Casse-Noisette du British Festival Ballet débarque à Strasbourg et Nancy !

Casse-Noisette du British Festival Ballet débarque à Strasbourg et Nancy !

Formée en 2023, la troupe du British Festival Ballet poursuit sa tournée française avec sa féerique production de Casse-Noisette, œuvre phare de Noël.

 

Elle est toute jeune – créée en 2023 ! –, mais voit grand : la compagnie du British Festival Ballet, basée à Londres et emmenée par Yassaui Mergaliyev, danseur et directeur artistique, ainsi que Sophie Mergaliyev, ex-ballerine du Royal Swedish Ballet, revient en France avec l’incontournable Casse-Noisette – cette fin d’année marque aussi les premières dates françaises du Lac des Cygnes. Si la distribution évolue, l’intrigue reste inchangée depuis la version de Tchaïkovski, en 1892 : le soir de Noël, Marie reçoit un casse-noisette de la part de son oncle. La nuit venue, le petit personnage prend vie et emmène la petite fille dans un monde fantastique au milieu du Roi des Rats et de la Fée Dragée.

Casse-Noisette © Philippe Frétault

Un Casse-Noisette éclatant

Dans un décor somptueux – un immense sapin arborant ses traditionnelles décorations précède une toile, tendue en fond de scène, sur laquelle de hautes fenêtres laissent percevoir un paysage hivernal recouvert par la neige –, les jeux de lumières rythment les épisodes de ce voyage nocturne, propulsant le spectateur dans une ambiance bleutée, froide et captivante durant la Valse des flocons de neige, ou dans une atmosphère rosée, douce et joyeuse au cours de la Valse des fleurs. Flamboyants, les costumes sertis de perles brillent de mille feux et éblouissent lors des tableaux (sacro-saints tutus, mais également robes à volants inspirées du flamenco lors de la Danse espagnole, tuniques mandarin pendant la Danse chinoise ou encore tenues traditionnelles indiennes quand arrive la Danse arabe). Jouée en direct, la célèbre musique du compositeur russe ajoute quant à elle une merveilleuse touche de magie à la représentation qui, à coup sûr, est à découvrir en famille.

 

Au Zénith de Strasbourg mardi 9 décembre et au Zénith de Nancy mercredi 10 décembre
zenith-strasbourg.frzenith-de-nancy.com

Suzane : Millénium, 3e opus entre espoir et dénonciation

Suzane : Millénium, 3e opus entre espoir et dénonciation

Rap, chanson française et electro coulent à flots dans Millénium, troisième album engagé, dansant et fédérateur de Suzane.

 

Après Toï Toï (2020) et Caméo (2022), vous revoilà avec Millénium. Vous y dépeignez le monde tel que vous le voyez, sans détour. Dans quel état d’esprit étiez-vous pendant l’écriture ?
Je me suis retrouvée dans une phase où beaucoup de choses avaient changé dans ma vie. Mon premier album a tout chamboulé, j’ai fait beaucoup de concerts et j’étais arrivée au stade où la scène m’avait recrachée. En passant du bruit au silence, j’avais besoin de retrouver l’essence de ma musique, seule sur mon canapé. À un moment donné, j’ai eu le choix entre déprimer ou retourner en studio et extérioriser mes doutes, mes angoisses, tout ce qui me nourrit et crée un vacarme dans mon esprit. J’aime cette sensation, mais c’est mieux de la transformer en lumière.

 

Votre univers à la croisée des styles charrie naturellement une instrumentation riche, notamment marquée par le piano…
Je voulais absolument qu’il y en ait, car il relie tout le monde. C’est un pont entre la chanson française – on le retrouve sur des morceaux comme Virile ou À la vie –, le rap et la texture electro faite de synthés, gros kicks et logiciels. C’est donc une musique très physique, capable de faire lever une foule entière et servant d’exutoire au corps.

