que je suis un peu une éponge, j’ai tendance à singer les autres, à faire un mélange des gens que je croise. Mais je ne les travaille pas trop. D’une fois sur l’autre, les personnages ne se ressemblent pas entièrement, je les réimprovise, ce qui renforce leur réalité. Par exemple, au tout début, l’un d’eux avait un accent alsacien… mais ça ne marchait pas. Maintenant, il a un accent du nord. Mon public sait que j’adore incarner des vieilles femmes et des petites filles. Il y en a plusieurs, ici. J’aime le fait que ces personnes n’aient pas de filtre. Dans la vie réelle, on perd un peu le sens de la dignité avec l’âge. J’aime le côté punk de ces deux générations.
Côté scénographie, vous partez sur quelque chose de sobre – un pouf, du matériel à tricoter… Oui, pour des raisons économiques, c’est très épuré, ce qui m’a un peu manqué en comparaison de mes autres seules en scène habituelles. Nous utilisons toujours des compositions originales, pensées par Franck Lebon. À un moment donné, je parodie une chanson sur une mélodie et des paroles que nous avons-nous-mêmes inventées. On trouve également de discrets bruitages, j’échange un peu avec les spectateurs… Dans cette sobriété, je n’utilise aucun subterfuge. Le public se gagne, donc je prends le temps de le faire entrer dans le spectacle.