Icône du sport et de la chanson, Yannick Noah revisite ses plus grands hits à l’occasion de la tournée Un p’tit tour à deux. Retour sur le parcours mouvementé d’un philanthrope originaire… du Grand Est. # Julia Percheron
Né à Sedan, dans les Ardennes, en 1960, Yannick Noah reste quelques années en France avant de suivre ses parents à Yaoundé, au Cameroun. Fils d’une mère enseignante et d’un père star du foot, il répond bien vite à l’appel du sport – qui continuera de résonner à travers les années, Joakim, son premier fils, étant une ex-vedette de NBA. On ne parle pas là du ballon rond, mais bien d’une petite balle jaune, qui entre dans sa vie alors qu’il a à peine 11 ans. Repéré par l’Américain Arthur Ashe, premier joueur de tennis noir à avoir remporté trois titres du Grand Chelem entre 1968 et 1975, celui-ci le met en contact avec Philippe Chatrier. Le petit garçon saute de nouveau dans l’avion, direction Nice, pour une formation intensive. 12 ans plus tard, en 1983, Yannick Noah remporte Roland Garros. Alternant ensuite, avec succès, entre le rôle de capitaine de l’équipe de France et tournois en simple – résultats plus mitigés –, il lance sa carrière musicale en 1991. Black & What débarque, marqué par le tube Saga Africa. La mayonnaise prend doucement, avant d’exploser en 2000 avec Madingwa, son deuxième album.
Simon Papa Tara, Les Lionnes ou encore La Voix des Sages le propulsent au-devant de la scène. Métis(se) (2003, avec Disiz), Aux Arbres citoyens (2006) et Angela (2010, morceau hommage à la militante américaine Angela Davis, défenseuse des droits civiques) cimentent cette réussite. Récompensé par plusieurs disques d’or et de platine, des nominations aux Victoires de la musique et une visibilité accrue grâce à la sixième édition de la Star Academy, qu’il co-parraine avec Lionel Richie, l’artiste entre dans le creux de la vague au milieu des années 2010. En 2017, après le décès de son père, il récupère les terres familiales et développe entièrement le petit village d’Etoudi – école, complexe hôtelier, courts de tennis mais aussi terrain de basket sortent de terre. Deux ans plus tard, il revient avec le disque Bonheur Indigo et s’associe à des figures contemporaines, telles que le groupe Boulevard des Airs. La Marfée (2022) est son dernier opus, mélange de sonorités africaines chaleureuses dans lequel il redécouvre ses racines. Après avoir porté la casquette de capitaine de l’équipe de France de tennis fauteuil lors des JO de Paris 2024, il est de retour pour une tournée acoustique. Accompagné par le guitariste Nicolas Paillet, le chanteur revisite ses plus grands tubes dans une version épurée, ponctuant chaque rencontre d’anecdotes et de souvenirs issus de plus de 30 ans de carrière.
Au Casino 2000 (Mondorf-les-Bains) samedi 11 avril, à la Salle Poirel (Nancy) mercredi 20 mai, à l’Ed&n (Sausheim) jeudi 21 mai et au Metz Congrès Robert Schuman vendredi 22 mai
casino2000.lu – poirel.nancy.fr – eden-sausheim.com – metz-congres.com