 

 

Le rappeur Youssoupha partage avec vous Plus que moi, prônant l’amour de soi et une approche féministe. Pourquoi avoir collaboré avec lui ?
Il est dans ma playlist depuis quelques années, et bien que l’on ne soit pas de la même génération, je me reconnais dans ses textes. C’est un papa du rap, sa musique n’est pas uniquement là pour divertir, mais aussi pour dénoncer et alerter. Le feat s’est fait spontanément : nous avons tous les deux sorti un album cette année – sa chanson Dieu est grande, pensée pour sa fille, m’a beaucoup touchée –, il m’a félicitée d’avoir écrit et porté Je t’accuse [hymne abordant le sujet des viols et des féminicides et critiquant la justice, NDLR], mes meilleures amies aiment sa sensibilité… Travailler avec lui était dans ma to-do list, et il a décidé que ce serait maintenant [rires].

 

Malgré les difficultés recensées au fil du disque, l’espoir est omniprésent, notamment avec Marche ou rêve, qui l’ouvre, et À la vie, qui le clôt.
Pour la première, j’ai eu comme la sensation qu’il était temps de regarder dans le rétro, de me retourner sur cette gamine de 17 ans que j’avais été, à qui l’on répétait que rien ne fonctionnerait jamais. J’aime insuffler de l’espoir aux jeunes, en particulier à ceux qui sont en décrochage scolaire, car j’ai toujours cette immense culpabilité de ne pas avoir coché cette case. À la vie est une chanson qui est arrivée très vite. Je me suis installée au piano durant la nuit et je ne sais pas d’où elle est sortie. Je me pose beaucoup de questions dans cet opus. Je voulais donc terminer par une ode à la vie, par cette envie féroce de vivre, même si je n’en comprends pas tout le sens.

 

À La Vapeur (Dijon) jeudi 4 décembre, à la Cartonnerie (Reims) jeudi 11 décembre, à La Rodia (Besançon) vendredi 12 décembre puis en 2026 à la BAM (Metz) vendredi 6 février et à La Laiterie (Strasbourg) vendredi 20 novembre
lavapeur.comcartonnerie.frlarodia.comcitemusicale-metz.frartefact.org

 

Édité par 3ème Bureau / Wagram Music
3emebureau.shopwagram-stories.com

Evelyn Zelada Biecher vent debout pour la culture

Evelyn Zelada Biecher vent debout pour la culture

Evelyn Zelada Biecher, directrice artistique de l’espace culturel strasbourgeois Quai de Scène, ouvert en tout début d’année, se lève pour la culture.

« Chaque nouvelle saison est un pari, un engagement, une promesse. Au Quai de Scène, nous avons choisi de placer la curiosité, l’ouverture et le partage au cœur de notre démarche.

 

Cette saison encore, notre programmation se veut pluridisciplinaire et résolument internationale : du théâtre, de la danse aux formes hybrides, des voix émergentes, des artistes confirmés, des performances… Chaque spectacle que nous accueillons porte en lui une conviction, une énergie, une manière d’interroger notre époque.

 

J’ai voulu des créations qui résonnent avec l’actualité, qui questionnent nos certitudes, qui nous invitent à réfléchir autant qu’à vibrer. Parce que l’art n’est pas seulement divertissement : il est miroir, souffle et élan.

 

Nous affirmons plus que jamais notre volonté de rendre la culture accessible, de briser les frontières sociales, générationnelles et géographiques. Que l’on soit habitué ou curieux d’un soir, le Quai de Scène doit être un lieu de rencontres, d’émotions partagées et de découvertes inattendues.

 

Mais je tiens aussi à dire, avec force et urgence, que tout ce que nous faisons, nous le faisons avant tout pour que les artistes puissent être rémunérés à la juste valeur de leur travail, de leur temps et de leur talent. Dans ce contexte où les subventions se raréfient, il est vital que le public comprenne que sa participation est un acte essentiel : un billet acheté, ce n’est pas seulement l’accès à une soirée, c’est un soutien direct à celles et ceux qui créent, qui répètent, qui montent sur scène pour nous émouvoir, nous éveiller, nous bousculer. Les artistes méritent des cachets dignes et respectueux de leur engagement. Partout – que ce soit dans un théâtre indépendant ou une grande salle subventionnée –, assister à un spectacle doit rester un choix responsable et solidaire. Être spectateur, aujourd’hui, c’est bien plus que regarder : c’est participer activement à la vie artistique, c’est presque un acte politique. Car sans ce geste du public, la création s’étiole, et avec elle le souffle vital de notre société.

 

Je parle ici non seulement comme directrice artistique, metteuse en scène et comédienne, mais avant tout comme artiste. Je sais intimement ce que représente ce combat quotidien pour exister, créer, partager. C’est un appel du cœur : soutenons ensemble celles et ceux qui font battre la scène vivante.

 

Je vous invite à franchir nos portes, à vous laisser surprendre, à vous laisser emporter. Car la culture vit avant tout dans ce moment unique où l’artiste et le public se rejoignent. Et c’est là, précisément, que commence la magie. »

 

Evelyn Zelada Biecher, par communiqué de presse

quaidescene.fr

Plongez dans Piaf ! Le Spectacle avec Nathalie Lermitte !

Plongez dans Piaf ! Le Spectacle avec Nathalie Lermitte !

Pour les 110 ans de la naissance de notre Édith nationale, Nathalie Lermitte porte une version revisitée du show mondial Piaf ! Le Spectacle.

 

En 2025, Piaf ! Le Spectacle rend hommage à « la môme », venue au monde le 19 décembre 1915. Il tourne toutefois depuis 2018 : c’était l’occasion de le remodeler ?
Tout à fait ! On s’aperçoit qu’au-delà des anniversaires, Piaf est finalement célébrée tous les ans. Il y a plus d’impact quand il y a une date spéciale, évidemment, mais l’engouement et l’amour international pour cette femme sont tels que l’on n’a pas besoin de raison pour l’honorer. De petites choses ont été changées dans la mise en scène, un moment clé a été ajouté ainsi que pas mal de chansons qu’il me semblait essentiel de retrouver, notamment Les Trois Cloches et À quoi ça sert l’amour, le duo avec son mari Théo Sarapo. Puisque Théo n’est plus là aujourd’hui, je l’interprète d’une certaine façon… mais seule.

 

Le spectacle est une plongée dans son histoire et sa vie artistique.
C’est un véritable voyage à travers ses chansons. Il y a deux parties : la première est davantage consacrée à ses débuts et à Montmartre, et ensuite, c’est plus flamboyant, avec une surprise dans le deuxième acte. Des photos inédites que l’on n’a jamais vues sont projetées, ainsi que des archives vocales. Piaf parle au public, au début, avec cette musicalité très particulière qu’elle avait dans la voix. Parmi tous ses titres, j’aime particulièrement interpréter Milord. La plupart des gens pensent que c’est une chanson joyeuse, mais c’est en fait l’une des plus tristes de son répertoire. Il y a tellement de choses à transmettre : le désespoir, l’espoir, la joie et en même temps un profond chagrin. En trois minutes, on passe par plein d’émotions, et j’adore ça.

 

Piaf ! Le Spectacle © Xiú

 

En termes de décors et de costumes, à quoi le public doit-il s’attendre ?
Les ambiances sont créées en fonction des morceaux et leur dramaturgie. Par exemple, dans Les Amants d’un jour, on est au milieu d’un café. Quant aux costumes, ce sont les miens – sauf la robe finale. Depuis 1997, j’interprète Piaf dans différentes productions et les réutilise. Je chéris particulièrement celle que je porte en premier, car elle m’a été offerte par Alain Delon. On s’est rencontrés à l’issue d’une des représentations de Piaf, une vie en rose et noir, le précédent spectacle. C’est une longue histoire ! C’est une robe fétiche, noire, toute simple, qui s’est retrouvée dans ma garde-robe car l’habilleuse avait oublié celle que je devais avoir dans un taxi !

 

Après toutes ces années passées à la côtoyer, quel regard portez-vous sur ce parcours ?
Je le vis comme une bénédiction. Piaf, je lui dois énormément. Au tout début, il y a presque trente ans, quand on m’a proposé de reprendre son rôle (pour Piaf je t’aime, NDLR), j’avais dit non. Je traversais des choses difficiles, et je crois qu’elle m’a sauvé la vie. Toute sa carrière, elle a mis des choses essentielles, une émotion dans le cœur des gens. Nous ne faisons que la réveiller.


À La Commanderie (Dôle) samedi 11 octobre, au PMC (Strasbourg) dimanche 26 octobre, au Casino 2000 (Mondorf-les-Bains) mardi 28 octobre, à l’ED&N (Sausheim) mardi 2 décembre, à La Rotonde (Thaon-les-Vosges) mercredi 3 décembre, au Centre culturel Pierre Messmer (Saint-Avold) jeudi 4 décembre et à La Barroise (Bar-le-Duc) vendredi 5 décembre
patrimoinemusicalfrancais.frnathalielermitte.com

 

Zoom sur le piquant Épisode 6 de Sellig !

Zoom sur le piquant Épisode 6 de Sellig !

Avec son Épisode 6, Sellig continue d’explorer avec humour les situations du quotidien, notamment les aventures rocambolesques de sa sœur.

« Ça fait trente ans que je vous parle de ma sœur et de mon con de beau-frère, Bernard », entame Gilles Magnard, alias Sellig, dans l’un des sketchs de l’Épisode 6 – clin d’œil à sa passion pour la saga Star Wars. Depuis le début, tout y est passé : mariage, déménagement, vacances à la mer et à la montagne, soirée du nouvel an… mais pas les fêtes de Noël. « Cette sœur est en fait inspirée de ma cousine », confie-t-il. « J’ai créé une famille fictive qui a évolué. Ils ont adopté des animaux, eu des enfants – mon neveu va d’ailleurs grandir dans les prochains Épisodes. Ces histoires la font rire, car elle reconnait certains événements », sourit-il. S’ils sont les personnages préférés des spectateurs, qui veulent constamment savoir ce qui leur arrive, l’humoriste présente néanmoins un spectacle n’étant « pas que ça. » On y retrouve ainsi ses observations sur Les anciens et la technologie ou les moments passés sur L’autoroute, « à se juger les uns les autres et à s’agacer quand quelqu’un nous double. Des choses que l’on vit tous, finalement. Je n’ai pas la même notoriété que des stars comme Gad Elmaleh et peux encore me retrouver avec les gens, au quotidien, et m’inspirer d’instants que je vis avec eux », ajoute-t-il. Et puisqu’il a passé le cap de la cinquantaine, l’occasion était toute trouvée pour aborder – et dédramatiser – cette crise, qui n’est selon lui qu’un grain de poussière en comparaison de celle de La cinquantetroizaine.

 

Sellig © DR

 

« C’est plus difficile que le demi-siècle, car on se rend compte du flux du temps », explique-t-il. « On réalise qu’on a eu une vie, qu’on avait dix-huit ans hier, on découvre d’autres joies… Aujourd’hui, j’en ai cinquante-six. D’un côté, c’est pire car on s’approche plus de la fin que du début, mais c’est aussi un an de plus de sagesse, de réflexion. » Et de poursuivre : « Je vieillis avec mon public, 80% d’entre eux ont mon âge, ce qui est une façon de tendre un miroir et de voir que le temps a passé, qu’on l’a fait tous ensemble. » Très influencé par de Funès, Sellig s’inspire de « sa bienveillance, son honnêteté artistique, sa grandeur de cœur et son respect des autres. » Avec un grand-père fan de Bourvil, il affirme même « qu’il n’aurait jamais supporté que je sois grossier, méchant ou que je me serve de mon humour pour faire du mal. Je pense que c’est ce que les gens apprécient, je ne suis pas vulgaire, donc ils peuvent venir avec des enfants. » Planchant déjà sur l’écriture de l’Épisode 7, le Lyonnais publie également Vacances tout compris, même les emmerdes, roman puisant dans son expérience des hôtels all inclusive et dans lequel il se met en scène avec sa sœur, son beau-frère et leur fils. « C’est un grand sketch de 250 pages », promet-il, annonçant une date de sortie pour septembre ou octobre 2025.

À l’ED&N (Sausheim) vendredi 12 septembre, à Metz Congrès Robert Schuman (Metz) samedi 13 septembre, à la salle Poirel (Nancy) samedi 14 mars 2026, au Grand Kursaal (Besançon) mercredi 15 avril 2026 et au Cèdre (Chenôve) jeudi 16 avril 2026
sellig.com

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